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 Dans la vie, il y a des cactus ♫ ~ Fernie 
MessageDim 30 Mar - 18:32
Fernie & Cambria & ??.
Dans la vie, il y a des cactus ♫


Elle s'était sentie tellement coupable... Elle n'aurait jamais dû lui dire "non" si abruptement mais il l'avait prise tellement au dépourvu...
Cambria soupira en regardant l'heure sur la pendule de la boutique. Plus que dix minutes avant la fin de la journée. Elle espérait vraiment qu'elle ne faisait pas une bêtise. Robert était gentil comme tout, c'était un fait. Mais quand il lui avait demandé si elle était libre, elle avait tellement été prise de court que seul ce "non" cinglant était sortit et elle le regrettait à présent amèrement : cela ne lui ressemblait pas du tout.

Elle rangea encore quelques bouquets, trop nerveuse pour ne plus y penser, tout simplement. C'était quelques jours plus tôt, à peine une semaine et depuis, elle ne cessait de s'en vouloir. Elle n'avait même pas osé en parler à Trinidad pendant longtemps, c'est dire ! Finalement, la brune l'avait réconfortée. Mais Robert avait l'air toujours tellement gentil, triste et timide, quand il venait à la boutique. Habituellement il passait toujours voir si elles avaient des nouveautés en cactus ou en plantes carnivores. Elle trouvait cela adorable, la manière qu'il avait de choisir chaque cactus comme on choisit un petit animal de compagnie. Quelqu'un qui aimait autant les plantes ne pouvait pas être mauvais et elle s'en voulait encore plus de sa réaction - mais elle était tellement à cran, avec les problèmes avec son mari et le type qu'elle avait embrassé à la Saint Valentin...

Elle ferma la grille et verrouilla les portes avant de rejoindre l'arrière-cour de la boutique, où l'attendait la camionnette de livraison - elle avait appris à conduire quelques semaines plus tôt mais n'avait pas encore sa propre voiture - elle était loin de rouler sur l'or. Elle avait vérifié vingt fois le fichier client avec l'adresse de Robert Fern, comme s'il pouvait y en avoir douze autres à autant d'adresses différentes.
S'installant au volant, elle inspira profondément et jeta un coup d’œil à l'arrière de la camionnette par la lucarne : il était bien là, il n'avait pas bougé et vu son poids, il y avait peu de risques qu'il le fasse pendant le trajet. De plus elle l'avait solidement sanglé pour ne pas l’abîmer.

Aux grands maux les grands remèdes, c'était un dicton qui s'appliquait à la perfection en ce joli soir de début avril.
Elle trouva assez facilement son chemin et surtout l'adresse indiquée sur le papier qu'elle délaissa sur le siège passager. Elle espérait qu'il y ait un ascenseur, quand même.

Ce fut très essoufflée qu'elle sonna, une dizaine de minutes plus tard chez le dénommé Robert Fern, après avoir posé sur le pallier un immense cactus - Euphorbia ingens pour les puristes - qui devait bien peser le poids de la jeune fille et qui la dépassait largement avec son mètre quatre-vingt. Dire qu'elle se sentait coupable était un euphémisme à la mesure de cette énorme bestiole piquante d'un beau vert profond et surtout ceint d'un ruban rouge avec un beau gros nœud. Comment avait-elle pu l'amener jusque là ? Il y avait visiblement une force cachée sous ces petits biceps maigrichons... A moins que ce soit Juan de Dios qui descendait rejoindre sa propre voiture grâce à laquelle il avait ramené Trinidad. Mais Cambria lui avait demandé d'attendre quelques minutes avant de la rejoindre - elles ne seraient peut-être pas trop de deux pour dérider Robert - trois si l'on comptait l'euphorbe - afin de lui faire une surprise digne de ce nom en ramenant en sus une bonne bouteille de vin blanc - qui monterait en même temps que Trinidad.

Le doigt appuyé sur la sonnette, elle pria pour qu'il soit chez lui avant de lisser le devant de sa petite jupe bleue et de son pull beige. Et, lorsque la porte s'ouvrit enfin, elle se mordit la lèvre, subitement intimidée et, triturant sa manche, dit doucement "Surprise !"
Pourvu qu'elle ne fasse pas une nouvelle gaffe....
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Fonda
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Cambria J. Milton
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MessageVen 4 Avr - 13:19

Pour certains, Fernie était de ces personnes que l’on classe dans les « freaks » en raison de leurs attitudes bizarres. Les uns sont maniaques des timbres utilisés entre les deux guerres, les autres de marteaux piqueurs, les derniers de fines porcelaines. Robert, lui, était un mordu (ou plutôt devrait-on dire un piqué ?) de cactus. S’il n’était pas encore tombé dans l’extrême d’appeler la société protectrice des plantes (en partie parce qu’elle n’existait pas), il lui était tout de même arrivé de passer devant un cactus desséché ou délaissé, d’avoir pitié de lui et de repasser au même endroit pour arroser le pauvre petit être épineux. Parce que même les cactus peuvent manquer d’eau.
Et les siens justement ne manquaient de rien. Ni d’eau, ni de soleil et surtout pas d’amour et d’attention. Une passion envahissante à laquelle il consacrait plus de deux heures par jour. Au point de ruiner sa vie sociale qui de toute manière n’avait jamais été une grande réussite. On peut dire sans hésitation que les cactus et Fernie c’était une grande histoire d’amour. L’une des plus grandes qu’il n’ait jamais connues. Et la seule qui le faisait vivre.
Et puis Fernie avait rencontré Cambria, la belle fleuriste. Ce n’était pas une rencontre ordinaire pour Fernie. Cambria avait une passion commune avec lui, celle des plantes et des cactus. Evidemment, elle était beaucoup plus modérée que celle de Fernie, et celui-ci se contrôlait en sa présence pour ne pas déborder et la noyer sous un excès d’enthousiasme. Ces derniers mois, il était passé de manière très régulière à la boutique pour acheter toutes sortes de cactus. A chaque passage, il prenait un moment pour discuter avec Cambria. C’est comme ça qu’il avait rencontré sa colocataire et amie, Trinidad, que Robert appréciait également même si elle était moins passionnée de cactus.
Forcément, Fernie avait commencé à ressentir pour Cambria des sentiments plus qu’amicaux. Elle représentait à ses yeux la femme idéale ou presque. Si elle ne vivait pas pour les cactus comme Fernie, elle supportait ses digressions et avait toujours des infos et des cactus à lui apporter. C’est pour cela qu’il avait pris son courage à deux mains et était parti faire sa déclaration à Cambria. Comme un adolescent ou presque, maladroit comme il l’était avec ce genre de situations. Il était même venu avec une petite boite de chocolat parce qu’acheter des roses pour les lui offrir, ça aurait un peu gâché l’effet de surprise.
Et l’effet de surprise, pour être présent il n’avait pas manqué. C ambria avait semblé tellement abasourdie qu’il s’était déroulé un temps interminable aux yeux de Fernie avant qu’un « non » cinglant ne vienne mettre fin à ses rêves. Le jardinier était reparti bredouille, laissant la boite de chocolats sur le comptoir. Depuis, il n’avait pas osé approcher la boutique de la jeune femme, ni même passer dans sa rue. Il s’était senti honteux, pouilleux d’avoir eu l’audace de faire une telle déclaration, et encore plus honteux de s’être fait rejeter aussi franchement. Cet échec avait d’ailleurs marqué sa décision de ne plus jamais faire de déclaration. Il préférait passer sa vie seul et finir en vieux aux cactus plutôt que d’essuyer de nouveaux refus. Sans compter son amitié naissante avec Cambria et Trini qui s’était achevée brutalement. Un difficile retour à un peu plus de solitude.
Mais cessons de nous lamenter et retournons à nos cactus. Car c’est précisément d’eux que Fernie s’occupait, et c’était bien banal, lorsqu’il entendit la sonnette retentit. En pleine opération délicate du rempotage d’un Caralluma, Robert sursauta et regarda sa porte avec suspicion. C’était anormal. Personne ne venait jamais sonner à l’improviste. Très rarement, sa mère et encore plus rarement son propriétaire ou des emmerdes type impôts. Autant de réjouissances qui le poussèrent brièvement à décider de ne pas ouvrir. Juste quand son pied fit tomber un pot sur le sol en cherchant du sable. Trop tard pour jouer les absents. Sans entrain, Robert se releva et se traîna vers sa porte avant d’ouvrir les deux verrous qui la protégeaient d’éventuels voleurs de cactus.

« Ouais, voilà »
Et la porte s’ouvrit…. Sur un cactus géant. C’était même plus une plante, c’était un arbre. Le jardinier cligna plusieurs fois des yeux, regardant la plante dans le blanc des … épines. Elle était aussi grande que lui, et magnifique à ses yeux de cactusophile. Mais un cactus géant qui se pointe devant sa porte et sonne à la porte c’est plutôt incongru. Ce n’est qu’après avoir admiré le cactus monumental pendant un long instant que Robert remarqua la fine silhouette qui se planquait derrière. Parce que oui, pendant un instant, il avait cru que le cactus avait parlé tout seul.

« Cambria ?? »
Le jardinier eût un bref mouvement de recul et lança des coups d’œil à droite et à gauche. Pour esquiver et partir se planquer, c’était peut-être un peu tard.

« Mais pourquoi… pourquoi tu es là ? Enfin je veux dire… ça me fait plaisir de te voir, mais je… enfin… et j’étais pas prévenu alors euh… »
Tout comme ses mots, ses idées s’embrouillaient dans sa tête. Il n’était même pas présentable avec son vieux polo vert, son jeans déchiré aux genoux et son tablier en plastique qu’il utilisait pour ne pas salir ses vêtements pourtant déjà bons pour le recyclage. Sans compter les petites taches de terre qui parsemaient l’ensemble de sa tenue. Ça contrastait violemment avec les tenues bien ajustées que Fernie tentait de porter pour sortir.

« Euh… ben entre bien sûr, tu vas pas rester sur le palier. Mais … pourquoi ce bel Euphorbia ? C’est pour moi ? C’est gentil mais.. il fallait pas ! »
Tout en se baissant pour admirer le bestiau et caresser ses belles ramifications d’un vert éclatant, Fernie se décala et laissa passer la fleuriste. Quant à lui, il s’empara du contenant et le souleva non sans mal jusqu’à son séjour.

« Désolé c’est un peu le bordel mais euh… »
En voulant faire vite et bien, Fernie trébucha sur le pot qu’il avait précisément fait tomber lorsque la sonnette avait retenti et se rattrapa de justesse avant de s’étaler.

« Installe-toi, fais comme chez toi. Tu dois être épuisée de l’avoir monté ! »
Le jardinier était aussi perplexe qu’ému par le geste de Cambria, qu’il ne comprenait pas très bien. A son sens, il était en faute, honteux de ce qu’il avait osé demander et de ne jamais être revenu pour s’excuser. Alors pourquoi ce cactus géant ?

« Il est vraiment magnifique, c’est très .. adorable. »
Le jardinier se pencha à nouveau pour l’admirer, même si la plante le toisait. C’était le plus grand de sa collection, et ça n’était pas peu dire. L’appartement de Fernie était rempli d’étagères elles-mêmes remplies de cactus et de plantes en tout genre, chacune portant une étiquette avec son nom et ses soins. Son séjour aux allures de jungle, se prolongeait par une véranda aux airs de serre aride au sud, tropicale à l’ouest. Le paradis de tout amoureux des cactus. Cette collection était à la fois la plus grande fierté de Fernie, mais aussi un secret qu’il n’osait que peu montrer. On avait tendance à le prendre pour un maniaque ou juste un gars à qui il manque une case. Cet appartement avait déjà fait fuir plusieurs personnes. Comme pour s’excuser et se justifier, Robert se retourna vers Cambria.

« Désolé c’est un peu… une jungle, mon désert, mais je peux pas m’en passer. »
En jetant un nouveau regard sur ses étagères, Fernie espéra qu’elles ne feraient pas fuir la jeune femme.


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Humain
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Robert Fern
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MessageDim 6 Avr - 14:49

Fernambridad ₰ Dans mon slip, j'ai mis des cactus.

Trinidad avait eut un simple sourire lorsque Cambria lui avait finalement raconté son histoire avec leur ami commun Robert; pour l'hispano, ce n'était pas si grave: la vie était faite de bons comme de mauvais choix et souvent la première intuition était la bonne. Alors si elle avait opté d'instinct pour un "non", concernant Fernie, c'était que c'était une réponse sincère. Pas besoin de réfléchir milles ans: si les choses viennent du cœur, même les négations, elles sont comme elles sont et on n'en peut rien. Elle-même se souvenait du refus de cette jolie danseuse à Port-d'Espagne, avec pour simple explication qu'elle n'aimait que les hommes: les goûts et les affinités sont ainsi faits. Alors la jeune femme avait simplement ri, innocente au même titre que son Daemon, et l'avait consolé du mieux qu'elle pouvait. Ce n'était pas grave; la vie continue, elle est ce qu’elle est: on ne peut offrir son amour par culpabilité parce que l'amour ne se contrôle pas. Alors autant en prendre son parti. Elle-même avait commencé à penser à sa vie sans Beverley, parce qu'elle était jeune et avait beaucoup de choses à voir; elle voulait vivre, tout simplement.

Pourtant, Trinidad comprenait le sentiment de culpabilité de Cambria, même si elle n'en montrait rien, semblant plus assurée que son Daemon sur cette question; la vénézuélienne faisait semblant d'être quelqu'un de stable et de fort mais en réalité, elle n’était rien de plus qu'une femme-enfant qui ne savait pas bien contrôler ses sentiments, à l'image de Cambria. Alors elle avait appelé son frère pour les aider avec l'espèce de cactus géant, avait motivé son Daemon et avait mis les petits plats dans les grands pour la soutenir et lui venir en aide. Si Cambria cherchait à se faire pardonner, alors elle la soutiendrait; c'était la moindre des choses. Elle espérait que Robert n'ait pas le cœur brisé: mais en y réfléchissant bien, en voudrait-il à Cambria? Trinidad ne savait pas, mais se promis tacitement de tout faire pour que ces deux-là gardent leur amitié. Et qui sait, peut-être... elle était intimement persuadée qu'un garçon comme Robert, aussi étrange soit-il, serait bien mieux pour Cambria que son mari Frederick, ce triste sire qui n'en avait plus pour longtemps; elle voulait penser au bébé. Leur bébé. Parce qu'elle compensait peut-être un peu, et voyait un peu ce bébé comme le sien aussi. Peut-être n'aurait-elle jamais d'enfant, alors elle préférait considéré l'enfant de Cambria comme son futur petit trésor.

La petite brunette avait suivi son Daemon et Juan jusqu'à chez Robert, dans West Holywood. Ce quartier, c'était autre chose que South Central... un instant Trinidad imagina sa vie  ici, dans une jolie maison sur Piazza del Sol ou à Melrose Place... un endroit sain et un environnement stable pour le bébé... et pour Cambria et elle. L'idée d'exposer ses toiles lui revint et elle se perdit dans ses considérations durant le trajet, dépassant le Troubadour, un club gay où elle faisait souvent la fête avec ses copines. Arrive à l'adresse, son frère déchargea la plante géante et elle souhaita bonne chance à son Daemon, la laissant prendre les devants en l'encourageant d'un geste volontaire de la main quand elle sonna. La brune laissa un instant passer avant de suivre le mouvement, voyant que Robert faisait entrer Cambria; elle se glissa par la porte sans faire un bruit, comme une voleuse avec sa bouteille de vin blanc à la main, interrompant par sa présence surprise la scène en train de se jouer.

"Hey, Robert!", sautilla Trinidad avec son habituelle voix à la fois chantante et forte, "¿ Cómo esto vaya?"

Avec ses cheveux épais qui partaient dans tout les sens,s a chemise sans manche rose flash et son sarouel multicolore, elle avait son habituel look complètement extraterrestre qui contrastait avec la sagesse vestimentaire de Cambria, se posant à côté de cette dernière en tendant la bouteille à Robert avant de jeter un coup d’œil panoramique à l'appartement du jeune homme, avec de grands yeux émerveillés.

"La vache, c'est super chez toi!", elle avait l'air d'une gamine de quatre ans, "c'est énorme tous ces cactus, le notre aura plein de copains!"

Trinidad crocheta familièrement le bras de son Daemon et offrit un sourire sincère à Robert: elle n'y entendait pas grand-chose en cactus mais elle trouvait réellement bien le fait d'avoir une passion et d'avoir autant de plante chez soi; ça mettait de la vie et de la couleur. C'était chouette. Elle secoua un peu Cambria avant de reprendre, plus malicieusement:

"Cambria voulait venir te voir mais elle n'osait pas venir toute seule en fait!"

Ou l'art de mettre les pieds dans le plat.
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MessageMar 15 Avr - 9:26
Fernie & Cambria & Trinidad.
Dans la vie, il y a des cactus ♫


Visiblement il fallu un long moment à Robert pour la voir. mais Cambria était patiente, quoique nerveuse quant à la réaction du brun. Elle faillit rire de le voir bloquer sur le cactus, plus attendrie que moqueuse en vérité. Bon sang, quelle conne, si seulement elle n'avait pas été si à cran ce jour là, elle aurait pu lui expliquer qu'elle était mariée, enceinte...
Timidement, elle lui laissa le temps de revenir de sa surprise, le trouvant mignon à sa manière de s'emmêler les pinceaux à présent qu'il la découvrait derrière l'euphorbe. Elle se sentit encore plus coupable, si c'était possible, le nœud dans son estomac lui rendant la déglutition difficile et la gorge sèche. Ce n'était pas son genre de rembarrer les gens - du moins quelqu'un qui n'aurait pas ennuyé sa Liée - et la culpabilité lui mettait la tête en compote. Elle regardait Fernie s'agiter, la faisant rentrer, ce qu'elle fit à petits pas en se tripotant les doigts.

L'appartement était plein de cactus et d'autres plantes et il y avait même quelques têtes connues, des plantes achetée dans sa boutique. Cela la fit sourire, presque malgré elle. Elle trouvait cet appartement non pas bizarre, plutôt beau. Elle-même pouvait être peut-être rangée dans la catégorie des huluberlus. Mais c'était pour cela qu'elle appréciait tant Robert Fern : il ne pouvait qu'être gentil et soigneux avec les gens en se montrant si attentionné pour les plantes. Dans cette jungle d'épines, elle se sentait à sa place, malgré tout son stress. Elle n'était d'ailleurs pas la seule à paniquer, vu que Robert babillait comme un fou, manquant de tomber sur un pot qui traînait. Elle amorça un mouvement pour le retenir mais il s'était déjà rétabli. Prenant conscience de son geste instinctif, elle se sentit rougir furieusement.
"C'est vraiment pas grand chose..." Dit-elle en parlant de l'euphorbe démesuré. Certaines personnes ramènent des chocolats ou une bonne bouteilles, Cambria savait cependant quoi prendre pour Fernie : un cactus aussi grand que son envie d'être pardonnée par le jeune homme.
Dans ses vêtements d'intérieur tout maculés de terre, elle le trouvait plus touchant encore que lors de ses visites à la boutique. Il avait l'air d'un original mais c'était ce qu'elle trouvait mignon.
"C'est magnifique, ton appartement..." Dit-elle en écho aux dernière paroles du brun, regardant encore un peu autours d'elle. Mais elle n'était pas venue admirer la décoration. Machinalement, ses doigts glissèrent à l'endroit où se trouvait son alliance dans un début de tic. "Robert, je..." Amorça-t-elle sans parvenir à finir sa phrase, bloquée quelque part dans sa gorge. Elle se fit violence pour approcher le jeune homme, lui prenant les mains, pour le regarder dans les yeux. Elle se gifla mentalement, allez idiote, un peu de nerfs.
"Je suis vraiment désolée pour l'autre jour... Je ne voulais pas te rembarrer comme ça... Ca m'a surpris surtout... J'ai mal réagi... En fait je suis déjà en couple, donc j'étais surtout ailleurs." Elle prit une inspiration, après cette tirade hésitante, serrant les mains de Fernie dans les siennes. Puis, prenant conscience de ce contact, elle les retira prestement, rougissant de plus belle et regardant ses pieds. "Je ne voulais pas te blesser."

Elle aurait voulu ajouter qu'elle était mariée, qu'elle attendait un bébé mais Trinidad, qui avait dû sentir son stress depuis la voiture était déjà là. L'air s'allégea à peine sa moitié rentrait-elle dans la pièce. La joie de vivre de Trinidad était un profond réconfort et le Daemon se rapprocha naturellement d'elle, lui pinçant un peu le bras quand elle mentionna le fait qu'elle n'osait pas venir toute seule et elle marmonna "n'importe quoi !" non sans afficher une moue coupable et boudeuse à la fois.
Trinidad savait mieux y faire qu'elle, surtout avec les hommes - qu'elle-même avait du mal à comprendre, en dehors de Dale mais c'était sans doute parce qu'elle ne le voyait pas comme un homme.
"On n'a pas de plantes à la maison, on n'a pas la place... Mais un jour quand on aura un plus grand appartement, j'en mettrais tout plein aussi, jusque dans notre lit !" Elle lança un regard à sa Liée et lui tira puérilement la langue.
"Bref. Robert, je voudrais vraiment que tu m'excuses de mon comportement... Je ne voulais pas te faire de peine. Tu es un ami très précieux pour nous. On t'aime énormément et on ne voudrait pas se fâcher avec toi."
Elle le fixa avec des yeux de chaton, sans vraiment se rendre compte du son emploi de la première personne du pluriel, tellement naturel lorsqu'on était deux moitiés d'une même âme.
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MessageDim 11 Mai - 18:31
    Une belle aura de gêne s’installait sur l’appartement de Fernie. Le jardinier aurait aimé se terrer dans un grand pot à cactus pour ne pas avoir à affronter la situation. D’ailleurs, son regard se dérobait sans cesse, balayant la pièce et ses fenêtres pour ne pas avoir à croiser les yeux de Cambria. Le geste de la jeune femme le touchait beaucoup, mais il avait bel et bien honte de sa déclaration précédente. Si seulement il s’était contenté du début d’amitié qu’ils partageaient…

    De rapides coups d’œil entre l’euphorbe, la jeune femme et le sol lui permirent de voir qu’elle-même regardait son appartement. Son compliment parvint à décrocher un petit sourire au jardinier, qui disparut aussitôt que Cambria s’approcha de lui et lui saisit les mains. Le teint de Robert était déjà anormalement coloré, mais cette fois-ci il se mit réellement à devenir rouge. Ses yeux se dérobèrent une nouvelle fois. Elle s’excusa d’une voix non assurée, et le couperet tomba. Elle était en couple. Aussitôt, le jardinier fit un pas en arrière. Ses mains retombèrent mollement le long de son corps.

    « Ah… en couple, bien sûr. »

    Evidemment. Ce qu’il avait pu être naïf. Dans sa tête, il se traita même de con. Comment avait-il pu s’imaginer un instant qu’une femme comme Cambria était libre et disponible ? Sans qu’il ne parvienne à se contrôler, Robert sentit ses yeux s’embuer de larmes. Merde alors, ce qu’il avait pu être con de se dévoiler comme ça. Son regard s’était tellement ancré dans le sol qu’il ne vit pas la lueur dans les yeux de Cambria se mettre à briller, et qu’il ne vit pas l’ombre se glisser derrière lui.

    Robert était tellement abasourdi qu’il ne remarqua même pas sa porte d’entrée, mal fermée, qui s’ouvrait à nouveau en grinçant. Une voix guillerette le fit sursauter.

    « Oh Trinidad ! »

    Le jardinier se retourna, gêné par ses yeux humides et ses joues rougies. Une nouvelle fois, il aurait aimé s’enfuir, ne pas devoir affronter ses sentiments. A la place, il tenta de sourire malgré le spectre de tristesse qui se lisait sur son visage.

    « Merci pour le cactus c’est vraiment adorable ! J’suis content de te voir. Et du vin, carrément ! »

    Robert attrapa la bouteille au passage, la regarda et la posa sur une petite table derrière lui. Il sourit quand Trinidad fit à son tour un compliment sur son appartement. C’était agréable de savoir qu’elles deux ne le prenaient pas pour un maniaque, malgré sa passion envahissante.
    Malgré le rapprochement de Trinidad vers Cambria, Robert ne fit pas le lien tout de suite avec ce que la jeune femme lui avait confessé. Jusqu’à ce que la fleuriste évoque leur lit, sous-entendu leur lit commun. S’il n’en laissa pas paraître grand-chose, la révélation lui fit toutefois l’effet d’une douche froide. Cambria était en couple… Oui, c’était évident. Comment ne s’était-il pas aperçu plus tôt de la relation particulière qui unissait les deux jeunes femmes ? Et Trinidad ne fit que confirmer ses impressions en évoquant les craintes de sa compagne de ne pas oser venir seule.

    « Ne t’inquiète pas, même seule je ne t’aurais rien fait.. »

    Marmonna-t-il en se demandant si Cambria le prenait malgré tout pour un mec pas très honnête. Violer les femmes dans un coin sombre, ça n’était pas tellement son genre. Il était même plutôt du genre à ne pas oser les approcher, et ce même quand elles étaient bien explicites avec lui.

    « C’est gentil d’être venues me voir en tout cas. »

    Tant bien que mal, le jardinier déglutit et ravala une de ses larmes qui menaçait de couler sur sa joue. Il avait l’espoir vain que tant qu’elles ne coulaient pas, ses larmes n’étaient pas visibles parce que malgré tout, il se sentait un peu con à pleurer comme une adolescente.

    « C’est à moi de m’excuser. J’avais pas vu… enfin j’ignorais que… je ne voulais pas me mettre au travers d’un couple, c’était pas mon intention. »

    Une nouvelle fois le jardinier recula d’un pas, pour amarrer ses fesses sur son canapé. Assis, il était un peu moins tremblotant.

    « Vous êtes précieuses pour moi aussi, toutes les deux. »

    Cette fois il les regarda à tour de rôle, souriant à chacune. Cambria lui avait tapé dans l’œil, et il appréciait beaucoup Trinidad et sa bonne humeur perpétuelle. Il aurait été faux de dire qu’il ne ressentait pas en cet instant une pointe de jalousie pour l’hispano, mais malgré cela une partie de lui se réjouissait pour les deux femmes. Elles s’étaient bien choisies, et c’était toujours touchant de voir des gens heureux ensemble.

    « Mais je suis pas fâché, vraiment. J’aurais dû plus réfléchir mais.. c’est pas grave. La peine je l’oublierai, vous en faites pas.. »

    Ah la mauvaise idée. A l’instant où il parla de peine, les larmes se mirent à couler sans crier gare. Viles créatures.

    « Merde ! Désolé. »

    Lui-même s’en voulait. Il n’avait aucune bonne raison de pleurer, mais ses émotions étaient un peu chamboulées. Trop de nouvelles en même temps. Il se leva un peu précipitamment, s’élançant vers la salle de bain pour se passer de l’eau froide sur le visage.

    « Ah désolé, j’ai oublié de vous dire de vous mettre à l’aise. Installez-vous, j’arrive. »


    Quelques autres minutes passèrent avant qu’il ne ressorte, les yeux rougis mais secs.

    « Voilà, c’est mieux maintenant. Alors, on se l’ouvre cette bouteille ? »


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MessageDim 11 Mai - 19:56

Fernambridad ₰ Dans mon slip, j'ai mis des cactus.

Les mains dans les poches et un sourire accroché aux lèvres, Trinidad faisait bonne figure aux côtés de son Daemon mais elle perçut sans difficulté la peine de Robert; il fallait être aveugle ou insensible pour ne pas la voir. Au fond d'elle, la petite brune se sentait mal pour lui mais comme le jeune homme faisait des efforts pour ne pas se laisser aller à la tristesse devant elles, elle donna le change et fit de son mieux pour combattre son envie de serrer l'homme très fort contre elle. Quand elle lui passa la bouteille de vin, Trinidad se contenta de sourire à son hôte tout en levant le pouce, son visage très mobile se fendant d’une expression un peu idiote de petite fille contente plus que de raison pour quelques broutilles que comprennent mal les adultes. Robert était peiné et nerveux mais elle gageait qu'avec Cambria, elles pourraient parvenir à lui redonner la pêche durant la soirée; elle le regarda poser la bouteille sur la table tout en l'écoutant, avant de lui répondre.

"C'est pas ça..." elle se regarda Cambria et prit bille en tête la décision d'être franche à sa place, "elle a peur de te faire du mal alors je suis venue pour l'encourager, et t'encourager aussi."

Trinidad était la sincérité incarnée: elle pensait tout ce qu'elle disait, même si elle ne réfléchissait que la moitié, et disait tout ce qu'elle pensait sauf quand cela concernait ses sentiments personnels. Du reste, elle était fort volontaire pour résoudre les problèmes des autres, à la fois envahissante et de bonne volonté. L'hispano regarda le jardinier ravaler ses larmes encore une fois, et déglutit de manière sonore; à le voir comme ça, son cœur se serra invariablement et elle trépigna étrangement sur place. Son corps était parcouru de fourmis et de spasmes, contrôlant mal son envie de le consoler; mais elle devait tenir bon et ne pas le gêner. Une larme roulant sur la joue de Robert acheva Trinidad sur place et les fourmillements redoublèrent alors que ses yeux s'humidifièrent.

Elle écouta ses explications sans vraiment les réaliser pour l'instant. Il parlait de couple. Cambria, en couple avec elle? C'était vrai que leur amitié fusionnelle pouvait être mal prise quand on connaissait les préférences de la vénézuélienne et le fait qu'elle partageaient leur lit. Mais pour dissiper le malentendu, Trinidad devança son Daemon et se dirigea vers Robert, surprise, secouant des maisn vers lui.

"Espera, espera, chico!"
, elle avait l'impression d'avoir loupé un épisode et son visage devint tout rouge alors qu'elle se mit à pleurer malgré elle, "Cambria est... je... c'est pas ce que tu crois, c'est mon Daemon", dit-elle finalement en parvenant à retrouver un peu son calme, "Cambria est mon Daemon, je la considère comme ma sœur jumelle."

Un regard vers son amie de toujours, son âme soeur et la douleur partait déjà, légère comme une plume; elle lui sourit, lui prenant un instant la main: ce contact vainquait toutes les peurs.

"C'est beaucoup de choses pour moi... une sœur, une amie, la moitié de mon âme... mais sortir ensembles, ça ne risque pas!"
, elle rit un peu avant de s'assombrir, "elle sort avec un affreux jojo de qui elle attend un bébé, en fait."

Trinidad haussa les épaules, aussi désolée pour Fernie qu'elle ne l'était pour Cambria d'aimer un aussi triste sire que Frederick. Mais c'était le choix de son Daemon et elle le respectait, à défaut de l'approuver. Elle laissa Robert s'assoir le temps de digérer toutes ces nouvelles, ne pouvant s'empêcher de le trouver attendrissant: il aurait fait un bien meilleur parti que cet idiot de FRederick. Mais l'amour ne se commande pas. Se sentant un peu bête, elle remit les mains dans ses poches et baissa un peu le regard.

"T'es précieux pour nous aussi, chico."

Et finalement de le voir pleurer pour de bon et s'enfuir dans la salle de bain, le cœur de Trindiad fit un étrange bond dans la poitrine, cognant douloureusement contre sa cage thoracique comme s'il voulait se révolter face à la situation; elle compatissait à le peine de son ami et ressentait un puissant besoin de le consoler, de lui parler, de le protéger. Restant un long moment interdite, la brunette regarda Cambria en silence; son Daemon connaissait cette attitude; ces jambes en mouvement, cette bouche tordue, ces grands yeux rougis et ce besoin de bouger. Elle se sentait si bête, persuadée d'avoir fait pleurer Robert si bien que lorsque ce dernier revint, les yeux rougis mais sec, elle fondit sur lui pour enserrer dans ses bras.

Elle était si petite, Trinidad, atteignant péniblement le mètre cinquante. Et pourtant ses bras avaient une grande force, un grand besoin de protection. La situation du jeune homme lui brisait tant le cœur qu'elle le consola comme elle put, maladroitement et avec une franchise un peu sotte. La vénézuélienne maitrisait en réalité fort mal ses émotions, laissant libre court à ces dernières quand elles étaient trop intenses sans parvenir à garder bonne figure.

"Robert, ne pleure pas!", elle le serra fort contre elle, petite bonne femme, "ne pleure pas! No llores, sonríe! ¡ No seda no triste! ¡ Estamos allí!"

Elle baragouinait dans son espagnol natal, aux prise avec sa propre compassion; mais elle restait forte malgré tout, essayant de consoler Robert avec la plus grande bonté du monde. Parce qu'elle ne le connaissait pas bien mais il était son ami et qu'elle voulait l'aider. Pas qu'elle se sentait responsable ou coupable de quoi que ce soit, mais juste pour sécher ces larmes sur ce visage ami.
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MessageJeu 5 Juin - 7:29
Fernie & Cambria & ??.
Dans la vie, il y a des cactus ♫


Le sentiment de culpabilité était tenace, lui broyant consciencieusement les entrailles, comme pour lui rappeler à chaque instant un peu plus sa propre naïveté quant aux choses des sentiments. La petite fleuriste aurait voulu que tout soit aussi simple qu'entre Trinidad et elle. Ce serait alors tellement plus facile pour se comprendre... Alors, quand sa Liée comprit un sous-entendu qu'elle n'avait pas compris, sans se douter qu'elle puisse semer le doute quant à leur relation - il était facile de se faire des films, elles étaient s fusionnelles et si proches l'une de l'autre...
Alors que Trinidad fondait en larmes, comme en écho parfait des sentiments de sa moitié d'âme, elle resta là comme une idiote, à sangloter doucement, se sentant coupable d'inspirer tant de tristes sentiments à quelqu'un qu'elle appréciait.

Elle ne dit rien, tout du long de l'explication de la brunette, se contentant de pleurnicher sans bruit en regardant ses pieds, comme si elle avait voulu disparaître ou rentrer dans un minuscule trou de souris. Elle luttait contre l'envie de se transformer en vérité et échapper à tout ce stress sous sa forme animale, si agréable en définitive. Malgré tout, elle resta là, avec l'impression de ne pas servir à grand chose quant à consoler Fernie.

Alors que ce dernier fuyait courageusement vers la salle de bain, elle fondit aussitôt, mue par l'instinct, sur Trinidad, afin de la serrer dans ses bras, fort fort, et de parsemer ses joues de baisers mouillés. Une fois seulement en contact avec l'humaine, elle se sentit assez rassurée pour chuchoter : "Je suis désolée, je ne fais que des problèmes..." C'était assez vrai, elle était gaffeuse et naïve et ses relations avec les gens étaient compliquées parce qu'elle avait beau avoir une grande empathie, elle n'était fondamentalement pas humaine et certaines choses lui étaient terriblement étrangères.

Cambria lâcha Trinidad quand Robert revint dans la pièce, essayant de faire bonne figure elle aussi en séchant ses larmes du plat de la main. Son léger maquillage avait coulé, lui faisant deux bavures de mascara sous les yeux, mais elle s'en fichait. Et quand leur hôte fut pris dans les bras par sa Liée, elle s'y précipita aussi, les serrant tous les deux, avant de dire d'une voix triste :
"Je ne voulais pas te faire de peine... Je suis vraiment désolée, j'espère que tu me pardonneras d'être aussi bête..."

Elle se bouina un peu contre eux, pour les rassurer mais surtout pour se rassurer, avant de faire quelques pas hésitants en arrière, lançant à Fernie un timide sourire, un peu comme l'arc en ciel après la pluie. Doucement, mais fermement, elle avait attiré sa brune émotive auprès d'elle, l'entourant de ses bras pour mieux la réconforter, lui caressant les cheveux pour la calmer de son empathie galopante qui la faisait pleurer.
Quand Trinidad eut cessé de sangloter aussi, elle lui prit la main pour s'asseoir avec elle sur le canapé - toutes ses émotions l'épuisaient - posant sur Fernie un regard de chaton malheureux.
"Peut-on rester amis ?"
C'était sincère, terriblement sincère. Elle ne voulait pas le perdre, lui qui était si gentil...
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MessageMar 22 Juil - 21:18

C’en était presque comique de les voir pleurer tous les trois pour une pauvre histoire de cœur et d’incompréhension. Mais sous sa carapace de cactus (aie, ça pique !) Robert était un petit être fragile et les émotions qui jouent les montagnes russes avaient eu raison de son self control. Alors qu’il ne soupçonnait rien, il était passé en quelques instants de la certitude que Trinidad et Cambria étaient en couple à la certitude de … plus grand-chose. La tête d’étonnement qu’il eût lorsque Trinidad lui expliqua que le couple ça n’était pas elles deux mais Cambria et un affreux jojo devait être priceless elle aussi. Dommage que personne à cet instant n’eût le cœur à rire. Fernie eût un petit moment de doute aussi lorsque Trinidad lui parla de Daemon. Ça avait beau s’être banalisé, ce concept restait pour le jardinier quelque chose d’étrange. Lui n’en avait pas bien sûr, et il connaissait peu de gens ayant la chance d’avoir une belle relation fusionnelle comme l’avaient ses deux amies.

« Oh, son daemon ! »

Il était un peu surprit, un peu attendri. C’était une belle relation, et malgré la peine qu’il avait en cet instant c’était plaisant de voir la complicité que Cambria et Trinidad partageaient. Mais c’en était trop pour ses petites émotions fragiles, c’est pourquoi il s’était absenté un moment dans la salle de bain.
Il ne pleurait plus lorsqu’il ressortit, mais c’était avant que Trinidad puis Cambria ne le prennent dans leur bras pour le réconforter. On connaît tous ce moment traître lorsque l’on veut arrêter ses larmes mais qu’elles reprennent quand même de plus belle, les traîtres. Il souriait malgré tout.

« Mais c’est pas à vous de vous excuser. C’est moi qui ait été un peu.. bête et maladroit. Désolé. »

Et c’était terriblement sincère. Il se sentait bête, suffisamment pour avoir envie de s’enterrer dans un trou. Avouer ses sentiments ça n’était déjà pas simple, mais affronter ce qui suit c’était pire. Il regrettait amèrement d’avoir fait des avances à Cambria. Mais Robert n’était pas doué sur un plan humain, lui c’était avec les plantes qu’il était à l’aise, jadis avec les animaux. Et les relations avec les plantes, c’était bien plus simple.

Heureusement, ses larmes finirent par se tarir, alors qu’il s’éloignait des deux jeunes femmes. Il n’avait plus que de vagues tressautements qu’il aurait bien aimé faire disparaître, et qu’il masquait par un sourire un peu timide, un peu gêné. Ça faisait bien longtemps qu’il n’avait pas pleuré comme ça. La dernière fois c’était… il ne s’en souvenait même plus.

« Amis ? Oui, bien sûr, je veux pas… »

Il soupira un grand coup. La question ne l’avait surpris qu’à moitié. Lui-même l’avait sur le bout de la langue. Bien entendu, il souhaitait rester en relation avec Cambria et Trinidad. C’était peut-être un peu délicat de parler d’amis à ce stade, car ils ne se connaissaient finalement que de la boutique de Cambria. Mais Fernie y venait régulièrement, et il aimait bien être avec elles. Il se sentait bien en leur compagnie, ou du moins il s’était senti bien. Maintenant il se sentait con et gêné. Et espérait que ça passerait.

« J’voudrais pas que ça change. Ni que vous me regardiez différemment. Si on pouvait tout oublier, ça serait parfait. »

Il regardait le sol, jouant avec ses mains comme un ado un peu intimidé.  Evidemment c’était un peu naïf. Personne n’oublierait rien, et ils joueraient à faire comme si rien ne s’était passé. En espérant qu’ils jouaient bien…

Après un aller-retour express dans la cuisine pour chercher son tire-bouchon, il s’assit à son tour sur le canapé, imitant ses amies.

« Je savais même pas que tu étais enceinte Cambria. Félicitations ! Et qui est cet affreux jojo dont parle Trinidad alors ? »

Ça n’était pas vraiment pour se faire du mal que Fernie posait la question. C’était d’abord par intérêt sincère pour celle qu’il allait devoir à contrecœur considérer comme une amie sans autre sentiment, mais aussi pour détourner la conversation. Parce que pour lui, l’atmosphère était soudainement devenue pesante.

« Enfin j’voudrais pas être indiscret, désolé. C’est peut-être mal venu. »

Il avait le tirebouchon à la main, sans trop savoir quoi en faire. Malgré ce qu’il s’efforçait de paraître, Fernie était un peu bouleversé, et ça allait être difficile de poursuivre la soirée. Alors c’est de lui-même qu’il revint sur ce qui lui pesait sur le cœur.

« J’aimerais vraiment qu’on reste amis. Vraiment. Et en contact. Vous êtes géniales, toutes les deux. Et ce que vous avez entre vous c’est formidable. »

Il les regardait l’une puis l’autre, en souriant, sans plus aucune trace de sanglot cette fois-ci. Ses pleurs étaient définitivement passés, pour son grand soulagement.

« Mais peut-être que ça serait bien qu’on ne se voit pas pendant quelques temps pour… enfin.. histoire de.. repartir sur de bonnes bases ? »




(ceci est un message provisoire)
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