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 Un masque pour oublier. 
MessageJeu 6 Fév - 17:46
Dale & Cambria.
Un masque pour oublier


Ce soir elle voulait vraiment tout oublier. Envolé l'amour à sens unique pour son mari, envolés ses soucis. Elle voulait juste être libre, heureuse, insouciante même.
Lorsqu'elle avait reçu cette boîte de chocolats et cette lettre, un instant, son cœur s'était emballé : était-ce lui ? Etait-ce son époux qui, enfin, pensait à la Saint Valentin ? Mais ce n'était qu'un curieux message - publicitaire peut-être - pour une soirée.

Au début, elle avait dit qu'elle n'irait pas et avait balancé la lettre dans sa corbeille à papiers. Elle avait laissé la boîte de chocolats sur le bureau, sans l'ouvrir. Puis, un peu après, elle s'était attardée à défaire le nœud d'organza de la boîte. Puis avait pioché quelques douceurs. C'était bon. Elle avait un instant regardé autours d'elle, tournoyant doucement, éprise de solitude et de l'indifférence de l'homme aimé.
Alors elle avait été en ville, dans une petite boutique où l'on vendait des robes de soirées qui ne soient pas trop chères ni trop ostentatoires.  Elle n'était pas le genre de fille à vraiment se sentir à l'aise. C'était un peu fou mais puisque Frederick ne lui avait rien destiné, elle irait à cette soirée. Elle irait parce qu'elle avait peur de rester toute seule, parce que ce jour là devrait être spécial mais ne l'était pas.
Elle trouva finalement une robe sobre, rose pâle et blanche et une capeline assez chaude pour qu'elle ne gèle pas sur places. La robe avait des manches de voile rose dragée, légèrement bouffantes, un décolleté en V discret qui ne dévoilait que la base de ses seins menus et était retenue à la taille par un nœud de satin rose pâle, laissant ensuite bouffer les jupons de crêpe blanche. Ce n'était pas la plus jolie des robes, ni la plus voyante, mais elle était simple et une capeline doublée blanche terminait sa tenue. Pour une fois, elle décida de lâcher ses cheveux bruns, les laissant légèrement onduler sur ses épaules menues.
Son masque était à son image : un simple masque blanc et rose, orné de paillettes dorées qui mettait en valeur ses yeux verts. La seule fantaisie du masque était un large empennage de plumes blanches et roses qui partaient d'un strass au milieu du front, lui donnant les plumes qu'elle avait lorsqu'elle se métamorphosait.

Il était plus de huit heures lorsqu'elle pris un taxi pour le Griffith Park. Par chance le chauffeur avait déjà conduit un couple avant elle et savait où la déposer. Elle n'aurait pas à marcher trop longtemps seule dans les bois. Son cœur battait la chamade alors qu'elle réalisait dans la voiture ce qu'elle allait faire. Sortir, seule. Dans une soirée où elle ne reconnaîtrait personne et où personne ne la reconnaîtrait. Mais elle n'eut pas le temps de dire au chauffeur de faire demi tour : l'on approchait des lieux et elle paya son coursier avant de descendre, suivant un sentier éclairé de lampions qui la confortaient sur le chemin à suivre. La magie des lampions se balançant dans l'air du soir lui donnaient une curieuse impression d'irréalité. Tout était si... beau. Magique.

Dans la clairière, des couples dansaient, des gens masqués riaient en se partageant un verre. Il y avait du monde. Tous masqués, cachés derrière le papier mâché pour un soir.
Timidement, elle s'approcha de la buvette, la gorge sèche à cause du stress. Etait-elle bien à sa place ? Ne ferait-elle pas mieux de repartir. Le bout de ses bottines blanches perdues dans l'herbe humide, seule, effrayée aussi, seuls ses yeux verts épiaient en tous sens comme ceux d'un oiseau, les hautes plumes blanches et roses de son masque ne la confondant que plus dans cette nuée bariolée. Personne ne faisait attention à elle et c'était très bien ainsi...
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Cambria J. Milton
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MessageVen 7 Fév - 12:58
Ayleh se retrouva seule à la table. Peu amène à la discussion, les personnes qui l'entouraient l'ignoraient. Elle n'en avait que faire. Ils étaient tellement futiles ! Elle commença à déambuler parmi les gens se faufilant un peu partout. Elle écoutait quelques minutes la conversation mais rien ne l'avait vraiment poussé à rester plus longtemps. Elle se redemanda si c'était bien sa place, ici, au bal. Elle aurait du proposer à quelqu'un de venir. Les couples virevoltaient sur la piste de danse, tandis que d'autres s'embrassaient de ci, de là. Elle les enviait. Au moins, rien ne semblait compliqué pour eux. Peut-être que ces personnes ne se connaissaient même pas. Ayleh ne comprenait pas cette facilité qu'avaient certaines personnes à se donner pour un soir. Cela lui fit penser à toutes ces filles que ramenait William et elle grimaça. Elle croisa les bras et regarda les danseurs. C'était bien sa veine. C'était la saint Valentin et elle était seule. Elle jeta un regard autour d'elle et partit reprendre un punch. Il fallait qu'elle ralentisse sur la boisson, elle allait finir ivre avant la fin de la soirée. Quoique si ça pouvait lui permettre de se détendre et de s'amuser un peu, et pourquoi pas trouver quelqu'un pour la soirée, elle ne dirait pas non.
Néanmoins, dans sa tête, l'image de William la hantait. Elle pensait que finalement peut-être qu'elle aurait pu rester à la maison et ils se seraient fait une petite soirée tous les deux... Cette pensée la fit rêver avant qu'elle ne la fasse rire. Lui romantique un jour ? C'était ridicule. De toute manière ils n'étaient même pas un couple...  

Soudain elle aperçut une jeune femme dans une robe rose qui semblait perdue. Un peu comme elle... Comme si ce n'était pas vraiment sa place. La jeune fille n'hésita pas. Deux âmes esseulées, c'est mieux que de rester totalement solitaire. Avec un peu de chances elle pourrait discuter de choses un peu plus intéressantes que la plupart des groupes qu'elle avait traversé. Peut-être avait-elle des exigences trop importantes. Mais bon sang, il n'y avait personne qui discutait de littérature pour le plaisir dans cette ville ? Elle soupira et s'approcha de la jeune femme en rose. Elle lui dit avec un beau sourire :

« Bonsoir, quelle jolie robe vous avez là ! C'est une belle fête n'est-ce pas ? »
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MessageVen 7 Fév - 20:33

Le 14 février, date que Dale n’aimait décidément pas. Cette journée avait toujours été vide pour lui. Rien de bien particulier, enfin si Cambria qui racontait ses envies de Saint Valentin qui ne se réaliseraient pas et le lendemain, elle viendrait pleurer dans ses bras parce que son … idiot… de mari pour ne pas dire autre chose n’aurait rien fait à part la brutaliser d’une manière ou d’une autre. Il aimait l’avoir dans ces bras certes mais pas quand elle pleurait après un crétin qui ne lui apporterait jamais d’amour. Voilà pourquoi il ne supportait pas ce jour.

Le plus si jeune homme que ça était en train de tout préparer pour se faire une soirée célibataire déprimante quand il reçut une boîte de chocolats et une jolie lettre sur l’instant, il espéra que cela venait de sa meilleure amie mais bien vite, il se dit que cela était impossible. Pourquoi aurait-elle fait cela ? Elle n’avait aucune raison de le faire, il fronça les sourcils, quel individu pouvait donc être responsable de cette surprise.
Il hésitait à se rendre au rendez-vous donné. Peut-être que c’était une erreur d’adresse mais rien n’était indiqué sur le lieu. Il observa la boîte sur toutes les coutures se disant que cela ne pouvait lui être adressé, il ne plaisait à personne de toute façon. Il irait à ce rendez- vous pour indiquer l’erreur, il ne pouvait en rien laisser ça comme ça, il ferait un couple malheureux. Tout ça pour une erreur de livreur.

Il avait vu que l’invitation demandait de mettre un masque afin d’être méconnaissable pour une soirée magique. Devait-il le faire ? Il hésita un bon moment. Soudain l’idée que ce n’était peut-être pas une erreur, cela pouvait être une soirée à fin publicitaire que ce soit pour une chose, une personne ou un principe. Il devrait peut-être y aller avec de beaux habits et un loup au cas où . L’idée lui trotta tellement en tête qu’il alla fouiller sa garde-robe afin d'aller chercher après un magnifique costume trois-pièces et quelques choses pour se cacher le visage. Le mieux ce serait qu’il soit de couleur noire, il devrait aller faire quelque course pour l’affaire.
Il trouva ce qu’il souhaitait, un masque vénitien noir et argenté qui couvrait son front, ses yeux, son nez et ses joues, on ne pouvait le reconnaître, c’était parfait. Il trouvait que comme ça il aurait beaucoup de classe et serait méconnaissable de la sorte. Ce qui était en soi parfaitement parfait ! Il rentra chez lui satisfait.

Il était un peu plus de huit heures lorsqu’il se dirigea vers l’endroit du rendez-vous. Il ne savait toujours pas si c’était une bonne idée ou pas, mais il se dit que ce n’était pas une bête idée au final mais que pouvait-il faire ? Il était déjà sur le chemin, d’ailleurs, il remarqua qu’il avait oublié de prendre les boîtes de chocolat ou cas ou il s’agissait d’une erreur, il eut un grognement et puis se dit qu’il était trop tard, il avait déjà fait plus de la moitié du trajet au mieux il les garderait, au pire il les rendrait une autre fois, il arriva sur le lieu et trouva facilement une place pour se garer. Il sortit et mit son masque et là un miracle se produit : Clark Kent devint Superman. C’était l’image qui correspondait le mieux à ce qui s'était passé. Le costume lui donnait un air beaucoup plus chic, tout comme le masque cachait sa tête malheureuse, il avait bien coiffé ses cheveux contrairement à l’habitude et inconsciemment, il s’était redressé, ses épaules paraissent plus larges, le torse était un peu plus bombé, c’était étonnant, personne, même ses propres parents n’auraient pu le reconnaître.

Il fit le parc décoré avec des lampions, c’était magnifique, il observait l’endroit, il avait été prévu pour l’évènement avec beaucoup de gout. Il regarda un peu la personne présente, toutes étaient sur les 31 et avaient un masque et puis il la vit ! Elle était là, elle était venue, elle avait sans doute aussi reçu le mot, il ne posa pas trop la question quant au pourquoi elle était là. Il l’aurait reconnue entre mille avec sa robe discrète mais éclatante et légère. C’était sa façon de se tenir, sa silhouette et ses magnifique ses cheveux qui l’avaient trahie. Il s’approcha plus près et ses yeux verts finirent de le convaincre mais il voulait jouer le jeu…

- Bonjour, ce bal est bien étrange mais fort agréable. J’ai l’impression que vous avez l’air bien perdue mademoiselle. C’est dommage de laisser ainsi une si brillante et éblouissante demoiselle.

Il ne savait pas si elle le reconnaîtrait mais il avait tout d’un coup moins peur, caché par ce masque, ayant une chance de ne pas être reconnue.
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Dale O. Hemingway
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MessageDim 9 Fév - 10:46
Dale, Ayleh & Cambria.
Un masque pour oublier


Que faisait-elle là vraiment ? L'idée que Frederick puisse venir, peut-être le reconnaître dans cette foule bigarrée lui avait un instant traversé l'esprit. Mais il devait être plutôt au travail, encore. Loin de lui, elle avait bien un peu froid. Trinidad n'était pas là, pas plus que Dale. Que n'aurait-elle pas donné pour sa cacher dans les bras de l'un ou de l'autre ? Elle aurait pu oublier l'espoir naïf d'être aimée de son mari, le temps d'une étreinte. Elle était égoïste, un Daemon vraiment égoïste, comme une enfant qui chouine après sa mère à la moindre désillusion.

Elle devrait s'en aller, personne ne faisait attention à elle, ce qui était très bien en soi. Résolue, elle posa son jus de fruit sur le zinc et voulu tourner les talons lorsqu'une jeune femme s'approcha d'elle. La voix était curieusement un peu familière mais elle n'était vraiment pas physionomiste et puis les masques rendaient peu évident l'identification de la plupart des gens. Néanmoins une autre femme seule dans ce univers de violons, de flonflons et de petits cœurs avait quelque chose de réconfortant. Son mouvement de départ avorté, elle se contenta de rougir un peu au compliment, gênée. Par rapport à tout le monde, elle se trouvait d'un banal à pleurer. L'inconnue avait des cheveux auburn, très jolis. Elle lui disait définitivement quelque chose mais comment en être sûre sans lui demander directement ? Mais elle n'oserait jamais demander ça. Cela pouvait être n'importe qui, de la caissière de la supérette d'à côté à sa banquière ou une simple cliente de la boutique.
"Ho merci... Votre robe est beaucoup plus jolie." De fait, elle l'était aux yeux de Cambria, de fait ce n'était même pas une simple politesse. "Une belle fête oui, je me demandes quel genre de marque organise ça..." Elle se sentait un peu stupide d'être aussi terre-à-terre. "Vous êtes aussi venue seule ?" osa-t-elle demander. C'était sans doute un peu indiscret - ou simplement pas très malin : que ferait-elle sinon à lui parler ?

Alors qu'elle allait ajouter quelque chose, un mouvement en marge de son champ de vision lui fit tourner la tête vers un homme qui avançait droit vers elles. Un instant, à la vue de cette silhouette élégante, elle eut un frisson imperceptible, quelque chose d'intime et de viscéral. Le connaissait-elle ? Elle l'étudia un instant mais n'en conclu qu'une chose : il devait venir pour la seconde jeune fille. Peut-être son petit ami ? Il avait une belle allure et son masque dissimulait savamment son visage.
Mais, alors qu'elle allait s'écarter de sa compagne afin de la laisser tranquille avec le nouveau venu, ce dernier s'arrêta devant... Elle.
Cambria cilla légèrement, surprise et se sentit rougir bien plus vivement que plus tôt, colorant son visage de rouge sous le loup. La tête vide, un peu perdue, elle ne put que balbutier bêtement : "Heu... Oui... Enfin... Je n'étais pas perdue je sais où nous sommes..."
Elle se serait mise des gifles. Inconsciemment, elle avait reprit son verre de jus de fruit - pas question de boire, elle était enceinte et n'aimait pas spécialement l'alcool. Jus de fruit qui était un peu plus fort que ce à quoi elle s'était attendue quand elle en avala une grande rasade - la pauvre venait simplement de se tromper de verre, avec tout le punch qui traînait.
"Vous... Vous voulez discuter avec nous ?" C'était dit avec une candeur naïve. Un peu stressée par la présence d'un homme - après tout elle était le Daemon d'une femme, elle était plus naturellement à l'aise avec ces dernières - elle avait l'impression de passer pour une cruche intergalactique. Elle aurait vraiment eu envie que Trini ou Dale soient là, avec eux, elle se sentait beaucoup plus en sécurité qu'entourée d'inconnus.
"On parlait de... heu... De la belle soirée." Ce n'était plus qu'un murmure de voix un peu étranglé et elle se donna une contenance en buvant une autre gorgée de son verre.
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MessageDim 9 Fév - 13:21

Un masque pour oublier...
FT. CAMBRIA, AYLEH & DALE... AND MORE.

Comme à chaque fois, la colère ne passait pas; même une douche froide n'avait réussi à détendre Reese après l'échange téléphonique avec cet empaffé, cet enfoiré qui  lui servait de Lié. Ils s'étaient perdus dans leur rage commune, perdant leur propos, éventant d'un geste méprisant la trêve qu'il avaient manqué de signer pour ce soir. La tête contre le mur, se laissant inonder par le jet de la douche, le Daemon ne cessait de réfléchir à tout et n'importe quoi: à la bêtise de ses gestes, de ceux de William, au fiasco qu'était leur alliance qu'il jugeait contre-nature, contre-productive. Peut-être aurait-il dus e suicider pour faire de William un Détaché et ainsi se venger. Reese y pensait; parfois, souvent. Il y pensait quand il se sentait au pied du mur, comme ce soir, en train de pleurer au fond de sa douche en donnant des coups contre le mur en imaginant à sa place ce visage trop souriant, celui de son Lié qu'il détestait du plus profond de son être. Et la soirée ne faisait que commencer. Assis sur le bord de son lit, se fixant dans la glace en face de lui alors qu'il n'avait qu'une serviette autour de la taille, Reese avait envie de vomir. Il détestait quand il était au naturel, sans maquillage, n'arrivant pas à donner un sexe au trait de son visage d'une androgénie qui le perturbait. C'était la faute de William s'il était comme ça. De sa faute s'il n'était ni vraiment un homme, ni vraiment une femme: être les deux sans en être aucun.

Que faire? Y aller ou ne pas y aller? Sans nul doute et par esprit de contradiction, son Lié y serait; Reese brulait de l'envie de lui rendre tout le mal qu'il lui avait fait et une idée étrange germa dans sa tête. Il avait envoyé un sms à son ami et futur colocataire -ce garçon avec un nom étrange, Cléopâtre- et avait prit sa décision; advienne que pourra. Il jouerait un nouveau rôle ce soir, comme il en jouait tout les soirs dans la mascarade honteuse qu'était son emploi. La Saint Valentin semblait un évènement alternativement important et dérisoire pour les Humains et Reese, Daemon bien trop fraichement né, ne pouvait pas comprendre. Lui n'avait pas d'amour, ni pour les autres, ni pour lui-même, et pensait ce sentiment inaccessible pour quelqu'un comme lui, entre deux genres, indéfinis. Il existait surement d'autres personnes intergenres dans la région, voir dans la ville. Mains il ne voulait pas leur parler: eux n'étaient surement pas des Daemons. Il ne voulait parler à personne et continuer à se cacher comme il avait toujours fait depuis sa récente naissance.

Pas de jupes ni de top ce soir, mais à la place un simple costume noir avec un pull moulant à col en V, de la même exubérante couleur que ses cheveux, ne laissant aucun doute sur la platitude de son torse. Pas de faux ongles, pas de vernis ce soir. A la place, des ongles courts et propres, sans artifices. Il enfila un blazer sombre et enroula une simple écharpe légère autour de son cou, se fixant dans la glace: c'était fou comme les vêtements masculins lui donnaient une autre allure, masculine. Bien sûr n'était-il pas un individu des plus viril, mais il y avait quelque chose. Il pouvait jouer à sa guise avec cette ambiguïté qu'il méprisait pourtant pour être ce qu'il voulait, au lieu de penser qu'il n'était rien: il était ce qu'il voulait. Autant penser ça ce soir, soir de fête; soir de vengeance. Peut-être n'y allait-il pas pour de bonnes raisons. Peu importe: si William y était, il le sentirait, et il le ferait souffrir autant que lui souffrait. Si c'était Cléo qu'il croisait avant, ou une personne aimable, il se garderait de sa vengeance. Il verrait bien.

L'idée de porter un masque le rassurait: il pourrait se cacher comme il le ferait toujours. Le temps d'une soirée, il pourrait être quelqu’un d'autre, un prince des paons coloré qui savait qu'il pourrait être un mâle sans problème. Et pourtant Reese ne put s'empêcher de se maquiller, malgré tout pour essayer de gommer toutes ces imperfections, lisser son visage androgyne, rehausser de jolies couleurs ses yeux trop clairs, trop ternes à son gout, si bien que lorsqu'il mit son masque, ce qu'on pouvait discerner de son visage restait ambigu avec sa bouche pleine et son piercing au dessus de la lèvre supérieur, très féminin. Mais le voilà bientôt sortit de chez lui, prenant les clefs de sa voiture pour se rendre dans la clairière désigné par le mystérieux carton d'invitation qu'il avait reçu; ce n'était pas très loin de chez lui. Il entra dans la clairière, dans la soirée, avec un air morne, morose. Reese n'avait pas vraiment envie de s'amuser et ne connaissant personne, lui fut bien persuadé de rentrer aussi seul qu'il était arriver car se faire des amis n'était pas son violon d'Ingres.

Alors le Daemon jugea qu'il aurait une bonne compagne en la présence d'un bol de punch et quelques boissons alcoolisées; les cocktails colorés attiraient comme toujours son intérêt visuel, à lui qui aimait les choses vestiges, bling-bling et colorées. Il laissa par politesse une jeune femme passer devant lui lorsqu'il voulut se servir, la regardant partir du coin de l’œil tandis qu'elle rejoignait une autre jeune femme esseulées. William le reconnaitrait surement assez facilement, puisque Reese avait eut l'idée de porter un masque de paon. Lui n'aurait aucun mal à retrouver son Lié grâce à ses sens de Daemon mais pour l'heure, il se sentait tout aussi perdu, ne connaissant personne, ne sachant que faire à part se rapprocher du trio composé des deux femmes et d'un nouvel arrivant, son verre de punch à la main déjà à moitié vide; quelques fruits nageaient piteusement dans un fond de boisson. Il se donna la mission de les saluer. Ce serait facile, sil se contentait de jouer son rôle; ce serait comme lorsqu'il travaillait: il voulait se contenter de penser en escort et de jouer un personnage.

"La couleur vous va bien", se contenta de dire Reese comme pour essayer de saluer tacitement en prenant part à cette conversation qui ne le concernait pas.

Il n'était pas vraiment à l'aise mais faisait contre mauvaise fortune bon cœur, plongeant son nez dans son reste de verre de punch pour le terminer, l'autre main dans sa poche comme il ne savait pas quoi en faire; bien conscient que malgré son accoutrement, il portait do maquillage sous son masque et un piercing féminin; les excentriques ne sont pas si rares, dans cette ville. Il fallait essayer de ne pas fuir, pour une fois bien qu'il ignorait combien de temps il parviendrait à rester ici sans avoir envie de prendre les jambes à son cou.

"Quelqu'un veut danser?"


Encore une question qui lui sembla stupide, mais il avait besoin de bouger ou de recevoir un non, un refus pour se rappeler qu'il devait rester pessimiste quant à ses rapports avec les autres; un brin de masochisme social, peut-être et surtout beaucoup de défaitisme. Au moins ne serait-il pas déçu, seulement surpris s'il on acceptait son offre. Autrement cela ne ferait que confirmer qu'il n'aurait pas du venir.

© EKKINOX
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MessageMar 11 Fév - 15:10



Alors qu’il venait de s’adresser à sa belle Cambria quand une autre jeune femme le fit aussitôt ou plutôt presque en même temps complimentant sa robe et annonçant que la soirée était bien organisée, apparemment c’était un sentiment commun semblait-il, certains s’amusaient, d’autres buvaient et ils en avaient entendu certains dirent que la fête était réussie et fort agréable, beaucoup pensaient à un coup de publicité. Cambria se posa la question de quel genre de marque avait organisé cela.

- Je vous avouais jolie demoiselle, que je me fais la même réflexion. C’est une superbe fête mais je m’interrogeais sur l’organisateur de la fête et de ses raisons.

Il observa sa meilleure amie bégayer, devant sa présence, il était certain qu’elle ne l’avait pas reconnue, il était certain qu’elle se serait rapprochée de lui et n’aurait eu aucun défaut d’élocution. Un petit sourire se fit sur les lèvres du jeune homme, un sourire éblouissant que le Dale original n’aurait su avoir. L’homme timide aimait soudainement ce déguisement qui cachait l’être disgracieux qu’il fût.

- J’avais eu cru entendre. Tout comme j’ai entendu vos compliments sur vos robes et je les trouve toutes les deux aussi magnifiques chacune reflétant sûrement un peu de vous.

L’informaticien pris une boisson sur le bar et trempa ses lèvres dans le cocktail qui était de couleur orangée, il trouvait que ce dernier était sucré, un peu comme du rhum avec beaucoup de sirop multi-fruit et encore deux trois autres goûts qu’il ne reconnaissait pas, mais ce n’était pas son intérêt premier, il redressa la tête vers les deux jeunes femmes quand une personne, un homme semblait-il, assez fin, presque plus maigre et fin que lui s’approcha d’eau, le nouvel inconnu avait un masque de paon, il complimenta une couleur de robe mais le trentenaire n’avait aucune idée à quelle jeune femme s’adressait le compliment et ce n’était pas à lui de répondre à cette phrase étant en costume. Il ne pensait pas que le nouveau pouvait parler de son costume ou de son masque car il était dans les couleurs sombres et classiques pour une soirée assez chic. Il observa quelques instants celui qui venait de proposer de danser, il posa sa main sur la jeune brune qui était l’élue de son cœur et avec un grand sourire il ajouta en la regardant le plus possible dans les yeux.

- C’est exactement ce que j’allais proposer, essentiellement à vous jeune demoiselle mais vous je vous invite à vous joindre à nous, ce serait avec beaucoup de plaisir. Votre compagnie me semble des plus agréables.

Le langage semblait presque celui d’un autre temps ou d’une personne qui venait d’un milieu plus qu’aisé au vu du langage que certains qualifieraient d’élevé. C’était le rôle que notre puceau s’était donné, il avait moins peur d’agir de la sorte, de flatter les personnes et surtout sa douce et belle amie afin de se faire de nouveaux amis. Il espérait secrètement, et n’osait trop l’avouer que celle qui hantait ses pensées, allait être séduite, finirais par le reconnaître, derrière son costume mais aussi qu’il serait bien mieux que l’abruti qu’elle s’était choisi comme mari.
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MessageDim 16 Fév - 17:49

You make me feel like monster...
Qu'est-ce qui lui avait pris d'envoyer ce texto débile à Reese ?! Il l'avait regretté au moment où son doigt avait appuyé sur "envoyer", mais il était trop tard. Et comme il s'y était attendu, la discussion avait vite tournée court, après s'être savamment envenimée. Il leur était impossible, à l'un comme à l'autre, de parler calmement, d'échanger en adultes, et de reconnaître la légitimité de l'un et de l'autre. Non. Ce serait trop douloureux. Trop douloureux d'admettre la si simple vérité.

Pourquoi aussi, avait-il fallu qu'il reçoive cette stupide invitation qui l'avait fait se sentir plus seul que jamais dans sa minable petite vie pas si tranquille ? Il avait directement jeté les chocolats, et fourré la lettre dans son portefeuilles. Les mots de Reese ne cessaient de tourner dans son esprit, longtemps après que la discussion soit rompue : "Tu es seul à crever, c'est tout. Dégonflé". Et c'était là tout le problème. Il n'avait personne dans sa vie. Il n'avait jamais connu sa mère. Son père préférait son taf, il n'avait pas de frère ni de soeur et il était amoureux du seul ami qu'il avait jamais eu. Si Charly avait été là, peut-être aurait-il eu le cran de l'inviter et ils se seraient éclater, juste entre potes, à se foutre de la petite gueule des couples trop heureux, trop naïf.

Parce que l'amour ça n'existe pas, ce n'est que pour les minables et les ringards. Nous, on est au-dessus de ça, pas vrai Charly ?...

Finalement, William avait décidé de se rendre à cette petite sauterie minable et même si Reese y était, il y aurait tellement de monde qu'ils auraient peu de chance de se croiser. Ça ne l'empêcherait pas de draguer une ou deux minettes et qui sait, peut-être un ou deux mecs. Derrière le masque, il pourrait tout se permettre.

C'est de l'arrière d'une limousine noire de Papa que William s'extirpa, la soirée déjà commencée. Après avoir timidement remercié le chauffeur qui rentrait à la demeure Woodsborrow, le jeune homme s'avança, les mains dans les poches de son pantalon noir à pinces. Il portait un costume italien taillé sur mesure entièrement noir, et portait un masque lui couvrant la moitié du visage, intégralement noir également, et cette allure sombre contrastait étrangement avec son look habituel, le blond de ses cheveux et le bleu de ses yeux. Il espérait qu'ainsi personne ne le reconnaisse.

Lentement, tout en observant les danseurs et les couples il s'avança vers le buffet pour y prendre une coupe de champagne. Il entendit des voix à côté de lui et s'incrusta sans vergogne à côté de la personne aux cheveux roses. C'était peut-être une femme, peut-être un homme, peut-être même qu'il s'agissait de Reese mais il s'en fichait. Il but son verre de champagne d'une seul traite, comme pour se donner du courage, parce qu'il lui en fallait et répondit à la demande du masque aux plumes de paon.

- Puisque ces messieurs dames semblent déjà avoir leur partenaire, pourquoi ne pas danser ensemble ?

Et sans attendre l'assentiment de l'être androgyne, lui empoigna une main et l'emmena avec lui à la suite des autres, le collant bien trop près de lui, au risque de le démasquer, ou de se faire démasquer. Étrangement, William se fichait de savoir si c'était Reese ou pas. Tout ce qu'il voulait, c'était un corps contre le sien, danser, se souler.

Et oublier...
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MessageVen 21 Fév - 7:59
More & More.
Un masque pour oublier


Trop de monde, autours d'elle. Trop de visages masqués, inconnus, effrayants.
Cambria était timide, comme le petit oiseau, facilement effarouchée. Trinidad n'était pas là et elle avait peur. Tout bêtement, comme une enfant perdue au milieu des loups.
Et ce jeune homme aux cheveux roses qui venait d'arriver la mettait mal à l'aise, parce que cela faisait encore plus de monde, d'autant plus quand un autre homme s'invita.
Derrière son masque à plumes, l'oiseau ferma un instant les yeux. Son cœur battait la chamade. Elle aurait dû rester chez elle, elle aurait dû aller chez son mari, même s'il l'aurait chassée. Que Frederick préfère la solitude à celle qui avait causé la mort de son Daemon, elle pouvait le comprendre.

Elle prit un peu plus de son verre de jus de fruit, avec l'impression que ses joues chauffaient définitivement trop sous le masque. Elle jeta à l'homme aux cheveux roses un regard indécis, alors que venait l'idée de danser. Elle aurait plus naturellement dansé avec la première jeune femme - Ayleh qu'elle ne reconnaissait même pas - mais c'était en partie parce que Trinidad était homosexuelle qu'elle-même était à l'aise avec les femmes et au contraire gênée par les hommes. Et puis le nouveau venu semblait bien décidé à danser avec l'homme aux cheveux roses si maquillé sous son masque...

Elle était tout de même incapable de reconnaître Dale dans cet homme qui lui posa finalement une main sur le bras. Plus grand qu'elle, élégant, elle se demandait pourquoi est-ce qu'il tenait tant à danser avec elle et elle seule ? Elle fixa un instant la pointe de ses chaussures dans l'herbe froide. Si elle partait, la première jeune femme restait seule, vu que visiblement les deux autres zozios allaient aussi danser.
"Heu... Je... Désolée..." Ses yeux verts étaient sincères alors qu'elle jetait un furtif coup d’œil vers Ayleh. Elle s'en voulait tellement : elle n'avait pas envie de la planter là. Ce fâcheux défaut de vouloir toujours faire plaisir à tout le monde ! Ne pouvait-elle pas simplement profiter pour elle-même ? Après tout, personne ne la reconnaîtrait. Elle était persona incognita dans cette soirée. Eux aussi... Peut-être ne les reverrait-elle jamais. Frederick n'était pas derrière elle pour lui dispenser un lourd regard de reproche mais à son doigt, il y avait bien une alliance... Ho et puis zut !
L'oiseau replia ses ailes et se laissa tomber en chute libre. Que ne pouvait-elle pas rire et s'amuser comme tout le monde ? Comme Trinidad - dont elle était la timidité refoulée face au monde ?

"Allons danser." Fit-elle en prenant une grande gorgée de courage, déposant son verre pour prendre le poignet de Dale, l'attirant à sa suite un peu plus près de l'orchestre, où de nombreux couples dansaient enlacés, le pas décidé et l’œil allumé d'une lueur décidée... Avant de se rendre compte qu'elle se faisait plus meneuse que suiveuse et de se dégonfler un peu en lâchant le poignet de l'homme, toute rouge, pivotant sur ses talons pour lui faire face. Elle releva le museau, penaude.
"Excusez-moi..." Mais elle se sentait mieux, à présent seule juste avec lui et les autres couples dansant sans se soucier d'eux. Maladroite, elle se mordilla la lèvre inférieure, faisant filer son rouge à lèvre bon marché. Elle soupira finalement : "Vous êtes vraiment sûr que vous voulez danser avec moi ? Je suis horrible." Autours d'elle, des beautés gracieuses qui évoluaient en funambules, légère comme des ballerines. L'avantage était qu'elle savait bien danser : après tout Trinidad lui avait appris. Mais elle n'avait ni leur haute silhouette mince de mannequin, ni les cheveux lisses et scintillants. Les siens tombaient en mèches déjà désordonnées. Elle se faisait l'effet d'une tourte à côté de tous ces gens.
"Mais c'est gentil de m'inviter." Elle risqua un sourire, un peu de rouge-à-lèvres sur la dent.
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MessageJeu 27 Fév - 22:56


L’espace d’un instant, il crut que la belle Cambria allait refuser sa proposition. Mais elle accepta pour le plus grand plaisir du jeune homme. Elle sembla soudainement incertaine. Elle lui dit qu’elle était pourtant laide. Soudainement, il pouvait comprendre ce qu’on ressentait quand il se diminuait. C’était agaçant. Jamais, il n’avait connu plus belle fille que celle qui était sa meilleure amie. Il la remercia de l’avoir invité. Il voulut lui demander pourquoi, elle agissait ainsi mais il n’en fit rien, il répondit par un de ses plus beaux sourires.

- Je suis certain de vouloir danser avec vous. Pour ma part, vous êtes une des plus jolies filles que j’ai eu l’occasion rencontrée. Vous n’imaginez pas quel plaisir j’éprouve à pouvoir avoir une danse avec vous. Votre robe est absolument splendide et légère. Et je suis certaine que derrière ce masque se cache une jeune femme des plus plaisantes à voir. Dommage que nous ne puissions le découvrir.

Faire comme s’il ne connaissait pas la brune était grisant, tout autant que de se faire passer pour un autre homme, le genre qu’il n’était pas. Il se voulait assuré, séduisant, séducteur, attentionné et plaisant. Il se voulait l’opposé de celui qu’il était : le gars timide qui ne sait jamais où se mettre, qui n’ont aucun goût, ne sait pas s’habiller, fils à maman. Il pensait pouvoir dire que son pari était réussi. Dans un sens, le costume l’aidait à devenir cet autre homme, il lui allait si bien et lui donnait un air plus audacieux. Il se sentait mieux dans sa peau aussi, bizarre comme un costume pouvait parfois aider à faire le moine.

Il était heureux de se retrouver dans les bras de Cambria. Il aimait beaucoup ce moment. Il rêvait de ce moment depuis tellement de temps. Il commençait à se rendre compte qu’il pouvait avoir sa chance sous son déguisement. Il pourrait l’embrasser, elle ne saurait pas qu’il s’agissait de lui, sauf s’il se dévoilait, s’il lui avouait la vérité, s’il craquait espérant en avoir plus. Il ne pensait pas avoir plus un jour.

Il avait déjà imaginé de nombreuses fois que la jeune fille soit tombée amoureuse de lui. Qu’elle se serait fiancée, voire même mariée à lui, qu’ils avaient eu des enfants. Il aimait partir dans ce genre de rêve. Il laissa dériver ses pensées sur le fait qu’il pourrait avoir une chance de la conquérir alors qu’ils dansaient sur un slow. Il aimait sentir son corps contre le sien, juste ce doux contact, juste sentir sa présence contre lui, il n’imaginait pas autre chose. Il avait presque l’impression de voler alors que pour une des rares fois de sa vie, il guidait une danse.

- J’espère que je ne suis pas une catastrophe en danse. Je n’ai pas eu l’occasion d’avoir beaucoup de partenaire. Sans doute n’avais-je trouvé une jeune demoiselle qui me donne envie de danser.

Son naturel avait failli reprendre le dessus et puis il s’était rattrapé avec une phrase de drague qu’il trouvait un peu bidon. Enfin il y avait pire comme genre de phrase du genre « J’ai perdu mon numéro de téléphone pouvait vous me prêter le vôtre. » ou « Je crois que je me suis perdu, pourriez-vous m’indiquer le chemin vers votre cœur. » ou bien encore un tas d'autres phrase tout aussi stupide. Ce n’était pas la pire dans ce qu’il avait prononcé. Il espérait ne pas mettre la puce à l’oreille de la jeune femme, qu’elle ne comprendrait pas.

Il sentait son parfum de si prêt, oh cela lui arrivait assez souvent. Mais avec cette possibilité qu’il puisse tenter quelque chose sans ruiner leur amitié. Soudain, il aimait ce masque autant qu’un écran de PC, il se sentait presque protéger des autres, du stress qu’il ressentait lorsqu’il côtoyait un être humain. Oui, il aurait pu comparer le masque aux ordinateurs : personne ne nous voyait derrière un écran si on ne mettait pas la caméra et puis quelque part, on était loin, on pouvait mentir sur soi facilement. On pouvait se montrer moins timide et plus fort, on n'avait même plus facile pour parler, se livrer, dire de qui on est amoureux, qui on déteste, ce qu’on souhaite faire, … C’était exactement qu’il avait la sensation qu’il avait avec le masque.
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MessageJeu 13 Mar - 12:15
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Un masque pour oublier


Danser, l'espace d'un instant suspendu en funambule... Elle se laissait guider par la musique et les mouvements de son partenaire d'un soir. Comme il était étrange de se retrouver contre un inconnu. Curieusement, cependant, le parfum était étranger familier mais le Daemon ne pouvait faire le lien entre son meilleur ami et ce bel inconnu masqué. Cambria avait l'innocence des Daemons, elle ne voyait pas les regards en coins, les sous entendus. Son meilleur ami était son confident adoré, son refuge, son oreille masculine. Comment aurait-elle pu imaginer qu'il puisse chercher d'elle beaucoup plus qu'une simple amitié ?
Dans les bras de cet homme masqué, elle se laissait guider, doucement, sa poitrine contre la sienne, plus petite que beaucoup de monde, sa robe froufroutant doucement dans son sillage. Elle savait danser, franchement bien même - elle était le Daemon de Trinidad après tout.
Lorsqu'il la complimentait, Cambria se sentait rougir sous son masque; C'était gentil bien qu'elle n'en croyait pas un mot, pétrie de ses complexes, mais elle n'insista pas et souffla simplement un "merci" bien fade après tant de compliments mais ne sachant qu'en dire d'autre.

Les lumières tamisées de la clairière, la musique enchanteresse et le punch qu'elle avait bu par erreur, tout cela contribuait à lui tourner un peu la tête, comme si elle assistait soudain à la scène de très loin, comme si cette fille qui dansait avec un inconnu n'était pas vraiment elle, comme si elle pouvait vraiment tout faire, tout dire, sans crainte du ridicule, du jugement des autres et de leurs regards inquisiteurs. Le corps masculin contre le sien dégageait une chaleur agréable, la protégeant un peu du froid. Elle se sentait tellement étrangement bien qu'elle ferma un instant les paupières, sa joue appuyée contre le torse rassurant. Ce soir, elle voulait juste oublier qu'elle était bien malheureuse en amour. Elle voulait juste ne plus être Cambria, petite fleuriste, Daemon, mariée et enceinte d'un homme qui ne l'aimait pas.

Dale la guidait aussi dans ses gestes et elle ne sortit de sa bulle qu'aux mots maladroits de son cavalier. Levant ses yeux verts, elle l'observa un instant, un peu surprise. Il avait eu l'air si sûr de lui en l'invitant qu'elle ne pensait pas qu'il puisse ne pas avoir eu souvent de cavalières. Elle lui offrit un sourire doux, naïve mais pas crédule, comme si elle voulait dire qu'elle ne le croyait pas vraiment mais qu'elle s'en fichait un peu. Ce soir, rien ne comptait. Elle se sentait juste bien, flottante comme une bulle de savon. Dans son regard brun, elle avait l'illusion un instant de compter pour quelqu'un, de ne pas être toute seule, loin de son homme à elle.

Elle cala de nouveau sa tête contre lui et murmura tout bas "Dansons encore un peu, s'il vous plait... Dansons toute la nuit s'il le faut..."
Elle voulait juste se sentir importante, vivante, femme. Elle voulait exister, transposant son époux derrière ce masque. L'imaginant lui, la serrant et la chérissant. Si les masques ne pouvaient s'ôter, alors pourquoi ne pas simplement imaginer ce qu'elle voulait ? Pourquoi ne pas donner corps à ses rêves ?

Lorsque la musique se coupa un instant, le temps aux musiciens de changer de partition et morceau, elle resta contre lui, levant les yeux, s'humectant doucement les lèvres, suspendue dans une attente étrange, espérant qu'il ne partirait pas, qu'il ne la laisserait pas toute seule. S'il était Frederick, parce qu'il pouvait être n'importe qui, alors qu'il la serre encore et qu'elle oublie encore le temps dans ses bras.
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MessageSam 22 Mar - 18:34


Dale se laissait guider par ses sentiments, pour la danse, comme pour cet instant. Il en profitait avec tendresse, quelque chose au fond de lui, lui disait qu’elle ignorait encore qui il était mais une voix peureuse lui disait qu’elle savait, qu’elle se doutait de qui il pouvait-être. Il s’efforça de chasser cette idée de l’esprit, il verrait bien et pour l’instant, il devait se contenter de profiter de l’instant présent, de sa chaleur contre lui, de sa confiance en lui, de cet étrange sentiment qui se faisait sentir en lui. Peut-être même aurait-il l’occasion de poser ses lèvres sur les siennes, de goûter sa bouche, de voir si cette sensation était comme celle qu’il rêvait depuis tout ce temps.

Lorsqu’il entendit son merci dans un souffle, il sut qu’il l’avait touchée. Un petit sourire se dessina sur son visage et il continua de tournoyer évitant la foule, ne voyant qu’eux en ce moment, n’entendant que la musique, plus rien d’autre n’existait autour d’eux pour lui. Il ferma un instant les yeux pour graver cette scène dans sa mémoire. Il ne voulait jamais l’oublier c’était un moment si merveilleux, cette tendresse, cette douceur de la part de celle qui était son plus beaux sourire. Il n’osait en faire plus en demander la tout de suite, il voulait profiter de cette soirée avec beaucoup de tendresse.

Il faisait sombre, la musique de slow résonnait dans les airs, une voix de femme, une douceur sans nom, un peu de punch et la magie était plus que présente. À cet instant précis, à ce moment, il ne craignait pas le regard des autres, il n’était plus qu’un homme qui aimait une femme, qui passait un moment merveilleux. Il n’était plus Dale, elle n’était plus Cambria enfin plus comme ceux que l’on connaissait, ils étaient un couple magique qui tournoyait, sa robe laissant comme une trace de son passage qui pourrait paraître irréel. Voilà ce qui se passait dans les pensées du jeune homme, il n’avait plus l’impression d’être lui-même dans son corps, il avait juste l’impression d’observer cette scène magnifique avec toutes les sensations. Il n’avait pas de mot pour décrire l’émotion qui le parcourait, les sentiments qui le prenaient, ses envies, il pouvait juste dire qu’il n’avait plus aucune crainte en cet instant.

Il la vit sourire et eut envie de laisser échapper un soupir de bien-être même s’il savait qu’il s’agissait d’un sourire qui disait qu’elle n’était pas dupe mais que ce n’était pas grave. Depuis combien de temps ne l’avait-il pas vu sourire de la sorte ? Il ne voulait pas se rappeler de tous ces moments ou il l’avait consolé. Il voulait juste voler ce moment au temps, au destin, à la vie, juste dérobé de la tendresse et du bonheur autant pour elle que pour lui. Il sentait, il voyait sur ce qui était montré de visage, sur ses muscles détendus, sur sa façon d’être cet instant de délices pour elle. La chanson baissait, tirant ainsi sur sa fin, son cœur commençait à devenir lourd mais soudain, elle prononça ce qui pouvait être pour lui les plus belles paroles qui lui avaient été d’entendre dans la réalité, de la part de la jeune nuit. Elle lui demandait de danser encore avec et s’il le faudrait toute la nuit en réponse, il eut le plus grand sourire qu’il n’avait jamais eu et prononça avec ces délicatesses, presque dans un murmure, près de son oreille, comme une confidence :

- Avec grand plaisir belle princesse. Je danserais avec vous toute la nuit et plus encore si vous me le demandez, vos désirs sont des ordres. Que ne ferais-je pas pour une aussi belle femme ? Je m’estime heureux et chanceux de me tenir à vos côtés et de danser avec vous.  Vous êtes une formidable danseuse et j’ai l’impression de voler.

Alors qu’il venait de terminer sa phrase, la musique se coupa, le temps au musicien de choisir un autre morceau romantique. Pendant ce court laps de temps, il se stoppa dans un geste léger, gracieux, qui lui semblait irréel, il enleva la main du creux de ses reins pour aller caresser son visage, du dos de sa main, passant du haut de sa pommette, près de son oreille jusqu’à ses lèvres si merveilleuse et poser un instant sa paume sur l’autre joue. Les sons d’une nouvelle mélodie s’élevèrent dans les airs, il enleva sa main avec beaucoup de délicatesse et recommença à l’entrainer dans une danse qui serait le seul univers.
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MessageDim 23 Mar - 13:08
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Un masque pour oublier


Elle resta un instant hésitante, les yeux plongés dans les siens. Ces yeux bruns avaient quelque chose de familier, derrière ce masque. Mais elle ne voulait pas penser qu'ils puisse se connaître. Elle préférait rêver à l'instant volé au temps et au quotidien. Elle se sentait mieux alors qu'ils dansaient, parce que la danse faisait partie de son essence et qu'elle avait toujours aimé cela. L'homme lui caressait la joue et elle ferma à demi les paupières, frissonnante, mais ce n'était pas le froid qui lui donnait la chair de poule. C'était ces caresses, cette main dans son dos, ce sourire et ces mots assurés. Il s'exprimait comme si nous étions encore au début du siècle et cela la fit sourire. Elle devina le masque jeté tant sur la façon de parler que sur le visage. Mais cela ne fit que la faire sourire. Pourquoi méritait-elle tant de compliments ? Elle n'était qu'une fille banale, pas spécialement canon, ni spécialement moche. Elle se sentait rougir, tout simplement parce qu'elle n'était pas la plus à l'aise avec les hommes et leur manière de la regarder.

Les danses se succédaient, elle avait l'impression de voler, glissant sur son petit nuage sans remarquer les autres gens où le temps qui passe. Elle se sentait simplement bien, lointaine, légère comme une petite bulle de savon, appréciant la musique, le calme de sa respiration contre sa joue. Elle ne voyait pas le temps passer, le monde pourrait s'écrouler, le mince cordon qui la reliait à la réalité s'était brisé depuis longtemps et elle allait à la dérive, seulement soutenue par les bras de l'homme masqué.

Finalement, il y eu de nouveau une pause entre deux musiques et elle s'arrêta un instant de danser pour le regarder intensément, son cœur étranglé d'un sentiment diffus. Comme elle aurait aimé qu'il soit Frederick... Mais il était son chevalier servant d'un soir. Il était si gentil avec elle. Un peu ivre, plus que de danse et d'émotion que d'alcool, elle sentit quelque chose dans son ventre la faire chavirer et elle tressaillit, se raccrochant à son partenaire pour ne pas tomber, lui lançant un regard éperdu. Une nuée de papillon s'enola au creux de son ventre alors qu'il la soutenait, alors qu'elle prenait une conscience accrue de sa chaleur, de sa matérialité profonde.
Alors, avant d'avoir pu seulement se raisonner, avant d'avoir pu contenir plus longtemps l'envie trouble, elle avança son visage à sa rencontre. Leurs lèvres se frôlèrent alors et elle étouffa un soupir contre cette bouche inconnu, un hoquet entre la surprise de son propre geste et un désir étrange né de ce besoin de tendresse masculine qu'elle ne s'expliquait pas.
Les bras passés autours de son cou, elle resta contre ces lèvres, maladroite, car les baisers reçus et donnés avaient été rares dans sa vie, et que celui-ci n'avait rien à voir avec ceux qu'elle échangeait avec Trinidad. Des baisers d'amies n'avaient rien à voir avec ce baiser d'amants, comme ceux qu'elle avait un jour reçu de Frederick mais qu'elle n'avait plu eu depuis longtemps.

Le baiser, d'abord sage, se fit profond, demandeur, et la jeune fille se sentit un peu plus troublée encore. Ces mains sur elle, ces lèvres qui répondaient au siennes... Le goût salé dans sa bouche lui indiquait qu'elle pleurait sans même vraiment s'en rendre compte. Elle pleurait sans savoir pourquoi, sur l'impression diffuse qui naissait en elle, sur l'envie qu'il la serre encore plus fort et l'envie d'appartenir un jour à l'homme quel aimait, d'être aimée en retour, elle qui débordait d'amour.
Ce fut un long baiser, presque sans fin. Un baiser d'une douceur incongrue, à la fois donné et volé. Il lui fallait pourtant rompre ce moment étrange, ce besoin la glaçant d'effroi. Elle se dégagea plus brusquement qu'elle ne l'aurait voulu, pleurant sous le masque et elle balbutia : "Je suis vraiment désolée.... Vraiment désolée..."

Sans attendre de réponse, elle s'en fut, traversant la foule de danseurs, aveuglée par ses larmes, par son sentiment de culpabilité. Elle pleurait de son geste, elle pleurait parce qu'elle aurait voulu que l'homme aimé répondre à ses sentiments. Elle pleurait de tout son cœur alors qu'elle fuyait les lieux, prenant finalement la forme du rouge gorge, s'envolant à tire-d'ailes, loin très loin du parc. Un oiseau verse-t-il des larmes ? Celui-là l'aurait pu. Elle rentra chez elle, auprès de Trinidad, pour oublier dans sa chaleur sa propre bêtise et son propre sentiment de manque...


[Clos pour moi, j'espère que ça t'a plu ♥ On se fera le rp suivant avec plaisir !]
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MessageJeu 3 Avr - 22:19


Cette musique le transportait, il avait l’impression qu’elle faisait la même chose pour sa belle cavalière, il aimait la sensation qui le transportait, cette douceur, ce moment si intime sans pour qu’autant se soit plus adulte, juste ce contact, l’impression de partager quelque chose d’exceptionnel.  Il priait tout ce qu’il avait pour que jamais rien ne s’arrête pour toujours entendre la musique, pour qu’elle ne cesse pas, que cela dure toute la nuit. Il avait en lui ce sentiment de bonheur, de plénitude, un sentiment qu’il n’aurais su décrire, juste se perdre dans ses yeux, oublié tout ce qui l’entourait. Il aimait cette tendresse, cette douceur, et juste oublié qui ils étaient, oublié leur situation, oublié sa douleur, oublié ce qu’il ne pouvait pas faire, oublié ce qu’il ne devait pas faire, tout ce qu’il fallait qu’il retienne pour ne pas faire de bêtise, tout ce qui faisait d’elle Cambria et de lui Dale et simplement être deux amoureux qui s’aimaient passionnément, être deux êtres qui voulaient juste la présence de l’autre et autour desquelles le monde n’existait pas.

Il la senti tressaillir et la resserrant dans ses bras pour l’empêcher de tomber, il la senti s’accrocher à lui. Son regard se perdit alors dans le sien, il semblait chercher une réponse à une question qu’il ne posait pas, il avait l’air de tenter de savoir ce qu’il pouvait faire avec elle, ce qu’il ne pouvait pas faire. Doucement, il ne sut s’empêcher se rapprocha sa tête de celle de Cambria, à cet instant plus que jamais, il désirait ses lèvres. Il se produit, une chose que jamais, il n’aurait imaginé que cela arrive : elle franchit l’espace qui les séparait.
Ce contact ! C’était si merveilleux, son petit soupir, une douceur sucrée, les bras autour de son coup, comme pour ne pas partir, pour se tenir, la sensation était si grisante, magnifique, si douce… Oh comment pouvait-il décrire cette sensation ? Il ne le saurait, il ne sut un instant que faire de ses mains et finalement, il les posa sur les hanches de la belle, le passa en douceur, comme lors d’une caresse dans le creux de ses reins, comme pour mieux la maintenir. Ce baiser si chaste si pur, devint un peu plus passionnel et Dale du reconnaître qu’il ne dirigeait rien mais que c’était si bon. Il voulait juste continuer se baiser jusqu’à l’infini mais toute bonne chose avait une fin.

Doucement, un étrange goût salé taquina ses papilles, elle pleurait, pourquoi ? Parce que c’était ce genre d’attention qu’elle avait tant espéré qu’elle recevait enfin ? Parce qu’elle se disait qu’elle faisait une bêtise ? Pourquoi ? Il avait des tas d’idée, toutes se rapportant à son mari, qu’il détestait de plus en plus. Il ne voulait pas ouvrir les yeux pour voir le regard qu’elle avait, il avait trop peur de ce qu’il pourrait y voir, il voulait que se baiser passionné continue, il voulait l’aimer comme elle l’aspirait tant. Et il devait se l’avouer, égoïstement, il voulait continuer parce que ce baiser dépassait ses rêves les plus fou, parce que c’était le meilleur baiser de toute sa vie et en l’occurrence, le seul qu’il rendait. Toutes ces sensations faisaient que c’était ce qu’il connaissait de mieux, que c’était plus que ce qu’il n’avait jamais rêver, imaginer, penser, espérer, …

Puis soudain, tout cessa, soudain, la douche froide, elle le repoussa, presque brutalement. Dale qui la connaissait bien compris sa panique, il s’en voulu. Elle s’excusa, il se demandait bien de quoi, mais il n’eu pas le temps de lui demander plus d’explication car la jeune demoiselle était en train de s’enfuir à travers la foule des danseurs. Il couru après elle, enfin dans la possibilité de ses moyens, et puis elle s’envola alors qu’il avait eu l’impression qu’il allait pouvoir la toucher, sa main resta dans les air en suspend, son regard un peu en l’air là ou elle se trouvait lors de son envol, et prononça le nom de sa bien aimer d’une voix lourde, emplie de tristesse, comme si elle pouvait l’entendre, comme si elle allait revenir… Même s’il n’y croyait pas, c’était plutôt symbolique, c’était pour « exorciser » ce qu’il ressentait mais en vin. Comment pouvait-il l’avoir laisser partir ? Pourquoi il l’avait embrassée ? Pourquoi tout était-il si compliqué ?

Il passa la tête et se traina vers le bar le plus prêt qu’il puisse trouver. Il prit un verre, il ne devait pas en boire trop, il se promit que jamais sa Cambria ne devait savoir ce qui s’était déroulé ce soir là. Cela briserait tout ce qui existait entre eux. C’était déjà si peu, si fragile, selon lui, alors pourquoi tout risquer ? Cambria s’en voudrait, lui en voudrait. Refuserais de le voir, il ne l’avait pas repoussé, il en avait bien trop envie ce soir là. Comment pourrait-il la supporter loin de lui ? Surtout après ça ? Et ce qu’il aurait soit disant fait ? Une soirée plateau TV parce que  « la Saint Valentin seul,  tu sais »…

HS : Pour moi aussi le sujet est clos. Il m’a beaucoup plus ! alien J’espère qu’il en était de même pour toi.
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