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 I see undead people... And those deads too by the way. 
MessageJeu 26 Juin - 18:51

Claude Jim Hoffmann



« Chaque chose en ce monde a quelque chose à raconter. »


Bonjour Monsieur, ah pardon, Madame. On m'appelle Claude Jim Hoffmann, ou Clo pour les amis. Quand je dis amis je parle de mes contacts facebook, évidemment. Je suis un humain comme les autres à quelques détails prêts, en dehors de mes présumés dons de voyance quoi. Ouaip, chuis médium et écrivain, je vous laisse décider duquel de l'un ou l'autre arrondis les fins de mois. 

J'ai 37 balais, eh oui c'est ça être un pro. Je suis né à Carpinteria, un petit port en Californie. Actuellement, je suis célibataire donc profitez-en mesdames et messieurs - mais pour les hommes je ne prendrais que les histoires de fesses, merci.
Je suis sûr que tu as envie de me connaître plus. J'vais te raconter ma vie, tu vas voir, c'est pas vraiment passionnant.


Touchez ceci, c'est mon corps


Claude, malgré son prénom désuet, est un assez beau jeune homme. Bien qu'il soit doté d'un physique assez commun, il a ce petit quelque chose en plus, une once de charisme, un charme certain dont il profite aisément. Mesurant plus d'un mètre soixante-dix huit pour un poids secret mais respectable, la silhouette de l'homme est élancée. De par son manque de peau, ses muscles se dessinent facilement bien qu'il ne soit pas spécialement costaud. De larges épaules soutiennent une tête masculine à la mâchoire carrée, parsemée de poils de barbes et coupures de rasoir dissimulées sous d'autres poils encore. L'inception des poils continue jusqu'à sa chevelure, soyeuse comme celle d'une femme, qui sont par ailleurs mi-long plus par négligence que par style. Naturellement brun, ses cheveux sont par période décolorées et tirent donc vers le blond foncé, ce qui n'est pas le cas de ses malheureux poils de barbe, d'aisselle ou de torse. Malheur.

Les petits yeux de Claude sont assez perçants, dû à leur couleur très sombre, presque noire, souglinée par des lunettes à l'armature large sans lesquelles il ne voit strictement rien. Légèrement en amande, son regard est souvent perdu sans le vague, accentuant ce côté étrange mélangeant négligeance et style.
L'homme porte souvent des vêtements simples à la limite du dépassé de mode, préférant des couleurs neutres comme des bruns ou des gris sur des t-shirts sans aucun motif. Il possède quelques tatouages sur les bras, des coeurs en passant par les têtes de mort, des égarements de jeunesse auxquels il s'est habitué - depuis le temps, faut dire... Machinalement il enfile parfois quelques colliers ou chapeaux, pour le côté gris-gris du médium qu'il incarne depuis maintenant de nombreuses années.

Buvez ceci, ce sont mes palabres


Les valeurs. N'est-ce pas un terme étrange ? Qu'est-ce qu'une valeur, et de quoi dépend-t-elle ? Au pire, ce n'est qu'un mot qu'on met sous les projecteurs pour paraître un homme bien. Claude n'a jamais compris le sens véritable de ce nom. L'honneur, l'amour, la justice ; il n'y a jamais cru. Il n'est pas aussi lucide qu'il n'y paraît : l'homme est parfois très lent d'esprit, de par sa mesure à voir les choses un peu différemment. Pourtant, il y a bien des choses en lesquelles il croit : l'espoir, l'argent. La réalité. Oui, lui, le médium - oh ironie ! - porte un regard réaliste sur le monde. Il ne croit pas en la spiritualité, en les esprits, les créatures mythiques. Des tissus de mensonge, qu'il affectionne sans adhérer pour autant.

Claude paraît parfois un peu mystérieux ; il prend du temps à réfléchir avant de répondre à une question, fuit souvent les regards, reste parfois silencieux. Il mesure chacune de ses paroles et n'aime pas vraiment parler de lui. On pourrait dire qu'il fait ça pour protéger sa couverture de mystique, mais cette attitude remonte à bien avant cette époque. Toujours un peu tête en l'air, un peu à part ; il ne pense simplement pas avoir suffisamment d'intérêt pour raconter sa vie.
Car, en effet, l'homme possède un égo très bas de lui-même. Et l'assume totalement, par ailleurs. Il ne se souvient pas avoir un jour connu quelconque fierté, ou colère pour avoir été humilié. Ce genre de chose lui passe totalement au-dessus de la tête. Chacun fait son bonhomme de chemin. Il essaie de ne pas s'énerver pour rien, et de prendre les choses calmement, avec philosophie. Car oui, Claude est un homme intelligent, même s'il n'y paraît pas ; ce garçon est une véritable éponge à savoir. Il possède de la connaissance dans divers domaines, mais est incapable de vraiment les analyser, il est tout juste bon à les réciter par coeur.
Mais tant que ça parle aux autres, ça fait la conversation.

Enfin, il ne faut pas non plus croire que Claude a toujours l'air d'un mec bizarre dans le coin d'une pièce en train de déprimer perpetuellement. Ce n'est vrai : il aime s'amuser, et rigole beaucoup, raconte des blagues salaces, s'exprime avec de grands gestes et peut même ressentir de la gêne à la limite de rougir. Il n'a pas vraiment la langue dans sa poche et reste franc ; surtout pour parler dans le dos des autres. Aucune gêne, il n'hésitera pas à se moquer ouvertement de quelqu'un, que ce soit méchamment ou non. En outre, il aime paraître extravagant et reste un homme assez extraverti, si on passe son côté deux de tension.

Il possède également quelques vices ; comme beaucoup d'autres. Mais comment ne pas profiter de la vie, quand on a l'impression qu'elle va nous lâcher d'un moment à un autre ? Profitons de ce que nous pouvons tant que nous pouvons. Claude aime boire, fume de temps en temps un paquet de clope, et aime passionnément les fesses des femmes et des hommes. Sans pour autant être un fou furieux de ce genre de chose, il en profite régulièrement. En dehors de ça, il a toujours été un gentil bonhomme : aider dans la mesure du possible son prochain, plaisanter avec des inconnus et laisser les grands mères passer devant lui dans une file d'attente n'a jamais été un problème. Tant qu'on ne lui cherche pas d'ennuis, ou qu'on ne lui demande pas d'argent, il saura se rendre disponible pour apporter son aide aux gens. Aussi étrange que cela puisse paraître, il aime se sentir utile.
Pourtant, c'est un homme qui est sans scrupule sur bien des choses : comme tromper ou larguer des femmes sans raison et sans regret, ou arnaquer des gens crédules pour se faire de l'argent. Toujours dans la limite du raisonnable, évidemment : il n'est jamais allé jusqu'à la prosititution ou le deal de drogue. Mais à dire vrai, on ne lui a jamais vraiment proposé de le faire. Claude a tellement peur de se retrouver à la rue sans bouffe que, souvent, il se sentirait de faire n'importe quoi pour récupérer des dollars. C'est pour cette même raison qu'il se fait passer pour un mystificateur. Qui que vous soyez, ami ou non, il vous fera toujours croire qu'il voit des esprits et communique avec ; avec un peu de mystère, en ne disant pas tout mais petit à petit, pour bien faire croire à ses histoires. Afin de pouvoir continuer son travail de médium, il est prêt à mentir à la terre entière sans hésiter, même à ses proches.

Le mot valeur ne fera jamais parti de son vocabulaire.
Mentir n'est pas un péché capital, après tout...

Le récit de ma vie dans un pot à cacahuètes



Dont you worry, little child.
Leave cares to the one who cares,
worries to the one who worries,
knowledge to the one who knows.
Toute vie n'est pas passionnante, mais toute histoire mérite récit. Celle-ci commence dans un petit port en Californie ; le genre d'endroit où ça sent la vase toute l'année, avec le cri des mouettes et tout ce qui va avec. Un endroit calme où il ne se passe jamais rien, en somme.

Claude ne se souvient pas très bien de son enfance. Par contre, il se rappelle de chaque dîner, autour de cette table en bois massif artisanal, où il siégeait entre son père et sa mère. La madone était une femme plutôt discrète et enfermée dans les stéréotypes de mère au foyer. A table, personne ne parlait. Claude levait parfois les yeux, mais pas trop haut ; juste pour voir les énormes mains de bûcheron du paternel. On entendait à peine mâcher, le seul son parvenant aux oreilles de la famille était le tic et tac de la grosse horloge près de la cheminée. Les repas étaient longs, diablement longs, surtout pour un gosse. Ils étaient aussi les seuls moments où l'enfant voyait son père. Il n'en avait naturellement jamais été proche, pas plus que sa mère d'ailleurs, qui était aussi présente qu'effacée. Aurait-il au moins juste une fois haussé le ton, mis ses coudes sur la table ? Non, jamais. Croyez moi, vu la carure de viking de son père, personne n'aurait jamais tenté un tel affront à ce moment religieux.
Claude était en outre un garçon sans histoire. Il tirait les cheveux des filles, se battait parfois avec ses camarades, apprenait les mathématiques et la géographie sans tout retenir et grimpait dans les arbres. Un mioche banal dans une ville banale avec une famille banale et des mouettes banales.

Aucune passion, aucune vie.
C'était vide, à l'intérieur.

Pourquoi suis-je venu au monde ? La vie doit-elle forcément avoir un sens ? Oh oui, elle le doit. Sinon, c'est la solitude, le désespoir. S'amuser ne suffisait pas : il lui fallait une raison de vivre, tout simplement. A la télé, il y avait toujours ces gens, ces génies, qui semblaient avoir su toute leur existence la voie à suivre. Ils avaient de la détermination, et de l'amour pour leur profession. Ils étaient spéciaux. Tout ce que Claude n'était pas. Les murs étaient gris. Les draps étaient ternes. Sa seule occupation était de lire les vieux livres de sa mère. La vie était morne. Il n'avait pas besoin d'être un adulte pour se rendre compte de tout ça. Finirait-il comme son père, sur les quais sans jamais prendre la parole à table ? Cette idée le terrifiait.
Puis, un jour, quelque chose naquit en lui.
C'était un soir en été, il s'en souvient encore. Il devait avoir quoi, quatorze, quinze berges ? Lui et ses potes du collège avaient décidé de s'aventurer dans le vieux phare abandonné. Il n'était pas à Carpinteria même, ce qui impliquait deux heures de marche. Naturellement, il commençait à faire nuit. C'était une sorte d'épreuve de courage pour impressionner les midinettes avec lesquelles il traînait, personne ne pensait que les lieux pouvaient être hantés, évidemment.

Un bruit de pas, un craquement de sol, et tout le monde hurlait en rigolant.
Instinctivement, Claude fit semblant d'entendre d'autres bruits, voir d'autres choses. Il le faisait si bien qu'il faisait flipper la jolie bonde, cela le faisait rire. Il continuait, et finalement, il plomba totalement l'ambiance.

Il rentra à pattes seul le long d'une route mal éclairée.
La soirée était ratée, un peu comme lui.

Pourtant, l'espace d'un instant, il avait été spécial. Cette sensation le fit sourire. Un sourire venant du coeur ; celui proche de la passion. Il ne pensait pas encore cependant que cela le poursuivrait toute sa vie. 
A l'école, des filles commencèrent à venir le voir pour ses soit-disants dons. Les rumeurs se propageaient vite, et lui, trop idiot pour démentir, commença à lire quelques livres sur le tarot et la divination afin d'entretenir les conversations, puisque ça attirait les filles. Jusqu'à ce que les choses deviennent irréparables, inséparables de ce qu'il était. Il incarnait le mec bizarre aux supposés pouvoirs étranges. Lorsqu'il commença à vouloir démentir ce rôle qui lui collait décidémment trop à la peau, on lui proposa de l'argent pour des petites missions. Une fille insista pour qu'il devine son avenir contre cinq dollars. Un garçon quémanda si le fantôme de sa Tante était encore ici ou dans l'au-delà pour quinze dollars. Ce n'était pas si dur de mentir. De dire ce que les autres voulaient entendre. Alors il se fit passer pour un mystique, gesticulant des manies un peu bizarre en allumant de l'encens et ce genre de conneries.
Ce n'était plus juste un rôle de médium. Il était un médium. Et paradoxalement, dans ce mensonge, il se sentait vivant.
Pourtant, il voulait devenir écrivain. Mais ses notes n'étaient pas assez bonnes et il n'avait aucun don en littérature, juste un style passable pour écrire proprement. Il travaillait dur, pourtant, et lisait beaucoup, mais cela ne suffisait pas. En rentrant chez lui, il s'affala sur sa chaise en bois, les jambes tendues et les yeux levés vers le ciel. Sa mère s'était approchée en ouvrant la bouche ; puis elle était partie sans rien dire. Pitoyable, pensa-t-il. Tu ne peux même pas me gronder pour avoir escroqué des gens. A quand remontait la dernière fois qu'elle lui avait parlé ? Jamais, sûrement. Il y eut encore un long dîner silencieux. Pour une fois cependant, Claude mangea avec le sourire.

Le garçon pensait que ses parents se moquaient totalement de qu'il voulait faire de sa vie. Jamais ils ne lui avaient demandé s'il allait aller dans une fac, où travailler. Son père désirait sûrement le mettre sur un bâteau, mais comme il ne parlait pas, l'ado ne savait pas trop. Il se mit en tête d'aller à l'université. Los Angeles, ça lui semblait bien, c'était grand, et vivant. J'en parlerais à ton père, avait dit sa mère. La réponse était non : ils n'avaient pas assez d'argent pour payer une université, et encore moins un autre logement et d'autres factures.

Un matin, Claude parti avec sa valise, les poches vides.
Sa vie si morne lui offrirait-elle une aventure, enfin ?

Those spirits that are out of place -
there those glowing ones meander.
They are above the hazy field
in the mist of a dark morning.
Claude descendit du van, clope à la bouche. Fumer lui donnait un air cool, il aimait bien. Ce n'était pas la demoiselle accrochée à son bras qui aurait dit le contraire. Cela faisait déjà quelques mois qu'il traînait avec ce petit groupe de pseudo-hippies. Ils étaient à fond dans le troisième oeil, ce genre de chose. A dire vrai, Claude s'en foutait un peu ; lui, ce qu'il voyait, c'était qu'il dormait dans un van en pouvant tripoter des seins, le tout avec une cagnotte commune dans laquelle il pouvait piocher comme il pouvait. De temps en temps, lorsqu'ils s'arrêtaient vers un motel ou dans une ville, il en profitait pour démarcher quelques petites vieilles en faisait croire à son tissu de mensonge habituel, avec tout son attirail de tarot, encens et compagnie. Ca marchait plutôt bien, à sa grande surprise. Il faisait ça une fois sur dix et on lui foutait la paix.
Dans tous les cas, il passait le plus clair de son temps à ne rien faire ou triper avec sa bande de potes en toute hypocrisie. L'aventure était bien loin, perdue dans un rêve de gosse.

Un autre homme, donc le troisième, finit par rejoindre le van un de la même manière que lui l'avait fait auparavant : tout à fait par hasard, en cherchant à faire du stop. Il s'appelait Ian. Un autre paumé qui cherchait à fuir une certaine réalité. Cela faisait sourire Claude. Il se lia assez vite à ce nouveau venu, partageant leurs expériences mutuelles. Ils s'entendaient bien, peut être un peu trop. 
Il avait un sourire craquant. Une peau chocolat, un  corps taillé et des fesses musclées. Ce petit regard en coin autour du feu, juste pour lui. Lorsqu'il lui avoua ne pas être un médium, son ami ne se fâcha pas ; il plaisanta même. Il avait trouvé un ami fidèle - le seul de toute sa vie ? Ils firent pas mal de conneries, à l'époque. Ils durent démarrer en trombe le van plus d'une fois, provoquant ainsi des insultes de la part de leurs deux autres camarades. Péter des vitres, voler des pommes, des petits crimes sans nom qui faisait marrer des jeunes pour lesquels une dénomination ne signifiaient rien.

A cette époque, Claude ne pensait pas à grand chose, à part se faire plaisir et vivre l'instant présent ; Carpe Diem et toutes ces idioties qu'il affectionnait tant. Il avait arrêté de lire ou d'écrire. Les choses étaient claires pour le jeune homme : pas d'histoire d'amour, d'ambition ou ce genre de conneries, juste du cul et de la fumette. La vie parfaite. Mais Ian, lui, voyait les choses autrement. Ils couchèrent plusieurs fois ensemble, jusqu'à ce que l'un pique une crise à l'autre, à cause de la nana qui se tapait un peu tout le monde. Claude ne comprenait pas. Ils se disputèrent, et après deux ans de vie commune dans un véhicule puant, Ian s'en alla. Pour une raison qu'il n'avait pas compris, le pseudo-médium sentit son coeur se déchirer. Il n'avait jamais aimé d'homme, pourtant.
Il n'avait jamais aimé tout court, certainement.

Une fois de plus, Claude se sentit paumé. Regarder les étoiles avant d'aller dormir n'avait soudainement plus aucun sens. Coucher non plus, chanter au coin du feu non plus : tout avait comme perdu son sens. Il se remit en question. Quel avait été son rêve ? Pourquoi perdait-il son temps ici, depuis maintenant une longue, trop longue année ? Là n'était pas sa place, pour peu qu'il en ait une quelque part. Sa vie n'avait toujours pas de but, pas de passion, rien. Il était toujours ce sale mioche sans avenir. Cela le révolta, le dégoûta. Il voulait changer, bouger, mais en était-il capable ? Il devint de plus en plus distant, fuma de moins en moins, coucha de moins en moins. Il se remit même à lire.
Puis, comme il l'avait fait cinq ans plus tôt depuis son port natal, il parti du jour au lendemain sans prévenir. Les poches pleines cette fois, volant la cagnotte du van. Il n'en était pas très fier. Mais le monde qu'il s'apprêtait à affronter était régi par l'argent.

Aux limites de Los Angeles, il fit son premier pas.
Une nouvelle vie allait commencer.

The hazy veil is fragile
and the sound of mist is gentle.
La porte se claqua sans qu'un mot ne sorte de la bouche de son éditeur. Tout c'était encore mal passé.
En même temps, qu'espérait-il ? Il l'avait rencontré dans un bar, bourré. C'était déjà une chance qu'il ait pu signer un contrat au bout de quelques entretiens. Il avait sorti déjà un bouquin qui ne se vendait pas vraiment. En même temps, la couverture était moche. La maison d'édition coulait, et lui ne savait que parler de mysticisme et troisième oeil. Bientôt, il se fit virer, et avec une certaine satisfication, Claude apprit trois mois plus tard que la boîte avait mit la clef sous la porte. Bien fait. Il n'était pas le seul à vivre une vie misérable.
Il payait son loyer un mois sur deux, et pour éviter de trop vivre entre les fuites d'eau et la moisissure, tentait au maximum de dormir chez des plans culs, squattant allégrement ceux qu'il voyait le plus régulièrement. Les plus crédules lui demandaient même quelques petites séances de divination. C'était comme avoir le beurre et l'argent du beurre. Bien sûr, il avait bien eu une copine ou deux, mais à chaque fois elles le quittaient au moment où il devenait trop envahissant.

Pourtant, les choses étaient mieux qu'au départ, s'il se souvenait bien.
Il avait commencé en livrant des pizzas et en restant chez une jeune dame bien trop gentille pour le dégager. Lorsqu'il put louer un appartement, il la quitta sans aucun regret. Enfoiré, il aimait bien ce surnom : on lui répétait souvent. Une fois par semaine, il publiait un billet sur son blog, grâce à un cybercafé au coin de sa rue. Cela lui avait permis de gagner une certaine notoriété, et il avait pu se faire pas mal d'argent sur le dos de gens crédules, que ce soit de simples divination au tarot où même carrément des exorcismes, qu'il faisait payer très cher évidemment ; ne serait-ce que pour rembourser son attirail. Petit à petit, son confort de vie augmentait. Il avait pu s'acheter un portable, une première.
Dans son studio gorgé d'eau, il écrivait des torchons qu'il espérait un jour pouvoir mettre au propre sur ordinateur. Six mois plus tard, il s'auto-publiait sur internet, gagnant encore plus de popularité sur le web, en profitant pour élargir son réseau et endosser un peu plus le rôle de guide vaudou, ou un truc du genre. Le genre de mec qu'on croit quand on est paumé ou taré, quoi. Un frigo, le permis, au fil du temps et à force d'économies sa vie changeait. Et il s'y plaisait. 

Car on avait besoin de son aide.
Contre de l'argent. Contre des mensonges. Mais qu'importe.
Il avait trouvé sa voie, et tant pis si ce n'était pas celle qu'il avait désiré. Il y avait-il un mal à être un raté ?

Salut, je suis Madame Poulpe, la personne cachée derrière l'écran. Enfin je m'appelle pas vraiment comme ça, c'est un pseudonyme EVIDEMMENT.
Je suis arrivée ici grâce parce que je suis une habituée des forums de la maîtresse des lieux (et de sa mini-sous-maîtresse des lieux) et je suis majeure puisque j'ai 22 ans.

Mon niveau rp est Médium (oui en 8 ans j'ai pas beaucoup évolué /NULLE/) et waddizluv babiiiiz ? J'espère que vous pardonnerez mas fainéantise en ce qui concerne la présentation de ma fiche, l'avatar et la signature ; ça viendra. o/


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Invité

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MessageJeu 26 Juin - 18:53
Han toiiiiiii!!! (waddizluuuuvvvv) *la serre fort fort fort* (c'est Lula)

Bienvenue ici, puisse-tu bien t'amuser en notre compagnie! Il nous faudra un lien miss! <333

 farao farao farao 
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Invité

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MessageJeu 26 Juin - 19:08
HAN je suis fanfanfan de ta fiche, t'as tout vu, tout compris, je suis super heureuse de te voir sur mon fofo (que tu as bien aidé pour la mise à jour actuelle, yeah !)
J'adore le personnage (et je VEUX un lien avec mon autre perso crétin/gay/abruti de toute façon parce qu'en sales cons on peut que s'entendre) donc je te valide en grandes pompes  Rolling Eyes 
N'oublie pas de faire ta fiche de liens avant de jouer et n'hésite pas à flooder avec nous  cyclops Lovekeurkeurswag !  alien alien 



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Cambria J. Milton
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MessageJeu 26 Juin - 19:09
Cette fiche a un swag de poule. --->
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Invité

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MessageJeu 26 Juin - 23:42
    Welcome Here ! <3
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Invité

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MessageVen 27 Juin - 9:27
Merciiii ! monkey 
C'était pas trop ennuyeux à lire alors finalement ? é___è

Je me charge de ma fiche de liens et tout ça en rentrant chez moi ce soir, comme ça on pourra discuter liens ensemble hihi ! On swagger plus que la poule, ce sera du swag de poney-licorne dans ses chaussons-poule ! *random*
En attendant je viendrai flooder un peu pendant mes heures de taff 8D

Merci à vous trois pour l'accueil ! monkey 
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Invité

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MessageVen 27 Juin - 9:28
C'était pas ennuyeux du tout j'ai beaucoup aimé ♥♥♥
Et yeah, on va avoir un swagdepoule de la mort ultime qui tue la vie -->
*loin*



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Cambria J. Milton
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MessageVen 27 Juin - 14:39
Oh mon dieu johnnnyyyyyy
Bienvenue parmi nous en tout cas et bon courage pour ta fiche Smile


Irina Fox ∞ Candel Fox
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MessageSam 28 Juin - 11:28
Bienvenue parmi nous Very Happy

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MessageSam 28 Juin - 11:53
Merci à vous deux !  monkey 
Quand tu veux pour un petit lien Jae :3
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