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 Let me rest in peace... 
MessageDim 11 Mai - 9:36

La nuit recouvrait Los Angeles, alors que William fermait la porte de l'appartement de Charly derrière lui. Los Angeles. La ville des anges. Il n'avait pas l'impression d'être au paradis. Surtout depuis la mort de Reese, il y a quelques mois. Ç'avait été une rapide descente aux enfers et tout l'amour qu'il avait pour Charly, et celui de son ami pour lui, n'était pas suffisant pour lui redonner l'espoir et la force de vivre. Il y a quelques nuits, les deux jeunes anglais s'étaient déclarés ce qu'ils ressentaient depuis toujours l'un pour l'autre. Ils avaient dormi ensemble et s'étaient embrassés, mais rien de plus. Ils étaient toujours amis, frères, mais William voulait-il vraiment qu'ils deviennent amants ? C'était une complication supplémentaire dans sa vie, et son esprit n'était pas encore assez fort pour affronter et gérer tout ça.

Il n'avait rien pris, seulement sa veste, son portefeuilles, il avait même laissé son portable sur la table de nuit. Il n'avait pas écrit de mot, ni dit quoi que ce soit. C'était une décision qu'il avait prise seul et il était bien décidé à ne pas revenir en arrière. Reese n'était pas revenu en arrière, lui...

Les néons clignotant du motel miteux devant lequel le taxi l'avait déposé, menaçaient de s'effondrer, comme en écho à sa vie, sa détresse et sa peine. Il était serein quand il s'avançait vers le guichet, sortant son portefeuille de la poche arrière de son jean. Il réserva une chambre pour deux nuits, paya d'avance et fit tourner les clefs dans sa main, en lançant un sourire aguicheur à la fille de l’accueil, qui lui rendit son sourire, farouche.

Seul dans la chambre du motel, William ôta sa veste et alla s'allonger sur le lit, les mains derrière la tête, le regard perdu sur des tâches au plafond. Il n'avait pas peur, et la seule chose qu'il ressentait était la douleur lancinante qui cognait en permanence dans sa tête et enserrait son coeur. Depuis cette nuit-là, il n'avait plus jamais été le même et les bons moments qu'il avait échangé avec Charly, Robert et d'autres n'étaient pas suffisant pour lui faire oublier sa douleur. Les larmes coulaient toutes seules, sans qu'il parvienne à les contrôler, même en se faisant violence, et en se traitant d'imbécile. C'était trop douloureux et il fallait que ça cesse.

Il se releva, se dirigea vers la salle de bain, alla se faire couler l'eau bien chaude dans la baignoire. Il ôta son pull et son t-shirt, et resta là pendant que la baignoire se remplissait, à observer son reflet dans la glace qui se recouvrait lentement de la buée. Son visage fut recouvert et il dû porter sa main sur la surface froide pour en enlever la buée et revoir ce regard qu'il ne verrait plus jamais. Ses yeux étaient rougis à force de pleurer, et lui faisait avoir un air tout sauf angélique, celui qu'on lui disait avoir en permanence.

Il renifla et se recula. La baignoire était pleine. Il ferma le robinet termina de se déshabiller. Il sortit un petit objet de la poche de son jean et s'enfonça dans l'eau bouillante, ce qui le fit grimacer un court instant, avant de se détendre grâce à la chaleur. Il soupira d'aise et ferma les yeux, l'arrière du crâne reposant contre le bord de la baignoire dans son dos.

Les volutes carmin prenaient d'étranges formes dans l'eau clair du bain, enveloppant la peau pâle du jeune homme, accueillant un repos bien mérité et tant désiré...

Et dans l'édition du matin, on pouvait lire... :
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MessageVen 23 Mai - 19:49
Parfois il suffit de pas grand-chose, une petite intuition pour changer la vie d’un homme. Comme la plupart des angelinos, Karen avait vu cette nouvelle qui avait fait la une des presses people : le fils Woodsborrow avait tenté de mettre fin à ses jours. Habituellement, c’était le genre d’informations qui lui passait complètement au-dessus. Que les people s’amusent avec leur cul et leurs histoires de revanche, ça ne valait pour Karen même pas le coup d’être de la lecture de cabinet. D’ailleurs qu’on se le dise, habituellement Karen ne serait même pas tombée sur l’information. Elle avait horreur des journaux, et encore plus de ce genre de journaux. Oui mais voilà, depuis quelques temps, les choses avaient pris un tournant assez radical. Depuis que Candel avait informé le monde des découvertes les plus récentes de la Fox Corp, un nombre incroyable d’articles étaient parus au sujet de leurs recherches, mais aussi au sujet de Karen, un peu contre son gré. Et c’était là la raison pour laquelle elle lisait ce genre de journaux. Se tenir informée de ce que l’on racontait à l’égard de la Fox Corp, des doubles, de Candel et d’elle-même et surtout, SURTOUT, s’assurer que personne ne découvrait l’existence des ombres, son petit secret lourdement gardé.

Et voilà comment nous retournons à nos moutons. Car c’est précisément d’ombres qu’il s’agissait. Karen avait tourné la page concernant William sans même daigner la lire, en tourna quelques autres, et s’arrêta brutalement. Les gros titres venaient de faire tilt dans sa tête. Un homme enjoué qui tombe sans raison dans la dépression, il se pouvait bien qu’il s’agisse d’un détaché. Ça aurait pu être mille et autres raisons également, mais celle-ci était la bonne. Elle en était convaincue. Intuition féminine, statistique scientifique, compassion de détachée, elle n’aurait su dire, mais c’est ainsi que cela résonnait. William avait perdu son daemon. Et il pourrait bien représenter un cobaye idéal pour une nouvelle ombre, ce dont la jeune femme avait bien besoin en ce moment. Les humains souhaitant un double étaient nombreux, il n’était pas difficile de trouver de nouvelles têtes sur qui poursuivre les expériences, surtout depuis que Candel avait exposé au grand jour leurs travaux. Mais les détachés étaient difficiles à trouver, et les recherches s’effectuaient dans l’ombre. Autant de raisons qui décidèrent Karen à trouver ce William.

Il ne fut pas si compliqué de trouver l’hôpital dans lequel le jeune héritier était hospitalisé, et à la grande surprise de Karen il ne fut pas difficile non plus d’y entrer. La scientifique avait décidé de se faire passer pour une cousine de William, mais les choses furent plus simples encore qu’elle ne l’avait imaginé. Celle qui l’accueillit était une ancienne collègue de travail, du temps où Karen travaillait dans la recherche médicale. Un grand sourire, sa nouvelle carte de la Fox Corp, et elle passa comme une lettre à la poste (dans les bons jours, quand le facteur est conciliant).

Et voilà comment la scientifique s’était retrouvée agenouillée, au chevet d’un homme blanc comme un linge et maigre à en faire peur.

« Bonjour William. »

A contrecœur, la scientifique tenta un sourire. Ça n’était pas tellement dans ses habitudes, mais c’était quand même la moindre des choses lorsqu’on rencontre quelqu’un, d’autant plus dans ces circonstances-là.

« Je m’appelle Karen Sander, je travaille à la Fox Corp. Peut-être as-tu entendu parler de nos travaux, peut-être pas mais ça n’a pas d’importance… J’aimerais parler avec toi si tu veux bien m’accorder un instant… Seule à seul de préférence, si tu vois ce que je vais dire. »

Pour accompagner ses paroles, la jeune femme leva les yeux vers le garde du corps, resté près de l’entrée. A lui aussi, Karen avait pondu l’excuse de la cousine lointaine. Une raison de plus qui expliquait pourquoi elle se retrouvait agenouillée, tenant du bout des doigts le bras de l’inconnu et pourquoi aussi elle s’exprimait en chuchotant, sans hausser la voix. De loin, ses premiers mots peu aguicheurs pouvaient passer pour des paroles de réconfort.



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Karen L. Sander
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MessageSam 31 Mai - 13:19
Qu'elle était apaisante, cette éblouissante lumière blanche. Était-ce cela le paradis ? Etait-il enfin en paix ? Retrouverait-il Reese dans cet endroit qu'on disait merveilleux, sans souci, sans douleur ? Quel était ce bip qui retentissait, gênant, à ses côtés, et ces voix qui étaient tout sauf angéliques ? Il remua dans sa demie conscience, ressentant une vive douleur au niveau du coude et une sensation désagréable. Il ouvrit les yeux, mais ne perçut qu'un brouillard où se détachaient des formes sombres penchées au-dessus de lui. Il devait être en enfer, tout compte fait...

Replonger dans son repos éternel lui semblait alors la meilleur chose à faire et il ne se réveilla de nouveau que plusieurs heures après qu'on l'ai déposé à l'hôpital. Il avait entendu la voix de son père. Il avait vu Charly. Il n'était pas mort tout compte fait et il s'était lamentablement raté. On ne le laissait pas vivre comme il l'entendait, et voilà que maintenant on ne le laissait même pas mourir en paix. Il avait envie de hurler qu'on le laisse tranquille. Il avait envie d'arracher le tube qui lui brûlait la gorge et les aiguilles qui lui transperçaient les bras, mais il avait perdu trop de sang et n'avait plus que la force de battre des paupières, et de soulever faiblement sa poitrine pour faire entrer un peu d'air. Ce n'était pourtant pas lui qui le voulait, mais son corps qui le réclamait inconsciemment, et même ça, c'était douloureux.

Puis au bout de quelques jours on lui avait enlevé le tube parce qu'il avait récupéré suffisamment de force pour respirer par lui-même.

Une voix plus douce que les autres lui fit tourner la tête vers la porte. Une jeune femme entra dans la chambre avec un sourire aimable et vint s'installer à son chevet. C'est à ce moment que William remarqua que quelqu'un gardait la porte, comme si on craignait qu'il retente de se faire du mal... ou qu'on lui fasse du mal. Le jeune homme écouta Karen, s'accrochant à cette voix murmurée. Quelque chose lui disait qu'elle n'était pas là juste par courtoisie. Will tourna la tête vers le garde et ôta le masque à oxygène qui lui barrait le visage.

-Allez me chercher un truc à boire, je meurs de soif. Dit-il d'une voix éraillée, comme quelqu'un qui n'a pas parlé depuis trois jours et qui a eu un tube dans la trachée pendant tout ce temps... Le garde se trémoussa, hésitant pendant quelques secondes avant de répondre.

-Je dois pas vous quitter des yeux, je peux pas bouger de là, désolé. En plus, je crois pas que vous ayez le droit de manger ou boire.

-Barrez-vous de là. Laissez-moi un peu d'air avec... Laissez-nous.

Le garde hésita encore mais devant le regard peu engageant du jeune Woodsborrow, il tourna les talons et sortit de la chambre. On le vit se poster à la porte non loin de la vitre fumée cependant, évitant de s'attirer les foudres de son patron pour ne pas être vraiment à son poste, probablement.  

-J'ai pas besoin d'un psy, si c'est la raison de votre présence ici. J'ai perdu mon daemon, j'ai tenté de me tuer pour faire cesser la douleur, il y a rien à dire de plus. Donnez-moi les médocs qu'il faut et dégagez aussi.

Will reposa sa tête sur l'oreiller, remis le masque à oxygène sur sa bouche, à bout de souffle, et détourna son regard de la jeune femme à côté de son lit, se méprenant sur son identité et le pourquoi de sa visite.
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MessageDim 29 Juin - 20:50
La mal qu’eût William à se débarasser du molosse qui gardait sa chambre d’hôpital arracha un sourire à la scientifique. Être connu, quelle plaie ! Elle-même s’arrangeait pour être la plus discrète possible, et ne pas faire connaître son visage aux médias qui couvraient la récente découverte de la Fox Corp. Candel prenait tout le succès pour lui, et même si c’était un peu injuste au vu du nombre d’heures qu’avait passées la scientifique à travailler sur le projet Doubles et au vu des résultats obtenus, ça l’arrangeait un peu. Au moins ne la harcelait-on pas trop au sujet de ses découvertes, de la manière dont elle y était parvenue et de son plat préféré.

Mais William parvint finalement à éloigner le garde, pas trop loin quand même mais assez pour qu’il n’entende plus la conversation. Cela suffisait amplement à Karen. Celle-ci prit un air grave lorsque William évoqua la perte de son daemon. C’était bien ce qu’elle soupçonnait. Et si une petite sonnette intérieure sonnait le triomphe, l’heure n’était pas à la joie. Elle ne connaissait que trop bien la douleur que le jeune homme devait ressentir, et ce sentiment partagé la forçait à la compassion.

« J’suis pas psy, détrompe-toi. J’sais pas qui ils t’ont envoyé avant moi, mais si tu veux des médocs, t’es tombé sur la mauvaise personne. »

La main de William glissa de celle de Karen pour retomber sur le lit, alors que le jeune homme se détournait d’elle. Il était vraiment dans un sale état, qui faisait de la peine à voir. Un instant, la jeune femme se projeta à sa place. Par moments, elle n’était pas tellement loin de vouloir attenter à ses jours. Mais son mental d’acier l’avait toujours dissuadée d’en arriver là, et elle savait se plonger tête la première dans le travail lorsque plus rien d’autre ne tournait rond.

« Je sais ce que tu ressens William. C’est pas des conneries de phrases de psy. Je le vis moi-même. J’ai perdu mon daemon aussi, il y a quelques temps. T’es pas le seul dans ce cas. Mais c’est pas pour te raconter ma vie que je viens te voir. »

Un instant s’écoula. Karen attendit d’être sûre d’avoir captivé l’attention de William pour continuer. Elle jeta un coup d’œil furtif au garde qui restait coincé derrière la porte, s’assurant qu’il n’avait pas l’intention de revenir. Le projet était ultra secret, il était hors de question de le dévoiler à n’importe qui.

« Que dirais-tu d’oublier cette douleur ? De la laisser derrière toi ? Les médicaments ne peuvent pas faire cela. En revanche, un daemon le peut. Tu as peut-être entendu parler des daemons artificiels ? C’est confidentiel, mais sache que l’on peut offrir des daemons à ceux qui en ont perdus.. Cela t’intéresserait-il ? »




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