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 Leah Castel ✦ Sour Cherry [100%] 
MessageLun 10 Mar - 20:01

Leah Eleanor Castel



« Dés que je ne suis plus là, tu dis "Elle, elle ne m'aime pas" mais ouvre les yeux. Regarde moi. Ma vie serait vide sans toi. »

Moi c'est Leah Eleanor Castel, je suis un Lié  mais mon métier c'est plutôt du genre rentière.

Je suis âgé de 25 ans, l'âge parfait, quoi. Je suis né à Londres. Actuellement, je suis célibataire et par dessus le marché, j'aime les deux avec un fort penchant inavoué pour les femmes. Ah au fait, j'ai un Daemon qui s'appelle Lilith Castel.
Bon, je vais te raconter un peu ma vie, tu verras, ce sera chouette.



Mon Apparence


Leah est grande, peut-être un peu moins que la moyenne des femmes mais elle fait tout pour qu'on ne le voit pas en portant des talons vertigineux. Si bien que quand vous la voyez, vous la trouvez grande. Taille mannequin même puisqu'elle est aussi fine. Trop fine, diront certain. Il faut dire qu'elle sort à peine d'une grave dépression pendant laquelle elle a cessé de s'alimenter. Aujourd'hui, elle picore du bout des lèvres et elle ne grossit pas bien vite mais c'est déjà ça. Ses os ne sont plus apparents, sauf quand elle s'étire. De toute façon, elle porte des couches de vêtements pour faire illusion. Il n'y a bien que Lilith qui sache qu'elle n'est pas aussi bien en chaire qu'elle veut le faire croire.
Elle a le visage rond, angélique, à peine maquillé. Ce visage arborait autre fois un sourire permanent. Pas toujours le même. Quelques fois sarcastique, quelques fois hautain mais souvent joyeux, souvent tendre. Ce sourire a disparut, son visage est à présent souvent fermé. Ses sourcils délicats se froncent à la moindre occasion, ses yeux roulent rapidement vers le ciel pour manifester de sa désapprobation permanente.
Son menton est haut, digne. Il témoigne de son rang social, de sa noblesse, de son allure. Car elle se tient toujours droite, elle marche toujours élégamment, comme si elle volait, perchée sur ses talons aiguilles. Elle pourrait souffrir mille maux qu'elle marcherait toujours de cette façon. Elle ne s'autorise pas à se laisser aller. Elle ne court jamais, réservant cette folie à Lily.
Sa garde robe ne comporte que des vêtements griffés des plus grand couturiers. Elle s'habille en couleur, en accord avec la saison. Elle ne s'éloigne jamais du style que l'on nomme vulgairement « bon chic bon genre ». Pourtant, elle louche sur les vêtements de Lily avec envie et, quelque fois, quand elle est seule à la maison, elle les essaye.
Ses cheveux sont longs, toujours bien coiffés. Il lui arrive souvent de porter un serre-tête comme s'il s'agissait d'une couronne. Elle n'est pas de sang royal mais c'est tout comme. C'est en tout cas ce qu'elle aime croire.


Mon Caractère


Leah s'est toujours donné beaucoup de mal pour être la fille que vous avez envie d'être, que vous aviez envie de fréquenter : la Lady de bonne famille angélique, belle, sage, parfaite. Et heureuse. Mine de rien, c'est important. Une personne qui a l'air heureuse, en bonne santé, est toujours plus attirante. Ses sourires étaient faciles mais pas toujours vrais. Pour lui tirer de vrais sourires vous deviez être du même monde qu'elle, vous deviez être à la hauteur de ses standards. Car oui, à force d'être élevée comme une petite miss parfaite avec de l'argent à ne plus savoir qu'en faire, elle a développé un caractère hautain, snob. Ça ne fait pourtant pas partie de qui elle est, à la base. C'est quelque chose qu'elle est devenue à cause de Pierre, son père. Il lui a appris à regarder les pauvres de haut, à avoir presque peur de les toucher. On ne peux pas en vouloir à Leah d'avoir été attirée et, finalement, happée par le monde de ses parents. C'est un monde magique, une prison dorée où les prisonniers se sentent flotter au dessus du monde, comme s'ils faisaient partie d'une élite plus belle, plus intelligente, plus importante que le commun des mortels. C'est un sentiment addictif, qui rend tellement accroc qu'au bout d'un certain nombre d'années, il n'est plus possible de revenir en arrière. Le mal est fait, vous vous sentez soudainement mal à l'aise dans un hôtel qui a moins d'étoile qu'il y a de doigts à une main. Vous ne comprenez plus pourquoi ces autres hôtels existent. Vous vous attendez à ce qu'on vous enveloppe dans une serviette chaude quand vous sortez de la piscine, vous êtes au bord du suicide si personne n'est là. En clair, ce monde vous rend dépendant. Vous ne savez plus rien faire vous même, en fait, vous n'envisagez même pas d'avoir quelque chose à faire vous même. Tout ce que vous avez à faire c'est sourire, rire, profiter de la vie et des choses simples comme le tennis, l'équitation ou le match de Polo de votre fiancé. Par dessus tout, vous vous sentez « supérieur ». Même quand vous lisez un livre, vous êtes supérieur. Parce que vous lisez Stendhal, Hugo, Camus. Ça ne vous intéresse même pas. En fait, vous mourrez d'envie de lire « Hunger Game » mais non, vous, il faut que vous lisiez « Les hauts de Hurlevent », ça fait intégralement partie de qui vous êtes.

Leah parvenait à entrer facilement dans ce moule. Il faut dire qu'elle avait grandit dedans, épousant ses formes de l'intérieur. Pourtant quand elle était plus jeune, il lui arrivait de vouloir en sortir. Elle avait envie de courir en jeans derrière un ballon, de tomber, de s'en foutre partout, de déchirer ses vêtements, d'avoir les cheveux en bataille, de grimper dans les arbres, de sauter toute habillée dans la mer. Un regard en direction de ses parents l'en dissuadait. Ils lui firent comprendre qu'elle n'était pas comme tous ses autres enfants. Si elle avait envie de prendre l'air, elle n'avait qu'à se rendre à son cours de Tennis, à l'écurie ou à une Garden Party. Au bout d'un temps, ça ne la dérangea plus, elle commença même à ne plus voir sa vie autrement que cette suite de gala de charités et bals de jeunes premières. Avec ses amis, avec ceux qui la comprenaient, qui avait la même éducation et le même genre d'argent, elle était adorable. Elle était tendre, attentive. Mais elle était aussi piquante, assez cynique. Très arrogante aussi, mais pas plus que ce à quoi on s'attendait de sa part. Ayant le caractère d'une leader, elle prenait facilement ses amis de haut pour leur dicter leur conduite. « Pour leur bien ».

Bien sûr, avec ceux qu'elle jugeait « inférieurs », c'était une autre histoire. Elle devenait alors réellement méchante, sans pitié, injuste. Sous le couvert du mépris, elle était jalouse de leur simplicité. Quelque part, elle ne pouvait s'empêcher de souhaiter une vie dans laquelle ce ne serait pas la fin du monde si elle rotait à table. S'en prendre à eux était une façon d'évacuer sa frustration d'appartenir à un monde aseptisé dans lequel les passions étaient comme filtrées, pour les rendre moins dangereuses, moins brûlantes. Ha qu'est-ce qu'elles sont sales et ridicules ces femmes qui se donnent à plusieurs hommes ! La passion en général, le plaisir charnel en particulier, étaient des émotions trop ingrates pour une fille comme elle. Elle en faisait baver à ceux qui avait le droit de la connaître. Sauf quand Aaron était là. Aaron, il ne voyait pas vraiment qui elle était. Il la voyait beaucoup plus gentille qu'elle ne l'était réellement et, pour lui plaire, pour ne pas le perdre, elle le devenait. Elle aimait la fille qu'elle était quand il était là. Car elle n'était alors plus que douceur avec juste une pointe d'aigreur. Elle se découvrait même des dons pour la philanthropie. A ses côtés, elle se voyait devenir une grande Dame qui apporterait du bonheur à l'humanité, qui récolterait des fonds pour construire des écoles au Mali, qui ouvrirait un musée gratuit pour ravir les yeux de la populace avec tous ses tableaux de maîtres.

Quand Aaron mourut, il ne resta que l'aigreur. Elle coupa tous les ponts avec ses amis et s'enferma dans sa dignité. Elle devint misanthrope, argumentant qu'on ne mélangeait pas les chiffons et les foulards cartier. C'était en fait une façon de se protéger. Elle était méchante avec tout le monde parce qu'elle ne voulait pas qu'on la plaigne, qu'on la prenne en pitié. Elle repoussait tout le monde parce qu'elle ne voulait laisser entrevoir à personne la tristesse de son âme. Elle se mit à vivre comme une ombre, se trainant à la manière d'un fantôme d'une pièce à l'autre. Elle ne faisait plus rien de ses journées. Ne mangeait plus. Aujourd'hui encore, elle ne mange pas beaucoup. Mais elle va mieux. Petit à petit, elle apprend à s'ouvrir aux gens. Sa carapace est juste beaucoup plus grosse qu'avant. Mais dessous, elle est toujours la même. Elle est toujours celle qui peut apporter une tendresse et une loyauté sans borne à ses amis. Elle affiche une allure dure, dédaigneuse, presque cruelle mais c'est parce qu'elle est fragile, au bord du gouffre, en grande demande d'amour. Elle est cependant beaucoup trop fière pour l'admettre. Oui trop fière pour pleurer dans les bras de quelqu'un, pour réclamer quelque chose d'aussi simple qu'un câlin.

Ses problèmes pourraient se résoudre beaucoup plus vite si elle laissait entrer Lilith. Mais elle n'est pas prête à assumer son homosexualité, son attirance pour elle. Et puis, elle a peur. Elle crève de trouille à l'idée d'aimer vraiment, de s'abandonner à quelqu'un. L'Amour est très insécurisant. Il est dangereux parce qu'il peux vous blesser, vous entailler à mort. C'est décidément la chose qui lui fait le plus peur au monde à elle qui a toujours été en sécurité, aux commandes. Elle a beaucoup de mal à lâcher les rennes.


Based on a True Story


La famille Castel c'était plus qu'une famille, c'était un empire. Un empire qui s'était basé sur la vente de vin et qui n'a ensuite jamais arrêté de s'accroître. Aujourd'hui, les Castel possèdent des sociétés aux quatre coins du monde et des hôtels somptueux dans les plus beaux endroits du globe mais leur activité principale reste celle du vin. Pierre Castel, le père de Leah était Français et il était à la tête de la branche principale de la famille, celle qui était en charge de la précieuse boisson à base de raisin. Il eut une vie ordinaire, plutôt bien rangée, qui se déroula principalement en France. Au yeux de ses propres parents, il était le fils idéal. A ceci près qu'il était leur unique enfant et que plus les années, plus ils s'inquiétaient qu'il ne se marie jamais. Chaque fois qu'on lui proposait une prétendante, il la recalait. Il y avait toujours quelque chose qui n'allait pas. Il trouvait toujours le petit détail qui cassait toutes les chances de la demoiselle. Celle-ci ne savait pas se tenir à table, celle là manquait de lettres. En fait, c'était un libre penseur qui tenait à sa vie de célibataire séducteur, il ne voulait pas se caser. Impossible cependant de le dire à ses parents. Il faisait donc semblant de considérer les filles qu'ils lui proposaient, couchait avec même, certaines fois. Ce n'était que pour mieux les abandonner au petit matin. Un brin misogyne, il répétait à qui voulait l'entendre qu'il ne se marierait jamais et qu'il ne gardait les femmes que tant qu'elles arrivaient à le surprendre. Comme il fuyait la routine, ça ne durait jamais très longtemps. Il était le Roi du monde, de son monde, et il était parfaitement heureux comme ça. Jusqu'au jour où une Londonienne vint « foutre le bordel dans son monde », comme il le raconte lui-même, et mette tout sans dessus dessous comme une tornade inéluctable. Elle s'appelait Eleanor Rothschild, elle était tout ce qu'il n'était pas, elle était tout ce qu'il n'aimait pas. Tout d'abord, elle était de l'aristocratie alors qu'il n'était qu'un bourgeois, un nouveau riche, un parvenu. Elle incarnait la classe et l'étiquette alors que depuis toujours il faisait tout pour se détacher des règles. Elle l'énervait quand elle riait, elle l'énervait quand elle parlait, elle l'énervait quand elle respirait. Dieu ce qu'il avait envie d'elle. Dieu ce qu'il était amoureux de cette pétasse. Leur amour fut d'abord passion dans un savant mélange d'amour, de haine et de sexe. Ils se marièrent vite, trop vite. Eleanor tenta de l'intégrer à son monde et, au début, il rechignait. Mais plus le temps passait et plus il se sentait comme un poisson dans l'eau au milieu de l'aristocratie Londonienne. Il était fier comme un Paon notre Pierre Castel d'avoir fait entrer sa famille dans la Noblesse. Plus le temps passait et plus il devenait orgueilleux. Il se mit à détester qu'on lui rappelle qu'il était issus de la bourgeoisie et s'inventa même une autre histoire. C'est dans cet Univers de faux semblants emplis d'orgueil et de perfection feinte que naquit Leah, destinée à être fille unique. Elle fut élevée avec rigueur par ses parents. Le plus pointilleux, c'était Pierre. Comme s'il voulait prouver quelque chose. Lui qui autrefois était un libre penseur, élevait sa fille de façon stricte, veillant à ce qu'elle ne s'écarte jamais du « droit chemin » et de ce qui était permis par la bienséance.

Les premières 20 années de Leah furent douces. C'était une princesse qui avait de l'argent par dessus la tête, qui avait ce qu'elle voulait avant même de prendre conscience qu'elle en avait envie. Enfin, il faut dire que la plus part de ses « envies » lui étaient dictées par ses parents. C'est eux qui l'inscrivirent, dés son plus jeune âge, à l'équitation et au tennis. Sports dans lesquels elle excella rapidement. Elle était la reine du Lycée. C'était une fille très sociable, oui, mais elle inspirait aussi pas mal de crainte. Si vous n'aviez pas la chance d'être dans les quelques filles qu'elle jugeait digne d'être ses « amies », vous risquiez de passer une mauvaise année. Car, oui, elle poussait le vice jusqu'à organiser chaque année des élections pour choisir les dites privilégiées. Si vous n'en faisiez pas partie, gare à vous, vous aviez plutôt intérêt à suivre ses ordres à la lettre et à endurer ses moqueries en silence. Elle était hautaine, sarcastique avec ceux qui n'étaient pas de sa tranche sociale. Mais elle était aussi adorable avec les personnes qu'elle aimait. Ainsi que d'une loyauté sans bornes. Le genre de loyauté qui ne se dit pas, qui ne se sait peut-être même pas mais qui apparaissait le jour où vous en aviez le plus besoin. Bref, il fallait être digne d'elle.

Comme vous vous en doutez, chaque princesse a un prince. Le sien s'appelait Aaron. Il était beau comme un Dieu, il était riche, il avait les titres de noblesse et l'éducation qui va avec. A ses yeux, c'était l'homme parfait. Le jour où elle le rencontra, elle n'avait que 15 ans mais elle sut directement qu'elle l'épouserait. Elle mit tout en oeuvre pour qu'il la remarque, n'hésitant pas à déployer des stratégies de bataille digne des grands chefs de guerre. Et comme Leah arrive toujours à ses fins, ils sortirent rapidement ensembles. Sans compter qu'ils avaient la bénédiction de leurs quatre parents qui faisaient par ailleurs partie du même cercle d'amis. En plus de ça, il était dingue d'elle. Il avait toutes les qualités, que demander de plus ? Pour que leur bonheur soit parfait, il aurait fallu qu'elle aussi soit amoureuse de lui. Bien sûr, elle aimait beaucoup de choses chez lui. Par dessus tout, elle aimait la façon qu'il avait de la regarder, la tendresse qu'elle voyait alors dans ses yeux, comme s'il ne voyait que le bon en elle. Il la voyait telle qu'elle voulait être mais pas telle qu'elle était et c'était justement ça qu'elle aimait chez lui. Parce qu'il y avait une partie d'elle qu'elle cachait à tout le monde. Une partie d'elle crevait d'envie de s'enfuir loin de Londres, loin de l'Aristocratie pour partir à l'aventure, trainer dans les bars, vivre simplement. C'était une partie d'elle qu'elle réprimait tous les jours, pour être à la hauteur de son rang, pour être une Lady. Et, justement, quand elle était avec Aaron, elle se sentait comme une Lady. Ça n'avait pas de prix. Il l'aidait aussi à combattre une partie d'elle qu'elle haïssait : cette partie d'elle qui regardait les femmes et leurs courbes avec envie. Elle avait peur de ça. Aimer une femme était un pêcher, ce n'était pas digne d'elle. Elle, elle méprisait les « gouines ». Elle trouvait ça contre nature. Heureusement, puisqu'elle était en couple avec Aaron, elle était au dessus de tout soupçons n'est-ce pas ? Tous les jours, elle essayait de se persuader qu'elle l'aimait et elle y arrivait presque.

Le jour des 20 ans de Leah, Aaron lui fit le plus beau compliment qu'un homme peut faire à une femme : il la demanda en mariage. Elle s'empressa d'accepter, comme si elle ne voulait pas se laisser le temps d'y réfléchir et de refuser. Il était si heureux, le bel étalon, qu'il ne vit pas que le sourire de Leah avait quelque chose de fade et que ses rires sonnaient un peu plus faux que d'habitude. Ce soir là, ils burent tous les deux beaucoup. Aaron parce qu'il était heureux ; Leah parce qu'elle voulait se persuader qu'elle l'était. En ultime surprise, Aaron leur avait réservé la suite impériale dans un hôtel en bord de mer. Ils prirent la voiture pour s'y rendre. Fatale erreur. Après quelques kilomètres, Aaron coula un regard vers Leah et se rendit compte qu'elle était perdue dans ses pensées. Rendu bête par l'alcool, il entreprit de la faire rire en la chatouillant et se pencha pour l'embrasser dans le cou. Rendue bête par l'alcool, Leah se prêta au jeu. Une seconde plus tard, ils grillaient un feu rouge et firent un accident. Ce fut un bordel monstre, un accident en chaîne. Le genre qui n'arrive qu'une fois par décennie. Aaron mourut sur le coup.

Leah, quant à elle, se réveilla à l'hôpital. Quelqu'un l'avait tirée de la carcasse fumante de sa voiture, lui avait sauvé la vie. Quelqu'un qui était sur les lieux de l'accident dans la minute. Qui ça ?  Pierre ? Eleanor ? Un parent ? Non. Lilith. Son Daemon, créé au moment de l'accident. Une partie de son âme, déchirée par la douleur et la frustration d'avoir perdu Aaron, d'avoir perdu l'accès à sa vie toute droite, sa vie parfaite, sa vie de Lady. Non content de lui avoir arraché sa vie, Dieu lui avait aussi arraché une partie de son âme pour l'incarner dans une femme. Lilith. Pourquoi une femme ? Pour se moquer d'elle. Ha tiens tu as voulu faire croire au monde que tu aimais un homme ? Ca t'apprendra à renier ta nature, Leah. Dès l'instant où elle comprit ce qui lui arrivait, qui était cette Lilith, Leah voulu s'en débarrasser. Elle ne pouvait pas accepter ça. C'était impossible, elle n'était pas lesbienne. Ça allait contre tout ce qu'elle croyait, contre tout ce qu'elle voulait être. Alors, elle décida de raconter à tout le monde qu'il s'agissait de Lily Castel, une cousine éloignée. Une cousine qui lui faisait honte, qui n'avait pas de manière, qu'elle était obligée de se coltiner parce que son père le lui avait demandé. Une cousine, surtout pas une Daemon. Elle mit rapidement de la distance et empêcha « Lily » d'habiter avec elle, sachant pertinemment qu'elle lui infligeait ainsi de la douleur. Et puis, ce qu'elle détestait le plus chez elle c'était sa façon d'être libre. Libre comme l'air, libre de jouir de la vie, libre d'être belle et de l'assumer. Ça l'exaspérait parce que toute sa vie elle avait lutté contre ce genre de pulsion pour rester une Lady, une fille digne de son rang, de son sang même. La daemon, elle, faisait tout ce qui lui plaisait. Leah en était verte de jalousie. Mais plutôt crever que l'admettre. Alors, à la place, elle lui en faisait voir de toutes les couleurs.

Leah sombrait. Dans le désespoir mais surtout dans la haine : la haine d'elle-même, la haine de Lilith, la haine de la vie. Elle sombrait, toujours plus profond, toujours plus vite. L'air lui manquait, elle suffoquait même quand elle était à l'extérieur. Tout lui rappelait Aaron. Une brise lui caressait la joue et c'était la main de son fiancé qu'elle sentait. Oh, Aaron, si tu avais pu vivre ! Si tu avais pu continuer à me guider, à m'aider à être cette fille que tu voyais en moi ! Elle souffrait aussi de désirer Lily. Plus elle la désirait plus elle avait envie de lui faire mal et plus elle la chassait. Pourquoi était-elle celle qui était en vie ? On lui avait raconté que c'était Lily qui l'avait sauvée. Pour ça aussi, elle lui en voulait. Un jour, ce fut trop, elle n'en pu plus de tout ça, de cette haine, de cette tristesse. Sa vie était fichue, foutue en l'air. Le mieux qu'elle pouvait faire c'était de se l'ôter pour de bon. Après tout, elle était déjà morte, elle n'était déjà plus que l'ombre d'elle-même. L'air de rien, enchainant une routine qu'elle connaissait par coeur, elle se fit couler un bain. Les bonnes odeurs de roses emplirent la pièce, lui tirant un vague sourire mélancolique. Elle fit glisser sa nuisette en satin le long de son corps, s'observa un instant dans le miroir. Elle se trouvait laide, elle avait perdu beaucoup de poids, on voyait ses os. Aaron aurait-il pu désirer ce corps ? Et Lilith alors, pouvait-elle désirer ce corps trop maigre ? Leah se mordit violemment la lèvre en punition de cette pensée coupable. Elle entra dans le bain, se laissa bercer par la douce chaleur et les effluves enchanteresses. Soudainement hésitante, elle commença par se raser les jambes, consciencieusement, comme elle le faisait tous les jours. Presque sans y penser, sans se laisser le temps de réfléchir, tout comme elle avait accepté la demande d'Aaron, elle finit par se trancher les veines. Elle ferma les yeux pour ne pas voir l'eau changer de couleur et s'enfonça un peu plus dans l'eau. Elle disparut même sous la surface. Mais c'était trop difficile, elle ne parviendrait pas à se noyer. Elle se résigna donc à souffrir en silence, luttant contre l'envie de presser ses plaies pour les laisser saigner, les laisser imprégner l'eau. Même dans un moment pareil, elle trouva le cynisme de se demander si le sang était bon pour la peau.

Une fois de plus, Dieu lui refusa la mort. Lilith avait débarqué juste à temps, à nouveau. C'est l'inconvénient avec les Daemons, ils lisent dans vos pensées, littéralement. Lily devait avoir entendu ce qu'elle s'apprêtait à faire. Car en tout cas, elle fut là à temps. Leah était à peine entrain de perdre connaissance. Sur le coup, elle accueillit la vision de cette femme magnifique comme une apparition angélique. Et juste avant de tourner de l'oeil, elle prononça « Lilith » comme une supplication, comme une déclaration d'amour désespérée. Si Lilith était cette partie d'elle qui voulait vivre c'était par définition qu'il y avait une partie d'elle qui voulait vivre. Une partie qui se révélait dans ce moment où tout était presque perdu. Plus tard, quand elle fut hors de danger, Leah soutiens mordicus qu'elle ne l'avait jamais appelée « Lilith », que cette dernière avait rêvé parce que jamais, jamais, elle ne lui accordait le plaisir de l'appeler par ce nom ridicule qu'elle avait choisit. Cependant, elle s'adoucit un peu, commença à la laisser entrer. La plus grande preuve est qu'elle a accepté de partir à l'autre bout du monde, à Los Angeles, avec elle. Mieux, elle lui accorda même le privilège d'habiter avec elle. La cohabitation n'était toujours pas facile mais certes beaucoup moins violente. Car quelque chose avait changé ce jour là, Leah s'était rendue compte qu'elle aimait Lilith. Elle a réussis à se persuader que c'était un amour d'amitié, quelque chose de propre et de chaste, presque familial. Ce qu'elle aimerait le plus c'est que Lilith trouve quelqu'un d'autre et réussisse à être heureuse sans elle. Lilith est devenu ce parasite attachant qui tourne autour d'elle et qui arrive, de temps en temps, à lui arracher un sourire. Leah se relève doucement, uniquement grâce à elle. Elle ne va toujours pas aussi bien qu'avant la mort d'Aaron mais elle commence à s'envisager un futur. Et qui dit futur, dit famille. Il faut qu'elle rencontre à nouveau des hommes.


Bonjour tout le monde ! C'est moi Flo, la personne cachée derrière l'écran.
Je suis arrivé(e) ici grâce à au fait d'avoir cliqué un peu partout dans les partenaires, tout ça et je suis majeur(e) puisque j'ai 20 ans.

Mon niveau rp est Medium ou Vétéran, je ne sais pas, ça dépend de vos standards et j'adoooore le concept ! ♥.





Dernière édition par Leah E. Castel le Mar 11 Mar - 15:24, édité 10 fois
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MessageLun 10 Mar - 20:53
Bienvenue parmi nous !  Rolling Eyes (j'adore Leighton monkey )

Bon courage pour ta fiche !   


Comme une souris, je cours vers la vie.
FREE HEART ❀ OPEN MIND

Spoiler:
 
Liés
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Rowan L. Eriksen
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MessageLun 10 Mar - 21:20
Merciii !  monkey  
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MessageMar 11 Mar - 7:29
Yeah une nouvelle  Rolling Eyes 

Bienvenue et bon courage pour ta fiche
Daemon
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Hades Snyder
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MessageMar 11 Mar - 7:31
Merci !  pale 
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MessageMar 11 Mar - 8:38
Bienvenue parmi nouuus! ♥


Real friendship stories never have endings.
« To the world you may be one person, but to one person you may be the world. »

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MessageMar 11 Mar - 8:51
Merciiii ♥︎ Haha =D
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MessageMar 11 Mar - 9:54
J'aime déjà beaucoup le personnage de ce qu'on en lit ♥ Bon courage pour finir ta fiche =D
Et bienvenue parmi nous  silent 



My heart is big as the ocean ♥
Fonda
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Cambria J. Milton
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MessageMar 11 Mar - 14:06
Oh, merci, ça me touche ! ♥︎

 Embarassed J'aime l'accueil en tout cas 8D
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MessageMar 11 Mar - 19:38
je viens de voir que la fiche est finie ♥
J'adore le caractère autant que le reste, c'est un personnage très intéressant et le duo formé avec ton Daemon est super  farao Donc je ne peux que valider avec grand plaisir !
N'oublie pas de faire ta fiche de Liens et bon jeu parmi les fous ♥



My heart is big as the ocean ♥
Fonda
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Cambria J. Milton
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MessageMar 11 Mar - 21:15
Oh yeah ! ♥︎   

Merci   
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