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 Broken Hearts ♣ Ft Trinidad 
MessageJeu 6 Fév - 22:38
Trinidad & Cambria.
Broken Hearts


L'oiseau volait à titre-d'ailes en pleine nuit, à l'heure où tous les oiseaux diurnes dorment au fond de leurs nids. Le rouge-gorge traversait la ville depuis South Gate, ayant sentit la morsure d'un sentiment qui ne lui appartenait pas. Toute la peine de sa Liée lui parvenait, comme si elle-même l'éprouvait et elle avait ravalé un sanglot inexplicable en portant une main à ses lèvres soudain blêmes. Elle lisait en pyjama dans le grand lit douillet qu'elle partageait si souvent avec Trinidad quand cela avait commencé. Son instinct de Daemon n'avait fait qu'un tour et elle avait bondi hors du lit, mordue d'angoisse et n'avait qu'eu le temps de répondre au message d'au secours -bien inutile - de l'humaine. Elle ne prit pas le temps de s'habiller ou de prendre ses affaires. Elle s'élança par la fenêtre, prenant forme animale alors qu'elle sautait déjà du rebord. La peur pour sa Liée annihilait tout le reste, jusqu'à la logique même. Elle n'était plus que pur instinct.

Survolant les immeubles, elle ralentit à proximité de l'UCLA, s'arrêtant finalement en vol plus stationnaire grâce à un vent ascendant. De là, elle ne tarda pas à repérer la triste silhouette prostrée, dont les larmes lui labouraient le cœur.
Fondant en piqué, le rouge-gorge manqua, emporté par sa vitesse inhabituelle, de s'écraser contre le dos de Trinidad mais parvint à freiner sa course dans un tourbillon de plumes ébouriffées pour se changer aussitôt en chat qui vint se couler contre les jambes de la brune en miaulant à fendre l'âme.
Une seule pensée, à présent, dans l'esprit du Daemon affolé par la détresse de son âme jumelle, celle de faire cesser la douleur qui les unissaient. Puis, prenant brusquement sa forme humaine, vêtue seulement d'un pyjama en coton rouge avec un lapin mignon, sans pantoufles, ses cheveux défaits et sans maquillage. Mais la rue n'était pas importante, le froid hivernal non plus. Elle s'en foutait. Elle sera seulement ses bras autours de Trinidad, la pressant contre son cœur comme lors des cauchemars les plus violents, embrassant le haut de ses cheveux, son front, ses joues. Elle y déposait mille baisers et autant de caresses, sans se soucier du froid, sans se soucier de la fatigue. Elle voulait amener Trinidad chez elles, en sûreté, là où elle pourrait faire un rempart de son corps face au monde. Beverley, cette sale petite peste de merde... Elle aurait bien voulu l'avoir à porté de ses griffes. Elle lui aurait appris, elle, à faire pleurer Trinidad.
Tenant sa Liée bien serrée contre elle, elle lui chuchotait des mots doux au creux de l'oreille tout en caressant ses cheveux.

"Je vais te ramener à la maison..." Elle n'avait pas de moyen de transport mais cela n'était pas un frein pour un Daemon, songea-t-elle. Le froid mordait sa peau pâle et bleuissait ses pieds nus. Elle tremblait, tant de crainte que de froid. Alors, réfléchissant, elle hésita un instant : elle irait plus vite par les airs mais aucun oiseau ne pourrait porter un humain et elle n'avait pas d'argent. A moins qu'elle prenne plutôt une forme qu'elle n'avait pour l'instant que peu utilisé. Bientôt, une jument grise se tint près de Trinidad et elle lui dit doucement par leur lien télépathique. "Montes, je te ramène à la maison." S'agenouillant, la jument laissa sa Liée monter sur son dos, attendant qu'elle soit bien cramponnée, à cru, pour prendre un trot rapide sur le trottoir. Elles n'étaient pas si loin à vol d'oiseau mais la forme terrestre la forçait à prendre des détours. Cela devait être inconfortable pour Trinidad qui n'était pas une cavalière émérite mais elle faisait de son mieux pour adapter son allure.

La jument finit cependant par arriver devant leur immeuble minable, redevenant une simple brunette en pyjama ridicule. Prenant sa liée par la main, elle la guida vers leur appartement, leurs doigts entrelacés, jusqu'à refermer la porte derrière elles. Le visage marqué de tristesse et de compassion, Cambria demanda d'une voix tendre : "Ca va aller. Tu as besoin de quelque chose ?"
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Cambria J. Milton
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MessageDim 9 Fév - 15:08
Cambria&Trinidad ₰ broken hearts.

Somewhere just beyond my reach there's someone reaching back for me. Racing on the thunder and rising with the heat It's gonna take a superman to sweep me off my feet. I need a hero! I'm holding out for a hero 'til the end of the night! She's gotta be strong and she's gotta be fast and she's gotta be fresh from the fight! She's gotta be sure and it's gotta be soon. And she's gotta be larger than life. Through the wind and the chill and the rain and the storm and the flood, I can feel her approach like a fire in my blood. ▲ Bonnie Tyler — I need a hero.


.Elle savait bien que Cambria viendrait à son secours, encore une fois. Moitié de son âme, sa jumelle et son Daemon, elle savait que la jeune femme avait sentit sa peine bien avant qu'elle ne lui envoie de message. C’était ça, avoir un Daemon: vivre à deux les évènements et individuellement les souffrances. A présent que la jolie brune était entrée dans sa vie, Trinidad ne pouvait simplement plus vivre comme avant. Elle avait à présent une force en plus, qui la soutenait et la consolait. Mais elle avait aussi gagner quelqu'un à protéger et à chérir. Pourtant ce soir, volontaire mais dévastée, la petite hispano n'avait la force de rien; c'était une dispute de plus entre elle et cette blonde qu'elle aimait du plus profond de son cœur, de ses tripes; la dispute de trop, surement. Elle avait encore une fois laissé Beverley l'abandonner et comprenait qu'elle avait toujours été passive, par peur de la perdre définitivement. Et ce soir, le cœur brisé, Trinidad avait comprit que c'était la fin de ce jeu cruel entre elle. Beverley ne voulait pas d'elle; et si elle l'aimait, comme elle le lui avait dit à mi-mot, l'amour ne suffisait surement pas. Beverley ne se contentait pas de cette mièvrerie-là; elle finirait surement sa soirée entre les bras d'un type qui la dégouterait, et Trinidad resterait là où était sa place.

Personne ne pouvait la sauver mis à part Elle. Personne ne pourrait venir à son secours à par son Daemon. Elle sentait déjà sa présence toute proche, comme un terrain sûr où s'écrouler en larmes, ou se laisser aller. Les mots de Beverley, tantôt cruels et stupides, tantôt emprunt d'une certaine vérité acerbe, la torturaient, repassant sans cesse dans son esprit, la faisant éclater en sanglot tandis qu'elle cherchait bien volontairement son chemin; les ravaler fut impossible, encore moins quand elle devina un petit oiseau piquer vers elle pour devenir chat dont le miaulement lui fendait naturellement l'âme. Trinidad aurait voulut l'étreindre mais voilà déjà Cambria qui reprenait sa forme humaine: la brune n'attendit pas plus longtemps pour fondre dans ses bras, pleurant de toutes les larmes de son corps sans parvenir à cesser. D'habitude Trinidad ne montrait jamais réellement sa tristesse, fille optimiste et déterminée, détestant montrer ses angoisses; mais ce soir, elle tait trop faible. Elle n’était qu'un tas de peine tremblotant de tristesse sous les pleurs, le cœur véritablement brisé en milles morceaux qu'elle avait prit sous le bras à la hâte pour rentrer chez elle comme elle le pouvait.

Ses doigts sans force accrochèrent le tissu du pyjama léger de Cambria, se bouinant contre elle sans vouloir la lâcher. Être dans ses bras, comme si ce n'était qu'un cauchemar de plus et qu'elle allait se réveiller dans cette présence sécurisante et écouter les chuchotis de cette voix apaisante, amie. Sentir ces lèvres écarter de ses baisers les peines qui reposaient sur son front, vaincre les épines enfoncées dans son cœur avec une facilité déconcertante, le remplissant à nouveau d'amour et de belles choses. Cambria était là pour elle comme elle était là pour son Daemon, dans un ordre naturel. Et rien, même pas Beverley, ne pourrait lutter contre cela, contre cette affection pure et ingénue qui était là parce qu'elle était, tout simplement. Parce qu'il en était ainsi.

Trinidad donna un baiser sur la joue de son Daemon, la sentant bientôt transie de froid. Quelle idée de sortir en pyjama! Mais elles avait bien qu'à situation pareille, action pareille et elle ne trouva rien à dire. Si Cambria avait froid, c'était de sa faute, comme si Beverley la quittait, c'était de sa faute aussi. La culpabilité s’était insinuée en elle et maintenant installée, il serait difficile de la faire partir. La vénézuélienne acquiesça de la tête, en faisant un peu la moue comme une enfant qu'on avait maltraité. Rentrer, oui; rentrer avec elle. C'était la seule chose dont elle avait envie. Être avec Cambria et ne penser à rien. Juste à rien. Juste être avec son Daemon, comme si elle renfermait sur elles-mêmes. Elle grimpa sur la jument avec la grâce d'un poulet ivre, n'ayant jamais monté sur un cheval et portant une robe un peu envahissante; mais la bonne volonté et l'envie de se cacher dans son troué tait plus forte que le ridicule ou la difficulté. Trinidad ne dit pourtant rien durant le voyage, rendue hagarde d'avoir trop pleuré.

Elle descendit à bas de Cambria lorsque cette dernière reprit sa forme humaine et plutôt que de gaspiller sa salive en quelques mots creux, elle ôta son manteau et le mit sur les épaules de son Daemon, portant encore sa chaleur corporelle; Trinidad avait toujours chaud, comme un vrai radiateur sur pattes et ses vêtements portaient cette chaleur avec eux.

"N’attrape pas froid", lui dit-elle gentiment en essayant de ne pas pleurer, lui offrant un sourire difficile.

Elle n'aurait voulu que lui offrir ses sourires, comme elle le faisait avec tout le monde: cacher ces choses laides que son la peine et la peur, apparaitre comme lumineuse et toujours positive. Mais ce soir, c'était trop dur. La brune ne pouvait jouer la comédie devant son Daemon. Elle serra la main de Cambria dans la sienne et tandis qu'elle entrèrent dans leur petit appartement, elle hocha bêtement la tête en reniflant; son maquillage avait complètement foutu le camp et elle semblait complètement vaincue.

"De toi", répondit-elle, ne sachant quoi répondre d'autre.

Elle n'avait besoin de rien d'autre que de la serrer contre elle pour échapper à son propre tourment, détestant se montrer aussi égoïste mais ne pouvant faire autrement. Trinidad aurait voulu tenir bon mais c'était trop dur, restant défaite et profondément passive comme si Beverley avait fait d'elle une poupée brisée. Elle lui manquerait tellement si elles rompaient... ce serait tellement dur. Elle regarda un instant Cambria, sachant bien qu'elle n'aurait pas besoin de lui expliquer la source de sa peine et combien c’était sérieux, cette fois... recoiffant distraitement son amie d'un main tremblante, l’hispanique manqua de recommencer à pleurer mais se retint, lui offrant à la place un sourire piteux qui semblait bien plus triste que tout les pleurs du monde.

"Ça va aller... ", elle l’étreint encore une fois, "tu es là... ne me laisses pas s'il te plais... ne me laisses pas..."

Elle n'était qu'une petite fille au cœur brisé.
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Liés
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MessageJeu 13 Fév - 22:38



Maybe we're victims of fate

Maybe we're victims of fate Remember when we'd celebrate We'd drink and get high until late And now we're all alone Wedding belles ain't gonna chime With both of us guilty of crime And both of us sentenced to time And now we're all alone ► "Protect me from what I want" Placebo
 Pourquoi est-ce que ça faisait si mal, cette fois ? Pourquoi est-ce que ça lui nouait le cœur et lui retournait l’estomac ? La réponse s’infiltrait sournoisement en elle, mais elle refusait de la voir. Elle aurait voulu se convaincre que c’était exactement comme les autres fois, que ce n’était que temporaire, que ce n’était encore qu’un de ses coups de sang.. Mais c’était si différent, cette fois. Cette fois, elle s’était réellement pris la souffrance de Trinidad en pleine figure. Cette fois, elle avait bien comprit que la seule chose qui clochait dans leur couple, c’était son comportement de petite peste insupportable, de gamine pourrie gâtée qui venait des beaux quartiers de Los Angeles. D’elle. Et de personne d’autre. Elle avait comprit à quel point sa jalousie, son refus de voir la vérité, sa méchanceté, à quel point tout ça les détruisait toutes les deux. Elle aurait très sincèrement voulu que ce soit beaucoup plus simple que ça. Réellement. Que ce soit autrement.

Et si Trinidad avait été un garçon, est-ce que ça aurait été moins compliqué ? Encore une fois, la réponse frappa de plein fouet Beverley ; si Trinidad avait été un garçon, elle ne l’aurait pas aimé. C’était étrange, de devenir lucide. Étrange et douloureux. Elle venait de plaquer la femme qu’elle aimait. De l’abandonner sur le bord de la route. Elle excellait dans l’art de la rendre malheureuse, et dans l’art de se pourrir la vie toute seule. Et cette fois, ce n’était plus comme les autres fois. Cette fois, c’était si foutrement réel qu’elle n’arrivait plus à réaliser. Et elle avait entendu le cri de Trinidad, dans cette pièce qu’elle avait quitté. Un cri étouffé par la musique qui semblait plus insupportable que jamais, étouffé par les rires qui lui donnaient envie de hurler jusqu’à s’en rompre les cordes vocales. La scène lui parut si irréaliste, lorsque la brunette surgit du fond de la pièce pour la retourner. Beverley se laissa faire comme une poupée de chiffon. Elle ne pensa même pas à la repousser lorsqu’elle lui offrit ce baiser. Le dernier ? Elle ne voulait pas que ça le soit, mais elle ne fit rien pour la retenir. Beverley laissa Trinidad lui échapper, son pauvre petit cœur battant la chamade et ses yeux menaçant de déborder des larmes qu’elle retenait. Et les regards sur elle, les murmures, n’étaient rien. Rien, comparé à ce qu’elle était en train de vivre intérieurement. Rien, comparé à la peine qui la plantait sur place. Rien, comparé à la sensation que les lèvres de la brune avaient laissée sur les siennes. Rien.

« Hé Bev’ ! Qu’est-ce qu’il lui a prit ?! » Elle ne regarda même pas la personne qui venait de lui adresser la parole. Comme figée, à se battre avec elle-même, à ne pas savoir quoi faire. Elle avait réussi l’exploit de se briser elle-même le cœur et elle voyait sa plus grande peur prendre vie face à elle. Elle ne sentit qu’à peine les larmes venir mouiller ses joues. Ce ne fut que cette personne venue poser une main sur son épaule qui la ramena à la réalité. Rien d’autre. Elle se dégagea, dans un geste presque violent et essuya ses larmes avec cette même rage, avant de bouger. Elle n’était plus que rage et douleur. Sans prendre la peine de récupéré sa veste, elle s’élança à la poursuite de Trinidad. Elle ne voulait pas que ça s’arrête. Elle ne voulait pas laisser filer la femme de sa vie. Elle sortit dans le froid de la nuit, sans y prêter vraiment attention, et la scène qui se déroula devant ses yeux lui coupa toute envie. Trinidad. Et, naturellement, Cambria.. Les deux enlacées. Elle ne supportait pas cette vision. Elle avait envie de leur hurler sa rage, sa douleur, sa peine au visage. Mais elle resta juste là, à regarder Cambria prendre l’apparence d’une jument, et Trinidad monter à crue. Elle se précipita vers sa propre voiture, sortant ses clefs, et elle les suivit. Là, jusqu’à un immeuble miteux qui contrastait à la perfection avec la grande maison dans laquelle elle vivait avec ses parents. Elle resta quelques minutes dans sa voiture, à respirer profondément pour calmer à la fois sa peine et sa jalousie. Pour ne pas laisser de nouvelles larmes venir remplacer les anciennes. Puis, elle se décida enfin à sortir de l'auto, traçant directement jusqu’à l’entrée de l’immeuble, cherchant rapidement le numéro d’appartement de Trinidad. Et elle monta. Elle ne savait pas ce qu’elle faisait. Elle ne se comprenait plus, elle ne se supportait plus.. Elle aurait voulu être quelqu’un d’autre. Juste quelqu’un d’autre..

Elle se stoppa, entendant les voix derrière la porte. Son poing se leva en l’air, et elle hésita à toquer. Il fallait qu'elle le fasse. Qu’importe ce à quoi elle devait faire face, elle y ferait face. Elle ne savait pas ce qu'elle dirait, mais ça ne semblait pas avoir d'importance.. Elle n’avait déjà plus le choix, lorsque son poing s’abattit sur la porte, en trois coups forts et distincts. Elle devait apprendre à assumer ses erreurs et ses actes.. Même si c’était loin d’être dans ses habitudes.



Trinidad, Cambria & Beverley

CODE BY AMIANTE
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MessageDim 16 Fév - 12:22
Trinidad & Cambria.
Broken Hearts


Enlacées jusqu'à ce que le monde s'écroule, si bien si serrées, dans les bras l'une de l'autre, dans l'appartement qui était leur refuge, leur cocon. Que ne pouvaient-elles rester ainsi pour toujours ?
La veste de Trinidad encore sur les épaules, Cambria sentait ses pieds fourmiller, bleuis par le froid extérieur. Mais ses inconforts personnels n'avaient aucune importance. Non vraiment, comment aurait-elle pu se soucier d'elle quand la douleur de sa moitié était telle ? Elle savait ce que ressentait Trinidad, de la force de chaque fibre de son être. Que n'avait-elle besoin d'explications : peu lui importait les torts de l'une ou de l'autre.
Que lui importait rien du tout. C'était Trinidad son univers : un univers blessé, menacé par Beverley. Elle n'avait jamais vu la blonde comme quelqu'un capable de rendre sa Liée heureuse. C'était la seule source de discorde : les amours des deux. Beverley, Frederick... Tous les deux incapables de résonner au diapason comme elles seules en étaient capables.
Une relation trop fusionnelle pour laisser la place à d'autres... Et pourtant, ce n'était pas un amour d'amant. c'était bien plus fort que ces choses futiles.

Elle serrait sa liée dans ses bras, jusqu'à en avoir mal. Jamais elle ne l'abandonnerait et elle le lui dit au creux de l'oreille, lui bisant le front, lui disant des mots tendres, des mots qui n'appartenaient qu'à elles.
Soudain, trois coups violents à la porte fit sursauter le Daemon. Cambria leva les yeux vers l'entrée, se demandant ce qu'on leur voulait, qui les dérangeait, si tard. Un mauvais pressentiment lui noua le ventre mais elle relâcha doucement Trinidad.
"Attends je vais voir..." Elle avait mal au cœur d'abandonner un instant la brune mais elle se devait de répondre... Elle ouvrit doucement la porte et tomba sur le visage qu'elle voulait le moins voir sur leur pallier. Son expression aimante et douce se modifia aussitôt en une franche hostilité.

"Toi..." Siffla le Daemon en fixant Beverley, les yeux verts rétrécis en une ligne.
Elle... Cette infecte fille qui faisait souffrir Trinidad... Cette épouvantable harpie qui la faisait pleurer... C'était de sa faute si sa Liée était si mal, si l'écho de sa douleur résonnait dans son propre corps. La fureur, la rancœur, toute cette frustration de voir la moitié de son âme aussi mal en point rejaillissait alors qu'elle rencontrait l'insupportable pimbêche.
Une haine aussi naturelle et spontanée que l'amour que vouait Trinidad à sa blonde monta dans la gorge de Cambria. Elle aurait voulu que Beverley souffre comme souffrait sa Liée et, incapable de se maîtriser plus longtemps, prit sa forme de chat, celle qui se coulait toujours en ronronnant contre Trinidad, douce et chaude. Mais le chat était cette fois une tornade de poils hérissés et de griffes qui se jeta en feulant de toutes ses forces sur la blonde, bondissant vers sa poitrine, griffes en avant, grondant, griffant et mordant.
Qu'elle ait mal, cette pute qui blessait son double... Qu'elle souffre. Et dans le couloir miteux aux lumières artificielles et grésillantes, la chatte griffait et mordait tout ce qui passait à sa portée, lacérant sans plus réfléchir l'intruse, la succube. Celle qui avait blessé et qu'elle blessait à présent. Allez raisonner un Daemon sur le bien fondé de ses actes... Elle espérait que cela chasserait l'intruse, l'éloignerait à jamais de la vie de Trinidad... Elle méritait tellement mieux qu'elle !
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MessageLun 17 Fév - 19:53
Sometimes everything is wrong. Now it's time to sing along. When your day is night alone, hold on, hold on. If you feel like letting go -Hold on- If you think you've had too much of this life, well hang on. Everybody hurts, take comfort in your friends. Everybody hurts, don't throw your hand, oh no. Don't throw your hand if you feel like you're alone... no, no, no, you are not alone. If you're on your own in this life, the days and nights are long. When you think you've had too much of this life to hang on. Well, everybody hurts sometimes, everybody cries. Everybody hurts sometimes and everybody hurts sometimes.
— Broken hearts.

Entre les bras de Cambria, Trinidad sentait qu'elle était en sécurité, dans un refuge qui n’appartenait qu'à elle: le meilleur et le seul endroit pour oublier sa tristesse et reprendre des forces pour repartir demain d'un pied plus alerte. Mais ce soir, elle n'était qu'une pauvre chose brisée, tordue milles et unes fois comme un bout de métal qui ne parvenait pas à être forgé des mains de Beverley. Et même si cette dernière la faisait invariablement souffrir, l'amour que la brune avait pour elle était plus fort que le reste, que ces sentiments négatifs qui auraient pourtant toutes légitimité. Mais voilà: Trinidad était amoureuse de Beverley. Cela expliquait tout et rien à la fois et elle savait bien que le baiser qu'elle lui avait donné, offert à ce public involontaire avait signé l'arrêt de mort de leur étrange relation; la blonde n'accepterait jamais d'avoir été attirée par une autre femme. Peu importait à présent. Beverley finirait surement avec un cadre auquel elle donnerait des enfants qui vivront protégés de tout entre les murs d'enceinte des Gated communities de Bel Air. Et elle oublierait bien facilement la petite hispano à la grande bouche, ce souvenir ecombrant, perdue dans son radieux avenir de WASP au sourire faux.

Le temps n'était plus à penser mais à ressentir; à sentir la chaleur réconfortante de Cambria, moitié d'elle-même, toujours là pour voler à son secours. Trinidad se nicha contre elle, cherchant sa tendresse d'amitié dénuée de toute arrière-pensée -ces deux-là étaient des âmes-sœurs, et c'était peut-être bien cela le problème: qu'elle place y avait-il pour leurs amours, entre elles deux, si fortement liées? Comme deux maillons d'une chaine solide; rien ne s’immisce entre, sans briser toute la chaine. Les baisers de son Daemon, échoués sur son front soucieux, chassait déjà ses misères de femme-enfant. Ses mots tendres réchauffait son âme grelottante de tristesse et regonflait son petit cœur en milles morceaux. Peut-être n'était-ce qu'une illusion, qu'un instant de répit mais Trinidad voulait arrêter de s'apitoyer sur son sort; et pourtant elle se sentait tellement triste, comme si cette fois ci elle aurait du mal à remonter la pente.

Elle serra son Daemon contre elle, tout contre son cœur, à s'en faire mal, refusant de la lâcher lorsque cette dernière alla répondre au trois coup porté contre leur porte d'entrée. Elle sursauta avec Cambria mais quand cette dernière se détacha d'elle, la petite brune la regarda longuement; ses yeux semblaient dire ne pars pas et reviens vite à la fois, désemparés, à nouveau si proches de se remplir de larmes amères. Le manque d'elle fut immédiat, comme si Trinidad était retournée dehors dans le froid, tout d'un coup. La jeune femme ne dit cependant rien, se relevant pour aller s'assoir bien sagement sur le canapé de leur petit salon; un placard à balai, il fallait bien l'avouer. Elle savait qu’elle pourrait tomber autant de fois qu'elle voudrait, Cambria serait là pour la rattraper mais refusait d'abuser du lien qui les unissait toutes deux; elle devait aussi prendre sur elle. Ci fait, la vénézuélienne s'essuya les yeux du dos de la main lorsqu'elle entendit quelques bruits venant de l'entrée; son cœur manqua alors un battement.

Des feulements, des cris; la colère et la tristesse. Tout le monde avait le cœur brisé. Beverley lui avait donné de l'amour et de la colère, et maintenant elle venait soit lui dire au revoir soit lui lancer une cruauté de plus. Mais peu importait. Très pâle, elle qui était déjà d'une nature diaphane, la brune se rua dans l'entrée pour se jeter à terre, saisissant comme elle le pouvait le chat haineux qu'était devenu son Daemon, se prenant un coup de pattes au passage, s'imprimant dans la chair de son bras. Elle se mit entre les deux personnes qu'elle aimait le plus en monde, espérant s'interposer comme il le fallait; il n'y avait que ça à faire. Avachie sur le sol dans une position anarchique, Trinidad avait recommencer à pleurer de toutes ses forces.

"Arrêtez! Arrêtez!"

Elle serrait Cambria contre sa poitrine,s ans pour autant s'opposer à Beverley; son attitude voulait protéger l'une de la haine de l'autre, en se mettant entre elles. Peu importait si elle prendrait les coups et les injures, les colères et les crachats: elle ne pouvait simplement pas laisser les deux personnes qu'elle aimait le plus se déchirer à son propos.

"Tout est ma faute!", pleurait-elle, "je sais que c'est ma faute si vous vous haïssez! Mais je vous en supplie, je ne veux pas que les deux personnes que j'aime le plus au monde se fassent du mal à cause de moi!"

Trinidad ne retint pas Cambria plus longtemps; elle n'en avait pas la force, à bout de nerfs. La brune ne put que regarder piteusement Beverley sans se relever, puis tourner la tête vers Cambria, prise de sanglots.

"Je vous en supplie, ne vous faites pas de mal..."

Elle ne le voulait pas; que personne ne souffre, que personne ne se fasse plus de mal qu'il n'était déjà fait: chacun avait son cœur brisé à lui, portant les souffrances des autres autant que la sienne. Il n'y avait plus rien à froisser comme un chagrin, plus rien à éclater de plus que ça. Et elle, la petite hispano dans sa robe colorée avec son maquillage défait, ne pouvait que misérablement pleurer, à court d'argument; elle n'était pas une grande diplomate, une force de la nature. Elle n'était pas force; elle avait mal, comme Beverley, comme Cambria. Elle était faible et se sentait sans défense, sans capacité d'arranger ces choses milles fois brisées qu'était cette fille qu'elle aimait d'un amour profond et ce Daemon qu'elle aimait d'un amour fusionnel; deux amours différents qui ne se faisaient pas d'ombre dans soin cœur: une femme et une sœur, un amour et un Daemon.

Elle se prit le visage dans les mains pour cacher ses larmes de petite fille, honteuse de son impuissance.




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