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 Enjoy Life ❖ Pv Leah 
MessageMer 12 Mar - 21:47
    Quelle belle journée ... Les rayons du soleil filtraient à travers la vitre, caressant les peaux clairs des jeunes demoiselles Castel. Lilith fut la première à ouvrir l'oeil et à s'extirper de sa couche. Elle avait beau être la couche-tard de service, elle n'avait aucun problème pour sauter du lit dès l'aurore. Fraîche, pimpante et pleine d'énergie, déjà prête à attaquer cette nouvelle journée, surtout si celle-ci est ensoleillée. Et c'était le cas aujourd'hui. La jeune femme eut un sourire pour l'astre solaire qui aveuglait ses yeux encore embués de sommeil, puis se rua dans la salle de bain pour passer de l'eau sur son visage. Elle en profita également pour troquer sa nuisette noire pour un un débardeur (noir, évidemment) et un mini-short, qui visiblement avait obtenu par l'arrachage des jambes d'un vieux jean usé jusqu'à la corde. Ceci fait, elle regagna la chambre qu'elle partageait avec Leah, pour le grand désespoir de cette dernière. Contrairement à bien des colocataires, si les deux jeunes femmes devaient partager la même pièce durant leurs nuits, ce n'était certainement pas pour des raisons économiques. Non, l'appartement qu'elles possédaient (oui, elles l'avaient acheté) était luxueux et spacieux, elles avaient même une pièce en trop qui restait tout simplement vide. Et pour cause, Leah appartenait à une famille richissime. Lilith en profitait également, mais elle ne sentait pas vraiment comme membre de la famille, non, la seule personne à laquelle elle était attachée était Leah. De toute manière, personne ne voulait d'elle et ne lui en voulait de s'exclure de la prestigieuse lignée. Bien qu'elle soit prise en charge, plus pour acheter son silence que par moralité.

    Mais passons ces soucis familiaux et relationnels ... Revenons à la raison du partage de la chambre ... Lilith ne voulait plus quitter sa Liée. Non pas par manque de confiance, mais par peur. Peur que Leah oublie qu'elle n'était pas seule dans ce monde, qu'elle se laisse aller dans les cauchemars et la tourmente, et qu'elle s'effondre. Lilith l'avait déjà récupéré à bout de bras et tiré dans le monde des vivants à grand peine ... Elle ne savait pas si elle pourrait réussir de nouveau pareil tour de force. Alors elle avait choisi de coller Leah en permanence, tant pis si elle la haïssait, au moins la haine qu'elle nourrissait pour sa Daemon la sortait de sa mélancolie maladive. Lilith avait les épaules pour supporter ça. Pas pour la perdre. Bon, okay, elle en mourrait même, mais au delà de cette réalité, Lilith préférait mille fois quitter ce monde en sachant Leah vivante et bien portante.

    De retour, Lilith couva du regard sa Liée, un sourire inquiet aux lèvres. Puis sans la moindre hésitation, arracha drap et couverture pour extirper la miss de son lit, restant parfaitement sourde aux protestations de Leah, les recouvrant même d'une voix impérieuse.

    « Debout mistinguette, on se bouge, le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt ! T'fais pas partie de l'élite ? Si ? Alors lève toi petit soleil ! Ton papa est déjà haut ! »

    Une fois Leah levée, Lilith lui intima de ne pas traîner de trop lors de sa toilette et son habillage, et fila à la cuisine pour lancer le café. Bien tassé, évidemment. Elle eut le temps de le faire passer et d'engloutir deux tasses saturées de sucre avant de perdre patience et d'aller aider Leah à accélérer le mouvement. En d'autres termes, elle coupa court à sa loooongue séance de maquillage/manucure/coiffage/repassage, lui fit passer avec peu de délicatesse sa robe de la veille (quel blasphème !), la chaussa de force, et la traîna jusque dans la rue sans ménagement superficiel. Elle parvînt au passage à enfiler des claquettes et une veste de cuir.

    « Mais arrête de râler ! Il fait beau merde, pète un coup et détend toi, je te sors prendre l'air !! »

    Lilith savait bien que ce langage vulgaire sifflait aux oreilles de sa prude Liée. Quoique, prude ... A en juger par son état de femme, Lilith savait bien que Leah n'était pas la petite demoiselle aux mèches bouclées sans un plis de travers qu'elle espérait. Enfin bref, elle aimait provoquer sa Liée de la sorte. Que ce soit par cette expression peu châtiée ou des tenues provocantes. Aurais-je oublier de préciser que sous ce fin débardeur, il était évident que Lilith avait jugé peu utile de passer un soutif pour maintenir son bonnet D ? Ahlala, petite coquine va ... C'était ainsi qu'elle s'aimait, c'était donc ainsi qu'elle était. Frétillante et sautillante, le bras de Leah serrée contre sa poitrine, elle s'en allait à l'aventure ! Mais vers où me demanderez vous alors même que Leah s'inquiétait également de leur destination ... Ce à quoi je répondrais, en coeur avec notre brune extravagante :

    « Tu verras bien quand on y s'ra ! »

    Et ça pour voir ... Dès qu'elles y furent, Leah ne pouvait que comprendre où elle était ... Difficile de rester indifférent à pareil spectacles de bruits, d'odeurs et de couleurs ... Car cette destination secrète n'était nulle autre que le marché de Chinatown.

    « Alors qu'en dis tu ? C'est pas trop génial, toute cette vie, ce monde, cette agitation ? »
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MessageSam 15 Mar - 16:17

*Enjoy Life*

I'm not dead I'm just doing wrong


« Putain de connerie de soleil de merde. » se disait Leah, se permettant de jurer comme une jarretière parce que, dans l'intimité de ses pensées, personne ne pouvait l'entendre. Ce n'était pas tout à fait vrai puisqu'il semblait que par son statut de Daemon, Lilith avait libre accès à ses pensées. Ça faisait partie des nombreuses choses insupportables dans cette relation. Parce qu'alors, Leah devait être à l'intérieur qui est elle se targuait d'être à l'extérieur. Elle n'avait plus aucun endroit pour se réfugier loin de tout. Elle était condamnée à être toujours en présence de Lilith, celle qui faisait partie d'elle, qui était au grand jour la personne qu'elle avait toujours essayé de refouler dans les endroits les plus sombres et reculés de son esprit. Lily, d'ailleurs, dormait encore. Elle se targuerait peut-être, plus tard dans la journée, d'avoir été la première éveillée mais, Leah la distançait de quelques heures. De toute une nuit peut-être car elle avait l'impression d'avoir fait nuit blanche. Peut-être avait-elle dormit mais, alors, pas assez pour qu'elle s'en souvienne. Et à présent, il était trop tard. Ce connard de soleil, qu'elle ne cessait d'insulter de toutes ses forces, avait décidé qu'il lui avait laissé assez de temps pour qu'elle essaye de dormir, il était trop tard maintenant. C'eut le don de l'irriter encore plus. De façon irrationnelle, ça lui donnait l'impression d'encore plus perdre le contrôle de sa vie. Même le soleil se mettait à décider des choses pour elle, il lui retirait la nuit des mains alors qu'elle avait espérer pouvoir s'y accrocher encore un peu. Qu'à cela ne tienne, elle resterait au lit. C'était décidé, ce n'était pas un vulgaire soleil qui allait lui dicter sa conduite. Il ne lui restait plus rien, on ne lui enlèverait pas le loisir de rester au lit. Oh comme elle était loin de la Leah qui se levait à l'aurore parce que « l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ». Mais, une fois encore, il faut souligner qu'à ses yeux, elle n'avait plus d'avenir, plus de projet. On lui avait tout prit, même sa motivation à trouver un travail, à s'engager dans quelque chose.

Une seconde plus tard, elle entendait Lily qui se levait, ne se gênant pas pour faire un bruit de tout les diable. Retenant une forte envie de lui balancer quelque chose dessus, elle fit un effort surhumain pour ne pas laisser échapper un soupire et avoir l'air endormie. Elle espérait, peut-être naïvement, que la daemon aurait pitié de la pauvre petite chose endormie qu'elle était et lui foutrais la paix. Car si Leah pouvait envoyer chier le soleil, pour le dire aussi vulgairement qu'elle le pensait en ce moment, il lui était presque impossible de faire de même avec Lily. C'est qu'elle était tenace. Ecoutant les pas et déplacements de l'excentrique de service avec une fascination non assumée, Leah se mit à prier en silence : « Oublie moi, oublie moi, oublie moi ». Elle s'enfonça lentement sous les draps duveteux jusqu'à disparaître complètement. Voilà, pour aujourd'hui, tout ce qu'elle voulait c'était disparaître des inquiétudes de tout le monde, disparaître de la surface de la terre. Comment ça c'était exactement ce qu'elle avait fait hier, avant-hier et le jour d'encore avant ? Oui, peut-être bien mais aujourd'hui était partit pour être exactement pareil. Lily était maintenant au pied du lit, Leah le sentait, l'avait entendue. Les secondes pendant lesquels elle la regarda furent un supplice pendant lequel Leah, respiration retenue, se demandait si elle allait la forcer à se réveiller ou la laisser tranquille. Nul besoin de préciser qu'elle espérait de tout coeur la seconde solution.

Il faut croire que Nietzsche avait raison en clamant « Dieu est mort » car personne n'écouta ses prières et Lily lui arracha cruellement sa couverture. Leah gémit avec force, se tortilla et fut finalement coupée dans son élan de se répandre en injures plus charmantes les unes que les autres par la voix impérieuse de sa daemon. Cette dernière la connaissait d'ailleurs trop bien et savait où appuyer pour la faire réagir. Bien sûr qu'elle faisait partie de l'élite. Piquée au vif, elle se redressa. Pendant une seconde, elle retrouva de sa superbe. Même en nuisette, les cheveux en bataille et avant sa douche, elle eut un instant l'air de la Lady qu'elle était quand elle était encore fiancée à Aaron. Celle qui allait accomplir de grandes choses, faire connaître le nom « Castel » pour autre chose que du vin, celle qui faisait la couverture des magazines people.

- Ne me donne pas d'ordres.

Répondit-elle froidement seulement pour se rendre compte comme sa voix était faible, loin de celle d'une Lady. Ces quelques mots la vidèrent alors complètement de toute motivation, comme si pour les prononcer elle avait dû puiser dans ses dernières ressources. Poussée par Lily, elle trouva néanmoins la force suffisante pour se trainer sous la douche, sans réellement comprendre comment ni pourquoi. Elle n'était pas la femme qu'elle était, elle n'était plus que l'ombre d'elle-même. Une ombre qui attendait patiemment la mort. Si elle était résignée à « l'attendre » plutôt qu'aller la chercher, cette mort, c'était parce qu'elle avait pris conscience de l'égoïsme de ses actes et du meurtre qui en découlerait. Enfin, « meurtre » encore fallait-il savoir si les daemon étaient considérés comme des personnes à part entières. Rien n'était moins sûr. Quoi que, quand on croisait le sourire plein de vie de Lily, quand on la voyait sautiller partout, on pouvait facilement se dire qu'elle était plus entière que Leah. « C'est injuste » se dit Leah alors que, sortie de la douche, elle se laissait mollement retomber sur le lit. Décidément, trouver refuge dans les bras de Morphée était une perspective fort agréable. Les effluves de café, s'infiltrant fourbement dans la chambre, lui retournèrent l'estomac, lui donnant puissamment envie de vomir. Elle se recroquevilla sur elle-même pour y échapper.

La tornade de vie concentrée déboula à nouveau dans la chambre et manipula Leah comme une poupée de chiffon pour l'habiller alors que celle-ci protestait. Les différentes protestations misent bout à bout donnent à peu près ceci :

- Quelle heure est-il ? Je suis sûre qu'il est trop tôt pour sortir ! On va être au milieu des poivrots qui rentrent du bar. Tu sais, il y a des heures qui sont convenables pour être dehors. Non mais pas cette robe là, je l'ai mise hier ! Tu fais tout ça juste pour me torturer en fait ?!

Dans l'entrée de l'appartement, devant le miroir, elle se débarrassa finalement des mains envahissantes de sa colocataire en la poussant hors du champ. Elle prit le temps de se regarder. L'image qu'elle renvoyait ne la satisfaisait pas du tout. Dans sa robe de la veille, elle avait l'air d'une souillon. Ses cheveux n'étaient même pas peignés. Elle passait ses mains dedans rapidement, releva le menton. Là, c'était déjà un peu mieux. Coulant vers Lily un regard dédaigneux qui cacherait, elle l'espérait, le ton vaincu de ses paroles, elle dit :

- J'espère pour toi qu'on ne croisera personne que je connais.

Pour ce qui était de la presse, rien à craindre, ils ne la trouvaient plus assez intéressante pour la suivre de l'autre côté de l'océan. Rien de plus normal puisque ça faisait 5 ans qu'elle ne faisait plus rien d'intéressant. Oh, ils avaient bien fait leur choux gras pendant quelques mois d'articles sur la « veuve esseulée » que l'héritière Castel était devenue mais ils avaient fini par se lasser. N'étant pas du genre à encaisser en silence les efforts de Leah pour la rabaisser, Lily lui répondit :

- Mais arrête de râler ! Il fait beau merde, pète un coup et détend toi, je te sors prendre l'air !!

Leah tiqua, fronçant des sourcils désapprobateurs. Ce vocabulaire, elle ne s'y ferait pas. Cassée, elle en avait marre de lui dire de surveiller son langage, de ne pas parler comme ça. Mille autres possibilités de réponses lui traversèrent l'esprit. « Comment tu veux que je me détende alors que je ressemble à une clocharde ? » ou encore « Estime toi heureuse que je t'attache pas à un radiateur pour avoir la paix ». Aucune de ses réponses ne franchirent ses lèvres. A la place, elle pris un air las et soupira :

- Avance alors.

Dans l'ascenseur qui les amenait au rez de chaussé – puisque leur appartement était au dernier étage – elle trouva néanmoins quelque chose à ajouter, ce fut plus fort qu'elle, un vieux réflexe de la salope qu'elle était quand elle était au Lycée.

- Je te préviens que si, à cause de cette tenue de racoleuse, tu te fais violer, je n'interviendrai pas.

Ne serait-ce pas plutôt un aveu de sa part ? Une preuve qu'elle avait remarqué sa tenue trop sexy et que ça ne la laissait pas indifférente ? Elle évitait d'ailleurs soigneusement de la regarder, préférant s'abimer dans la contemplation des portes de l'ascenseur, droite comme un i.

Pendant le chemin, elle essaya de se persuader du bien fondé de cette sortie. Oui, il fallait qu'elle sorte car même si elle le voulait, elle ne pouvait pas passer sa vie entre les 4 murs de leur tout nouveau penthouse. Et puis, la vitamine D, c'était l'anti-dépresseur gratuit distribué par le soleil n'est-ce pas ? Dans un premier temps, elle se laissa littéralement trainée par sa daemon qui lui tenait le bras. Ensuite, elle fit un peu plus d'efforts pour avancer. Elle manifesta même de l'intérêt pour leur destination :

- Je peux au moins savoir où on va ?

« Faites que ce soit une galerie d'art, un parc, quelque chose de calme ! Pitier ! »

- Tu verras bien quand on y s'ra !

Leah fronça les sourcils. Ça ne présageait rien qui vaille. Le chemin qu'elles prenaient passait par China Town. C'était ce qu'elle comprenait alors que les bruits de la rue se faisaient de plus en plus fort. Angoissée par la proximité avec des gens sales, transpirants, pauvres, Leah se rapprocha un peu de Lily, espérant que celle-ci la protège contre les miasmes et les accostages intempestifs.

- Alors qu'en dis tu ? C'est pas trop génial, toute cette vie, ce monde, cette agitation ?

Quoi ?! Quoiiiii ? Leah espéra de toutes ses forces avoir mal entendu. Il était impossible que ce soit ici leur destination finale. Qu'est-ce que Lily essayait de faire ? La faire descendre encore plus bas que terre ? Tout ici était agressif : les bruits, les tenues affriolantes bariolées de couleurs vives, les odeurs. Si elle n'avait pas eu peur d'attraper une maladie infectieuse, Leah se serait laissée tomber dans les pommes. A la place, elle se dégagea violemment de l'emprise de Lily.

- Tu te fous de ma gueule ?!

Une moue de dégoût se peignit sur son visage alors qu'elle avisait des carcasses de poulet qui pendouillaient dans les airs avec insubordination :

- Tu la vois où la vie, s'il te plait ? Cet endroit est tout bonnement dégoûtant. Moi tout ce que je vois c'est l'agitation pitoyable d'âmes désespérées qui sont contraintes à marchander ici leur nourriture pour ne pas mourir de faim. On se croirait au moyen-âge !

Une lueur de désespoir s'alluma dans ses yeux. Elle ne comprenait vraiment pas ce que Lily trouvait à cet endroit. Il faisait suffoquant. Il y avait de la nourriture, des trucs morts, partout. Son attention fut attrapée par quelque chose de vivant : un poulpe dans un aquarium. Elle s'approcha, se pencha pour l'observer, non sans faire attention à ne rien toucher, toujours pas peur de la contamination. Changeant de ton du tout au tout, elle demanda :

- Dis, tu penses qu'ils vont le manger, lui aussi ?

La pauvre bête était certainement entrain de souffrir dans son aquarium trop petit. Sans compter la frayeur que toute cette agitation devait lui procurer. Au final, elle n'était pas différente de Leah : apeurée, coincée, pas à sa place. Ce n'était pourtant pas un bel animal, il faisait même plutôt peur et vous aurait presque arraché un frissons de dégout. Toute fois, il fascinait Leah. Peut-être parce que c'était la première fois qu'elle en voyait un « en vrai ». En tout cas, c'était bien la première chose qui l'intéressait depuis le début de la journée.



©BlackSun
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