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 New York City, Bitch ! [Bilitis] 
MessageLun 17 Mar - 14:24
[C'est pas top, mais bon, c'est parce que c'est le début ! xD]


*New York City, Bitch*


Comme dans un film au ralenti, Leah posa le pied sur la macadam de l'aéroport de New York. Vent dans les cheveux, démarche de star, grosses lunettes de soleil, robe de grand couturier, louboutins. Et, bien sûr, un air supérieur sur le visage associé à son sourire insolent caractéristique. Elle emplit ses poumons de l'air vicié de New York avec délectation et porta rapidement sa main à l'arrière de sa tête pour empêcher son chapeau de s'envoler. Aujourd'hui, alors qu'elle se rendait à la Fashion Week avec sa meilleure amie, le monde lui appartenait. Il ne lui restait qu'une journée à vivre, une journée dont elle allait profiter à fond pour donner une dernière fois dans l'excès, sortir de l'image de duchesse qu'elle renvoyait d'habitude. Enfin, « d'habitude », avant la mort d'Aaron, bien sûr. Elle s'était d'ailleurs jurée de ne pas penser à lui. Pour la première fois depuis 5 ans, elle oubliait tout. Depuis quelques mois, grâce à Bilitis, elle avait fait son retour dans « le monde ». On parlait à nouveau d'elle, les paparazzis la chassait dans les rues comme avant. Ça lui avait manqué. Plus qu'elle ne l'aurait cru. Alors elle leur avait donné ce dont ils avaient envie : un comportement de gosse de riche, de diva, des scandales, des apparitions dans les endroits branchés. Ce n'était pas pour enchanter ses parents mais ils étaient de l'autre côté de l'océan, à Londres. C'est-à-dire trop loin pour lui faire peur. De toute façon quand on sait qu'on va mourir, on a tendance à ne plus porter d'attention à grand chose. Aujourd'hui, elle marquerait les esprits un grand coup et s'éteindrait dans une overdose de luxe.

Leah était partie comme une voleuse et s'était envolée pour New York sans Lily. Cette dernière devait donc se trouver dans une peine atroce mais c'était bien fait pour elle. Peut-être que si elle avait plus présentable, plus classe, Leah aurait pu l'emmener. Elle se répétait sans cesse qu'elle s'en foutait de sa daemon mais pourquoi, alors, avait-elle cette sensation désagréable dans le creux de son estomac ? Etait-ce de la culpabilité ? Ou encore de la peur que cette dernière ne lui pardonne jamais ? Elle faisait tout pour ne pas y penser et, grâce à Billie, elle y arrivait plutôt bien. Et puis, Lilith n'aurait jamais à la pardonner puisqu'il ne leur restait à toutes les deux que quelques petites heures à vivre.

Un grand sourire aux lèvres, Leah se retourna vers le Jet privé blanc duquel elle venait de sortir pour voir si Bilitis suivait bien. Pour les deux jeunes femmes ce genre de dépenses faisait presque partie de la vie quotidienne. De toute façon, Leah n'aurait pas pu envisager de voyager autrement. Les compagnies aériennes grand public lui donnaient des frissons de dégoût alors ne parlons même pas des Low Cost. Comme rien n'était trop beau pour cette journée, une limousine les attendait à la sortie de l'aéroport pour les emmener directement à la Fashion Week, dans l'upper east side.

- Hey sale Biacth, tu te dépêches ?!

Lança t'elle en direction de la fille qui savait tout d'elle. Car, en effet, Leah n'avait plus aucun secret pour Bilitis. Cette dernière savait qu'elle avait un daemon et, pire, elle était même la seule âme vivante à savoir qu'elle s'était fiancée à Aaron pour les apparences, parce que c'était l'homme parfait sur le papier, et pas par amour. La seule chose qu'elle ne savait pas c'était ce que Leah elle-même refusait d'accepter : son attirance pour les femmes. Leur relation était réciproque et la Castel était au courant de tout ce qui concernait son amie : sa maladie, son statut de détachée et même sa tentative de suicide passée. Tout ça ne changeait rien à l'amitié qu'elle lui portait. Puisqu'elles allaient mourir ce soir, rien de tout ça n'avait d'importance.

Un instant plus tard, elles étaient dans la longue limousine noire et Leah s'emparait d'une bouteille de champagne.

- A notre arrivée à New York ! Ils ne savent pas ce qui les attendent !

Elle fit sauter le bouchon et cria quand il vola dans le plafond de la voiture et que plein de mousse menaça de se répandre sur le sol. Jurant et riant en même temps, elle attrapa des verres pour y verser le champagne et faire le moins de dégâts possible. Bien sûr, elle s'inquiétait plus pour sa robe que pour la voiture qui était en location.  



©BlackSun
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MessageMer 19 Mar - 11:10


New York, bitch ! Our last night !
ft. Leah Castel & Bilitis Aulin-Smith.


Le destin savait parfois être une ironique sorcière: c'était parce qu'elle avait trouvé quelqu'un d'aussi désespéré qu’elle que Bilitis s'était un jour fait une vraie amie et qu'elle ne la repoussait pas; après tout Leah savait bien, comme elle, que la vie ne valait surement pas la peine d'être vécu. Quand elle mourrait, l'autre femme ne souffrait pas parce qu'aujourd'hui elle fêterait ensembles un évènement très spécial: leur dernier jour sur cette Terre pourrie jusqu'à l'os. Elle allait la baiser comme elle le méritait aujourd'hui, jusqu'à la lie en compagnie de sa meilleure amie et elle finirait la soirée sur un feu d'artifices pour tirer leurs révérences en beauté et laisser leur trace. Jet privé, limousine, champagne et fashion week; elles avaient tout planifier ensembles, presque froidement dans le cas de l'avocate: elle en avait bien assez de cette vie en sursis pour voir les choses de manières bien plus noires et froides qu'elles ne l'étaient -comme elles devaient l'être, aurait-elle dit avec un sourire. Elle avait promit à Leah de s'occuper de trouver ce qu'il fallait pour les envoyer loin de ce monde qu’elles détestaient et qui les méprisait tout autant.

Une promesse était une promesse, encore plus si l'on est si désespéré; Bilitis n'avait aucune envie de se moquer du mal être de son amie et peu lui importait que ce Daemon dont lui avait parlé Leah meure aussi; elle s'en foutait bien. Après tout les Daemons étaient aussi égoïstes que leurs Liés: le sien avait mit fin à sa vie pour coller un ultimatum sur la sienne, ne lui laissant qu'une faible existence en sursis, attendant la mort prochaine. Lilith ne serait qu'un dommage collatéral et au point où elle en était la brune se fichait bien de ce genres de "petits" détails; elle méprisait les Daemons, comme elle méprisait les Humains: sa haine se dirigeait vers tout le monde, essentiellement sur les mauvaises personnes. Et elle se haïssait cent fois plus que les autres. Un peu comme dans toutes ces paroles de chansons insipides d'aujourd'hui qui vantaient le "life fast and die young", Bilitis avait à présent enfoncé pied au plancher la pédale du non-retour; un échec dans sa première tentative ne l'avait pas fait se débiner: elle n'en était sortie que plus convaincue qu'elle devait mourir en beauté plutôt que dans un lit d'hopital qui sentait l'urine.

Le plus étrange dans cette histoire était peut-être qu'elle se moquait profondément des raisons qui poussaient Leah à vouloir mettre fin à ses jours; l'important était que tout comme elle, elle avait cette envie en elle: c'était, du point de vue de Bilitis, leur seul point commun -ou tout du moins le seul qu'elle veuille voir. Jet privé, limousine, champagne et excès. Une suite de luxe au Carlyle... tout ça pour quoi? Le matin même, la brune commençait à perdre l'envie de cette mascarade; comme toujours ses humeurs étaient absolument fluctuantes. Elle avait passé un long moment accroupie dans sa douche sèche, une cigarette entre les doigts qu'elle avait laissé finalement se consumer. Depuis la mort de son Daemon, sa maladie avait empiré mais son état mental aussi: Bilitis perdait goût aux choses; de moins en moins de choses lui plaisaient, l'intriguait, l'excitaient. Sa vie devenait plate, ses émotions se déréglaient. Maudit type, qui avait signé son arrêt de mort. Elle savait bien qu'à un moment, elle ne ressentirait plus rien du tout et sis a maladie ne l'avait emporté avant, elle se laisserait mourir comme beaucoup d'autres Détachés.

Alors elle ne savait pas trop pourquoi elle était quand même venue: pour en finir surement. Pour assurer à Leah qu'elle respectait sa promesse; après tout c'était sa seule amie et elle lui devait bien ça. Derrière ses épaisses lunettes noires qui mangeaient la moitié de son visage, elle avait les yeux fatigués. Sa nuit avait été agitée de douleurs thoraciques et d'apnée mais elle avait masqué sa fatigue de vivre avec ce qu'il fallait de maquillage et de mauvaise foi pour que cela fonctionne: au sortir du jet privé, elle arborait ce détestable petit sourire supérieur qu'elle aimait à prendre en société. Elle n'avait étrangement pas pris de valise mais n'avait sur elle qu'un simple sac; mais que Leah se rassure: elle avait ce qu'il fallait. La brune rit quand son amie l’appela et la rejoint en quelques foulées sur ses Jimmy Choo, enfonçant ses lunettes sur l'arrête de son nez. Rien que de la marque, que du Longchamp, Gucci, Jimmy Choo, et une robe signée Vivienne Westwood herself: elle avait mit son plus bel apparat pour dire coucou à la Mort.

"C'toi la biatch!", rit Bilitis en bousculant son amie et la serrant fort dans ses bras, la secouant un peu au passage, "t'as vu la frippe que tu portes! Sérieux je vais me taper la honte avec toi! La couleur quoi... et qu'est-ce que ça te fais un gros cul!"

Elle putassait, Bilitis; sur tout et sur tout le monde mais la plaisanterie prenait avec Leah parce qu'elle savait bien qu'elle n'était pas sérieuse. Ou alors juste à moitié. Ou peut-être était-elle sérieuse mais chacune s'en fichait finalement. L'avocate crocheta solidement le bras de son amie pour gagner la limousine qu'elle avaient loué pour l'occasion.

"Fasshionnn Weekkk!", criait-elle avec une voix aigüe, agitant le bras en l'air sans objet.

Elles entrèrent dans la limousine et les hostilités contre New York et la vie elle-même commencèrent tandis que Leah s'empara d'une bouteille de champagne pour remplir deux verres. Bilitis trinqua avec son amie, un sourire presque agressif, carnassier aux lèvres.

"A notre arrivée! A nous!", elle avala le champagne comme s'il s'agissait d'eau minérale, sans vraiment l'apprécier, riant lorsqu'elle vit le bouchon heurté le plafond de la voiture.

Rien n'avait plus d'importance que de s'amuser avec Leah durant leurs dernières heures; et pourtant Bilitis refusa d'ôter ses lunettes, préférant cacher son véritable regard derrière: vide et absent; juste une mascarade, une dernière fois. Elle sourit de ses dents blanche et se tira une cigarette, en proposant une à l'autre femme.

"Je déteste cette putain de ville. Je déteste ces gens", fit-elle, "et franchement, j'espère bien qu'on va s'amuser sinon je fais un scandale.... mais de toute faon je ferai un scandale, donc bon!"

Elle rit, méchante, amère: elle allait se faire remarquer aujourd'hui, le plus possible et s'amuserait à en crever. Elle voulait se vider la tête, faire des choses dingues, idiotes et répréhensibles; de ces choses qui ne vous rapportent rien de plus, mais vous font tant de bien.

"Franchement", commençât-elle en fouillant dans son sac pour en tirer une boites à pilules pour en avaler deux à sec -elle ne voulait pas être gênée par ses douleurs durant la journée, non pas qu'elle se soucie réellement de sa santé mais elle voulait s'amuser- et reprend: "t'es la seule qui me comprend ici. ON va se faire une journée de folles et une belle mort."

Du reste, elle s'en fichait réellement. La jeune femme rangea son pilulier dans son sac et poussa un soupir; elle espérait ne pas avoir de crise de dyspnée pendant la soirée, sinon elle ne serait bonne à rien...

"Bon! Un remontant."

Elle jeta son sac au bas de ses pieds et tira une carte de crédit, un billet de cent dollars qu'elle plia en quatre et un petit sachet de cocaïne qu'elle disposa sur le bout de la carte de crédit pour le sniffer, s'essuyant le nez avec le billet en reniflant d'un coup sec, serrant les dents; et ses yeux étaient toujours cachés derrière ses épaisses lunettes.

"T'en veux ou pas? Si t'en veux pas vas te faire foutre, d'habitude je ne partage pas avec les biatches mais c'est un jour spécial!", dit-elle avec un air faussement magnanime un peu théâtral en tendant sa coupe avec l'itnention de boire encore du champagne.

Encore et encore, à l'excès; jusqu'à en disparaitre pour de bon.


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